Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LNO

LNO

Menu
Essaouira sacrifice du taureau lors du moussem des Hamadcha 2009

Essaouira sacrifice du taureau lors du moussem des Hamadcha 2009

Prières, chants, danses, musiques et sacrifice d'un taureau avec des délégations venues de Safi, Marrakech, Taroudant, Denmate, El Jadida...

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/8e/Fresque_Mithraeum_Marino.jpg

Le sacrifice du taureau - tauroctonie - est un des plus anciens rites du "croissant fertile", foyer des premiers agriculteurs au Moyen-Orient. Depuis les mythes iraniens jusqu'au culte de Mithra au début de notre ère, le sacrifice du taureau s'attache à tous les mythes de la fondation et du renouvellement du monde.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1a/MithraWeb.jpg

Statue de Mithra, Musées du Vatican

http://img.over-blog.com/688x368/1/50/59/42/Mohamed-el-fassi/dahir-de-haj-Driss-Amrani/haj-driss-amrani-a-essaouira.jpg

Hommage à Haj Driss Amrani Hamadcha de Fès

Le dispositif hamadcha est considéré comme un système thérapeutique. La thérapie est envisagée comme un ensemble structuré de procédés de réadaptation d'un homme qui est incapable de jouer son rôle.

Le groupe joue un rôle important dans le traitement. Il est composé da la famille, des amis, des voisins et des Hamadcha et offre aux patient sa sympathie, ses espoirs de guérison et se mobilise pour l'aider à guérir de ses troubles. Le patient joue un rôle dans son propre traitement, il aide à la préparation d'une cérémonie ou d'un pèlerinage et danse, entre en transe mais est parfois très passif. (source). Ceux qui ont une peine, la musique les fait revivre, leur esprit se régénère, ils oublient leur peine. Autrefois, grâce aux fêtes, aux danses et à la musique, les gens ne ressentaient pas les peines et les soucis. 

Au Maghreb la thérapie est essentiellement à base de musique, c'est-à-dire de musicothérapie, que ce soit dans les rites de possession d'origine africaine ou dans les confréries de l'extase.Si le malade est guéri, il ne devient pas nécessairement un adepte, mais un serviteur surnaturel de la confrérie. Chaque année au mois lunaire de Chaâbane qui précède le Ramadan où les djinns sont enchaînés, et où se déroule le grand moussem, le serviteur doit sacrifier soit un coq bleu, s'il est pauvre, soit un taureau noir, s'il est riche.

Le dernier jour du moussem l’offrande (al-ziyâra) un taureau (appelé « le cadeau du roi », al-hadiyya malakiyya). Le défilé de ce dernier jour tout à fait protocolaire. Le taureau est sacrifié dans la cour intérieure. avant de participer à l’extase. C’est avec cette soirée mystique que se termine le moussem. 

Après avoir franchi la porte sur la place du sacrifice et des danseurs sacrés, l'animal est encensé avec du benjoin (jaoui). Le public l'entoure et la musique continue. On fait tomber l'animal pour l'égorger, le public s'agite, la musique devient frénétique et les femmes sur la terrasse poussent des appels au Prophète et des youyous. C'est la première dbiha. La seconde aura lieu lorsque les taïfa invités seront là. Le moqaddem des Hamadcha (boucher de son état) aiguise son couteau en adressant un regard lointain vers le ciel. Il ordonne qu'on oriente la tête du taureau vers La Mecque. Puis, pieusement, d'un geste circulaire, il bénit l'assistance. En ce moment la musique parvient au sommet de la passion ; c'est le mode « daoui hali » (guéris-moi de ma transe), le moqaddem tranche la gorge du taureau. Lorsque les entrailles de l'animal sacrifié sont vidées la musique cesse brutalement. (source)

http://img.over-blog.com/300x208/1/50/59/42/Mohamed-el-fassi/dahir-de-haj-Driss-Amrani/mousam-sidi-ali--ban--hamdouch-haj-daridd-amranin-et-haj-al.jpg