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Frère sommeil, film de Joseph Vilsmaier

Frère sommeil, film de Joseph Vilsmaier

http://natureculture.org/wiki/images/f/f1/WEB_E58538.jpg

Frère sommeil, film de Joseph Vilsmaier

(Allemagne, 1995, 127mn, VM), WDR, réalisateur: Joseph Vilsmaier.

Ce drame hautement poétique peut être considéré comme une fresque du cinéma allemand a été récompensé par de nombreux prix allemands et autrichiens. Il a également été nominé pour les Golden Globe dans la catégorie meilleur film étranger.

 


 

Synopsis

Dans un village isolé et pauvre des Alpes, au début du XIXe siècle, vit un jeune surdoué de la musique.

Le talent d'Elias est inouï et lui vaut d'être considéré comme un marginal par les habitants du village. Il voue un amour sans borne pour une jeune fille de son village qui va le conduire à prendre une décision tragique...

Depuis sa naissance, Elias Alder mène une vie différente de celle des autres. Les habitants du village évitent ce petit garçon qu'ils trouvent étrange. Elias possède en effet une sensibilité musicale hors du commun qui le condamne à vivre en marge de la communauté villageoise. La nuit, il entre par effraction dans l'église : là, il peut se vouer à sa passion et jouer de l'orgue. Lors de ces sorties nocturnes, il est accompagné par Peter, son unique ami, qui lui voue une grande admiration. Elias, de son côté, n'a d'yeux que pour Elsbeth, la soeur de Peter. Mais celle-ci est promise à Lukas, le fils d'un paysan du village. Peter a des sentiments complexes envers Elias. L'équilibre entre la convoitise et la jalousie qu'il ressent à son égard est fragile. Un jour, tout s'effondre : il enferme sa soeur dans sa chambre et met le feu à la maison. L'incendie s'étend à tout le village...

Un jour, un inspecteur des orgues vient dans le hameau et découvre l'orgue et le génie d'Elias. Il l'emmène à la ville de Feldberg pour le faire jouer dans la cathédrale où il étonne par une improvisation sur un choral de J.-S. Bach.

Il retourne avec Peter à Eschberg où il meurt d'une intoxication due à l'ingestion de belladone qu'il se prépare pour ne plus dormir (dans le film on le voit écraser sur une pierre une amanite tue-mouches).

Les mots « Schlafes Bruder » sont la fin du titre d'un choral de Jean-Sébastien Bach « Kömm, o Tod, du Schlafes Bruder » (« Viens à moi, Mort, toi la sœur du sommeil ») extrait de la cantate Ich will den Kreuzstab gerne tragen (Je porterai volontiers la Croix).

Pour comprendre le sens véritable, il faut penser qu'en allemand, la mort est du genre masculin (der Tod). Pour bien le traduire il faudrait donc dire « mort, frère du sommeil ».

Hypocrisie religieuse

Film hautement poétique, Frère sommeil est adapté du roman de l'écrivain autrichien Robert Schneider. Joseph Vilsmaier parvient à merveille à nous plonger dans l'univers clos de ce petit village retiré des Alpes, dominé par l'hypocrisie de la morale religieuse. Les scènes où Elias découvre la musique sont saisissantes, la bande originale renforce l'atmosphère inquiétante.

 

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