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Environnement à Casablanca

Environnement à Casablanca

Est-il utile de le préciser ? Cette ville du Maroc est devenue une ville très polluée à tel point que Casablanca "la blanche" ne mérite plus du tout son nom. Cette pollution atteindrait selon la plupart des sources un seuil critique et la santé des habitants s'en retrouve parfois très sérieusement menacée. La ville blanche, surpeuplée, fleuron de l'économie du Maroc qu'on appelle déjà Casa Negra, serait-elle en passe de devenir une ville noire ? Pourtant, étrangement la région est considérée comme l'une les plus prospère en biodiversité.

Graves problèmes sur la santé publique

Quant un pneumologue explique avec effroi qu'une grande partie des cancers du poumon touchent des non fumeurs, c'est qu'il est plus que temps de tirer la sonnette d'alarme. Notons également que le nombre de nourrissons asthmatiques serait en constante évolution.

Nombreuses usines installées dans des quartiers résidentiels sont devenues beaucoup trop polluantes. Conjuguant cela à une position géographique du Maroc très exposée aux changements climatiques cela complique encore plus les choses. Dans certaines zones, la ligne rouge est franchie en permanence. Cette pollution est également responsable de la concentration de plomb dans les urines des écoliers. Cette substance est deux fois supérieure chez les enfants casablancais par rapport aux écoliers ruraux. Un beau gâchis humain.

Les valeurs de fumée noire, de l'ordre de 33mg/m3, et se sont révélées supérieures à 50% de celles mesurées à Paris. La mortalité connaît alors une augmentation brute de 2%. Les consultations pour asthme, bronchites et autres conjonctivites suivent également cette tendance statistique. Ce genre de pollution est surtout provoqué par les moteurs à base de moteur diesel de plus en plus nombreux, et force est de constater la gravité des répercussions de cette pollution sur la santé, notamment les petits enfants qui ont des voies respiratoires encore plus vulnérables que les adultes.

Dans certaines zones ou la pollution atteint des chiffre incroyables et peut atteindre 9%. Une étude éco-épidémiologique a été menée par le ministère de l'Aménagement du territoire, de l'urbanisme et de l'habitat met principalement en cause la vétusté du parc automobile, avec une forte proportion de véhicules diesel. Ils sont plus de 700.000, et près de ¾ d’entre eux circulant dans la capitale économique auraient plus de dix ans.

Les rejets industriels de cette ville dépassent l'entendement. Rien que dans la zone est, la charge polluante est équivalente à celle d’une population de 6,5 millions. Le Casablancais est-il deux fois plus polluant? Non. Car ces rejets sont à dominance industrielle. Pour preuve, «le rapport DCO DBO 5 est supérieur à 1,5», diront les spécialistes. Autrement dit, la Demande Chimique en Oxygène dépasse nettement la Demande Biologique en Oxygène. La DCO est un indicateur de la pollution d’origine industrielle tandis que la DBO 5 sert à mesurer la pollution d’origine domestique. Ces deux variables renseignent sur la quantité d’oxygène nécessaire pour épurer la pollution industrielle et domestique. Sur les 7 grands collecteurs de la zone est, les charges en matières polluantes industrielles (DCO) est de l’ordre de 891.693 kg/j, soit plus que le double des matières polluantes domestiques (DBO 5). Ces dernières sont estimées à 315.282 kg/j. Ce n’est pas tout. A cette charge, il faut ajouter 152.997 kg/j de matières en suspension (MES). Ce sont des substances flottantes non dissoutes surtout quand l’eau est stagnante.

Avec ces rejets, l’environnement de la métropole reçoit un coup dur. Le milieu marin demeure le plus touché car c’est là où tous les collecteurs déversent leurs eaux usées. La qualité des plages en pâtit. Des effluents chargés de colorants industriels, de graisse, d’hydrocarbures inflammables et de substances acides polluent gravement les eaux marines et endommagent les collecteurs. Au rythme où les choses évoluent, on va tout droit à la catastrophe.

Quelques chiffres communiqués par la Lydec sont frappants: 1.964 unités industrielles déversent leurs effluents directement dans la mer par voie des 7 collecteurs, soit 80% de l’industrie du Grand Casablanca. On y trouve toutes sortes d’industries à fort potentiel polluant: la chimie et la parachimie, l’agroalimentaire, la mécanique et la métallurgie et enfin le textile et le cuir. Devant une telle situation fort inquiétante, la Lyonnaise des eaux a mis en place un système antipollution du Grand Casablanca. Ce dernier subdivise la métropole en 3 grands bassins versants, en l’occurrence: ouest, est et Mohammédia. Chacun des versants est équipé de son système de collecte, de pompage et relèvement, de prétraitement en plus d’émissaire marin. (source).

Droit à l'environnement

Le droit de l'environnement a pour objet l'étude ou l'élaboration de règles juridiques concernant la compréhension, la protection, l'utilisation, la gestion ou la restauration de l'environnement sous toutes ses formes ; terrestres, aquatiques et marines, naturelles et culturelles, voire non-terrestres (droit spatial).

Quelques mesures environnementales à prendre

Plusieurs mesures simples pourraient participer à améliorer la qualité de l'air dans la mégalopole.

Citons les principales :

  • Généraliser l'horaire flexible dans les entreprise permettent de diminuer les émissions de CO de 30 %.
  • Sensibilisation de la population pour qu'ils entretiennent mieux leurs véhicules et de diminuer la vitesse dans les voiries.
  • Les centres de contrôle technique doivent être fermes dans le contrôle des niveaux d'émissions.
  • Établir des contrôles techniques obligatoires de ces véhicules.
  • Mettre à disposition des automobilistes un diesel moins polluant à 350 ppm serait aussi une bonne mesure préventive.
  • Mise en place d’une véritable politique de transport urbain réduirait les bouchons et les échappements polluants. Casablanca manque cruellement de verdure en raison de la pression lucrative de l’immobilier. On oublie volontairement que les parcs pourraient jouer le rôle de véritables poumons pour la capitale économique car il faut le rappeler les arbres absorbent le monoxyde de carbone et rejettent de l’oxygène.
  • Le volet législatif demande à être mis en œuvre aussi car il induira par dissuasion les gens à moins polluer. Un décret sur les gaz d’échappement a été adopté en janvier 1998 fixant des seuils que les émissions de polluants de voitures. Cette loi devrait être mise en application dans les meilleurs délais. La loi atmosphérique de 2003, qui fixe les niveaux d’émissions autorisées des usines, n’est toujours pas en vigueur, faute de décrets d’application.

Ces mesures préventives protégeraient significativement la santé de la population et coûteraient probablement moins que les dépenses qui s’effectuent pour traiter les maladies générées par la pollution. (source)

Trafic aérien

Comme pour toutes les populations survolées du monde, la problématique est que si la technologie a progressé, ces progrès sont annihilés par la croissance inexorable du trafic.

Les principaux polluants sont les oxydes d'azote (NOx=NO2+NO), le monoxyde de carbone (CO), des hydrocarbures imbrûlés (HC) et composés organiques volatiles (COV) dont le benzène, des suies - vocable retenu par l’industrie pour les particules fines (PM), du dioxyde de soufre (SO2), de la vapeur d'eau (H20), du dioxyde de carbone (CO2) et enfin l’ozone (O3), non émis directement, mais résultant de réactions photochimiques entre les NOx, HC et COV.

Comme pour le bruit, de nombreuses études démontrent le rôle joué par la pollution atmosphérique dans les problèmes de santé publique. Le nombre d'hospitalisations d'enfants de moins de 15 ans pour asthme ne cesse d'augmenter à Casablanca, parce que le kérosène est proche du gazole quant aux émissions résultant de la combustion, les problématiques seront les mêmes : hydrocarbures imbrûlés et COV sur la plate-forme aéroportuaire et bien sûre NOx et particules fines

Gestion des déchets

Casablanca croule depuis trop longtemps sous des amoncellements d’ordures ménagères qui attendent le bon vouloir du Makhzen local. Odeurs nauséabondes, eaux polluées et déchets jonchant les trottoirs et la voirie, les habitants doivent éviter les obstacles et se boucher le nez pour circuler dans certains quartiers de la ville. Et si une grève des agents du service de nettoiement survenue le 30 avril a sans doute aggravé la situation, on admet sans peine à la communauté urbaine de Casablanca, chargée de la collecte des ordures ménagères, que le problème est permanent.

La gestion des déchets pose aussi de sérieux problèmes à l'environnement. L'utilisation de terrains vagues comme dépotoirs et les déchets hospitaliers. Le secteur hospitalier en produit chaque année un peu plus de 1.000 tonnes. Le secteur industriel, à lui seul, produit plus de 90.000 tonnes. Ni les déchets des hôpitaux, ni ceux des usines ne sont traités. Il y a absence total des unités de traitement. La charte de l’environnement, sans des dispositifs parallèles, est-elle capable de mettre fin à cette dégradation continue? Les experts en doutent. Le recyclage informel des déchets constitue aussi un véritable casse-tête.

Ce ne sont pas seulement les eaux qui sont polluées. Les zones humides de Hay Hassani et Mohammedia sont très dégradées à cause des dépôts clandestins de déchets. Là, les autorités locales n'assument pas leur mission de service public, celle de faire appliquer la loi et de sanctionner les contrevenants, industriels ou particuliers.

Pollution sonore

La notion de pollution sonore regroupe généralement des nuisances sonores , provoquées par diverses sources, dont les conséquences peuvent aller d'une gêne passagère, mais répétée à des répercussions graves sur la santé, la qualité de vie et/ou sur le fonctionnement des écosystèmes.

Dans certains pays, le bruit est la première source de plaintes et l'une des premières sources de conflits, au travail, entre voisins, entre collectivités et usagers. Du proche ultrason à l'infrason, une large gamme de longueurs d'onde peut être source de stress ou de conséquences pathologiques, selon l'intensité, la durée d'exposition et la sensibilité de la personne ou de l'animal exposé. Une grande partie de la population urbaine mondiale est confrontée à des nuisances sonores, et en particulier les riverains de routes, de voies ferrées, d'aéroports, de ports et de certaines usines ou zones d'activité. Les voisins de discothèques, de carrefours fréquentés, etc. le sont aussi.

En Europe. Plusieurs grandes associations se sont formées autour d'aéroports pour lutter contre des niveaux sonores jugés par elles insupportables. Quand il dépasse le niveau de la simple nuisance et qu'il peut affecter l'acuité auditive, la santé, les écosystèmes (via le dérangement de la faune) on parle de pollution sonore.

Associations pour la protection de l'environnement à Casablanca

Ass-Tahadi pour Environnement

  • bd Day Ould Sidi Baba -ex Watteau, Dar Chabab Derb Ghalef
  • Quartier: Derb Ghalef - France Ville
  • 20340 CASABLANCA
  • 06 63 48 30 34

Alliance maghreb Machrek pour l'eau (Almae)

  • 53, rond-point Mers Sultan, 1°ét.
  • Quartier: Centre Ville
  • 20130 CASABLANCA
  • 05 22 49 15 73

Association pour un Maroc Vert, pour le Développement de l'éco-citoyenneté (Association pour un Maroc Vert)

  • 35, rue Socrate, 3°ét. Maârif
  • Quartier: Maarif
  • 20380 CASABLANCA
  • 05 22 94 71 44

Morocco Cartridges Recycling (Association M.c.r.)

  • 7, rue d' Aquitaine
  • Quartier: Gautier
  • 20000 CASABLANCA
  • 05 22 20 92 51

Observatoire Marocain des Déchets et des Emissions (Omde)

  • 90, rue Amr Ibnou El Ass
  • Quartier: Roches noires
  • CASABLANCA
  • 05 22 40 82 14

Voir aussi