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Festival de la musique et la chanson oranaise 2011

Festival de la musique et la chanson oranaise 2011

Sous le parrainage de Mme la ministre de la Culture et du wali d’Oran, la quatrième édition du festival de la musique et la chanson oranaise a égrené, hier soir, ses premières notes musicales au théâtre de verdure Chakroun-Hasni. Ce festival va durer une semaine. Il prend, en quelque sorte, la relève d’une série de manifestations qui ont eu lieu dans cette ville dans la foulée des festivités du 49e anniversaire de la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse organisées par l’office communal des arts et de la culture.

Au programme : Zahouania, Mazouzi, Cheb Reda… Environ, une  douzaine d’artistes  par soirée.

Cependant, contrairement aux soirées précédentes où les reprises, les chansons libres ont quelque peu figuré dans les prestations de la quasi-totalité des artistes, l’édition de la chanson oranaise poursuit un objectif qui se situe au-delà de la consommation d’une soirée pour viser la renaissance d’un  patrimoine «local». Un patrimoine dont les racines plongent dans la poésie courtoise du Melhoun  et sa subtilité  bédouine qui, au contact de la cité et l’urbanité, va réussir un mariage avec le rai originel et enfanter une nouvelle sonorité : l’Oranais.
C’est ce genre qui est pisté par les organisateurs non seulement pour le «protéger» mais lui donner une seconde jeunesse  en offrant  la chance à de jeunes talents d’émerger et de pérenniser un genre  menacé d’obsolescence.
Cette quatrième édition rendra un hommage à deux grandes figures de la chanson oranaise disparues : Wafia Belarbi, chanteuse et comédienne, (membre de la troupe du FLN durant la guerre de Libération nationale) et Ali Kahlaoui, célèbre pour ses chansons humoristiques. Pour rappel  les éditions précédentes ont honorées, dans l’ordre de la tenue du festival : Ahmed Wahbi et  Blaoui el Houari, Benzerga et Ahmed Saber, Saim Hadj et Hadjira Dali.
Présent à l’ouest dans le cadre des festivités de «Tlemcen, capitale de la culture islamique», un ballet indien a été intégré à ce festival et sera, à ce titre, l’invité d’honneur du festival au même titre que l’ancien champion de boxe, Houari Godih, natif d’Oran qui réside aux Etats-Unis.
Comme on l’a noté, il s’agit d’un festival qui entend pérenniser un genre, aussi un concours présidé par un jury va chaque soir noter la prestation, l’originalité et la créativité de trois jeunes artistes. La délocalisation du festival de raï à Sidi Bel-Abbès n’est pas venue à bout du tempérament oranais qui entend institutionnaliser le festival de la musique oranaise au-delà des frontières «culturelles» de l’ouest pour en faire un événement international. Un dossier aurait été déposé sur le bureau de la ministre de la Culture par la commissaire du festival, Mme Rabea Moussaoui.  

 
M. Koursi