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Existe-t-il une culture gay ?

Existe-t-il une culture gay ?

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Une chorégraphie de Yanis Marshall très folle et très joyeuse sur les Spice Girls

 

La culture représente une valeur économique et sociale

À une époque où la notion de culture gay continue à faire de nombreux débats et est souvent remise en cause, aussi bien au sein de la communauté homosexuelle qu’en dehors de celle-ci, il est étonnant de constater que celle-ci ait été reconnue par une des plus importantes et plus conservatrices autorités morales au monde…En effet, c’est le Vatican qui a reconnu explicitement l’existence d’une telle culture en indiquant que l’Église ne peut admettre au séminaire et aux ordres sacrés ceux qui pratiquent l’homosexualité pas plus que ceux qui soutiennent la culture dite gay.

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Les homosexuels qui produisent des actes culturels sont-ils pour autant des hommes ou de femmes de culture gay ? La culture peut-elle dans ce cas exclusivement s'épanouir dans un ghetto ? Peut-on par ailleurs appeler ghetto, des zone où cette culture est pratiquée (dans le sens américain du mot ghetto où le terme est né, abandon de l'investissement des autorités publiques,...) ou dans toutes les situation au niveau sociologique ? --Mario Scolas 13 mai 2012 à 11:03 (CEST)

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Le mâle débarque au Musée d'Orsay - du 24 septembre 2013 au 2 janvier 2014

 

Existe-t-il à proprement parler une "culture gay" dans notre société actuelle ? La communauté gay, ne fait-elle pas qu'emprunter et s'approprier une culture déjà existante ? Mode vestimentairelittérature...sont aux goûts du jour... mais est-ce suffisant pour parler de "culture gay" ?

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Les mouvements underground gay se distinguent d'une part par une volonté d'être tenu à l'écart des médias de masse mais également des conventions hétérosexuelles. Les protagonistes tiennent à rester dans l'ombre (se développe parfois un certain élitisme gay, chacun voulant rester en compagnie d'autres gens partageant les mêmes passions sans que ces dernières ne soient galvaudées par un effet de mode), hors de la vision du grand public, gay ou non, dans le but avoué de conserver leur « identité culturelle gay » héritée des origines, et d'autre part par des valeurs véhiculées souvent considérées comme n'étant pas politiquement correctes, voire subversives, et toujours dans une optique gay.

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Sujet à de nombreux stéréotypes et appréciations péjoratives dus à la méconnaissance qu'en ont certains hétérosexuels extérieurs ou à une volonté de faire du sensationnalisme, ce genre de mouvement culturel, souvent extrême sur certains points (idéaux, codes vestimentaires, formes d'arts, culture du gay...), peine à garder son identité originelle sur le long terme à cause de son anti-conformisme au sein d'une société qui accepte difficilement ce genre de bouleversement culturel. D'où cet esprit de révolte, que fait passer le terme : une résistance face au monopole de la culture uniforme ou hétérosexuelle.

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Les idéaux et principes d'un mouvement underground gay sont souvent véhiculés par diverses mouvances artistiques : musique gay, peinture gay, littérature gay, cinéma gay...

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Happy Folsom Street Fair 2013 !

 

Certains pourraient penser que des parcelles culturelles gay, hier considérées comme underground gay et affectionnées par une quantité restreinte d'individus, se retrouvent intégrées à un phénomène de mode revêtant d'un seul coup un caractère "commercial" (hérésie pour qui prône des valeurs « underground gay »), et qu'on pourrait assister à des joutes verbales (en général stériles) entre les « vrais » et les « faux ». Alors que l'underground gay reste quelques fois éphémère, car certaines mouvances sont récupérées par des circuits de masses, y trouvant un potentiel lucratif.

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Symbole de cette culture: le drapeau arc en ciel

 

Le mot est donc à utiliser avec précaution car il peut être paradoxalement utilisé comme un argument marketing.

Certes une marginalisation ne suffit pas à établir une « culture » mais

  • une sensibilité ;
  • des codes de langage et d’attitude développés pendant les années de clandestinité, de marginalisation et de répression ;
  • une pratique de la transgression ;
  • une appropriation (voire un détournement) d’oeuvres et d’artistes identitaires ;
  • un humour particulier et communautaire ;
  • une production culturelle et artistique, qui accompagne le militantisme ;
  • un sens de la provocation ;
  • une habitude de l’autodérision ;
  • une réappropriation de l’insulte ;
  • des pratiques et des inventions sexuelles ;
  • des particularités affectives ;

 

Musique et culture gay

 

Le Homo-hop, le rap identitaire gay

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Desi Slava & Azis - Kazvash che me obichash (chalga; manele)

Culture gay au cinéma

 

Garçon sensible, fêtard bodybuildé, pirate urbain, bobo bi, nana lambda, voisin-voisine, anonyme... Depuis dix ans, le cinéma regarde enfin les gays comme ils sont. L'homo de service a servi, il n'est plus, merci. Et lorsque, sur les écrans, il rencontre son double, tout le monde s'y retrouve. Extrait du Ciel de Paris, de Michel Bena (1992). Marc peine à se déclarer à Lucien : «Mais je suis pédé, tu comprends ? - C'est tout ?» Plus récemment, une scène de Grande École, de Robert Salis (2004), où Mécir coince Paul : «Homo, hétéro, tout ça c'est fini, ça n'a plus d'importance, c'est seulement parce que c'est toi.» Le gay est présent, visible, vivant. C'est un avocat mené par son désir (La Confusion des genres), une cadre sup qui plaque tout pour une effrontée (Un homme, un vrai), un patron (Embrassez qui vous voudrez), un banquier (Pédale douce), un prolo (Beautiful Thing)...

  • 1964 Les amitiés particulières, Jean Delannoy
  • 1969 Théorème Pier, Paolo Pasolini
  • 1971 Mort à Venise Luchino, Visconti
  • 1974 Le droit du plus fort, Rainer Werner Fassbinder
  • 1978 La cage aux folles, Edouard Molinaro
  • 1981 La confusion des sentiments, Etienne Périer
  • 1983 L’homme blessé, Patrice Chéreau
  • 1986 My beautiful Laundrette, Stephen Frears
  • 1986 Tenue de soirée, Bertrand Blier
  • 1988 La loi du désir, Pedro Almodovar
  • 1992 My own private, Idaho Gus Van Sant
  • 1992 Les nuits fauves, Cyril Collard
  • 1994 Philadelphia, Jonathan Demme
  • 1994 Les roseaux sauvages André Téchiné
  • 1995 Gazon maudit, Josiane Balasko
  • 1995 Priscilla, folle du désert, Stephen Elliott
  • 1996 Pédale douce, Gabriel Aghion
  • 1996 Beautiful thing, Hettie MacDonald
  • 1998 L’homme est une femme comme les autres, Jean-Jacques Zilbermann
  • 2000 Presque rien, Sébastien Lifshitz
  • 2000 Boys Don’t Cry, Kimberly Peirce
  • 2000 La confusion des sentiments, Ilan Duran Cohen
  • 2004 Monster, Patty Jenkins

Omar Borkan Al Gala t