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El Hadhra 2010 de Fadhel El Jaziri le 15 juillet 2010 à Carthage

El Hadhra 2010 de Fadhel El Jaziri le 15 juillet 2010 à Carthage

Hadra est d'abord un spectacle issu de la rencontre entre les chants ancestraux soufis Tunisien et Fadhel Jaziri, intellectuel tunisien, auteur et metteur en scène. Ce disque, composé de longues complaintes d'amour pour les hommes et le Dieu tout-puissant, est la bande son de ce spectacle magique. Des chants interprétés jusqu'à la transe, que Fadhel Jaziri réussit à faire entrer dans le temps présent. Il ne présente pas un spectacle folklorique empli de nostalgie mais une œuvre pleine d'improvisations, de recherche d'intensité. Des textes qui racontent le vécu, les qualités morales et spirituelles de chaque confrérie, il transcrit sa propre perception de ces chants issus de la tradition, en leur offrant ses propres arrangements et idées mélodiques. Pour Fadhel Jaziri, sans la création la tradition est un poids mort. El Hadhra réveille nos sentiments les plus intimes et nous plonge dans une grande paix intérieure. Alors prenez du temps, poussez un petit peu le volume et entrez dans la magie de Hadra.

 

Cent et un interprètes sur la scène (neuf solistes, quarante cinq choristes, seize instrumentistes, trente et un danseurs et danseuses) pour renouveler le chant soufi, l’invocation des saints, les louanges et la célébration initiatique. Epurer le mouvement pour transfigurer l’apparition, le secret, le bruissement.

Recomposer les rythmes, suivre la voie spirituelle menant au « trésor Caché », et donner à jouir.
Synchroniser les gestes, tracer allégoriquement des lignes de corps en mouvement dans de somptueux habits d’apparat d’inspiration traditionnelle depuis la côte, passant par les plaines vers les hautes montagnes.
Désynchroniser les unités, interrompre, recentrer, distendre, croiser, osciller, juxtaposer, inverser… le tout avec des interprètes debout, de bout en bout.
Trois actes, une ouverture et une clôture. Vingt cinq chants : solos, duos, trios et Chœurs.
Neuf tableaux dansants, des saynètes et quelques personnages emblématiques pour faire mouvoir les orants, donner de la voix aux danseurs et s’aventurer encore plus loin dans la mise en image du chant spirituel. Oser la polychromie, se jouer en géomètre de l’espace de la concentricité des carrures, de la profusion des angles, de l’équidistance des lignes étales.
Polyphonique également ce spectacle, puissance des voix, nuance des timbres, maîtrise du dit, précision tonale, diversité chromatique entre sopranes, coloratura et ténors.
L’ensemble soutenu par du son électronique, des instruments acoustiques, des bois, des cuivres et des cuirs tendus, fulgurants.
Et de la douceur qui ressemble à de la lenteur, pour transporter le spectateur, transcender le lien usé à l’occurrence et donner à aimer ce qui s’offre aux sens.

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Cette édition 2010, un remake de la Hadhra 1991 (une ancienne collaboration entre Fadhel Jaziri et Samir Agrebi) se développera dans la même continuité. Elle sera agrémentée avec la participation de chanteurs et chanteuses d’opéra de l’Institut Supérieur de Musique de Tunis et l’insertion de nouvelles sonorités modernes Rock en plus des instruments basiques.  Le spectacle qui durera 2h, réunira au alentour de 101 figurants, 16 musiciens, 31 danseurs, 45 choristes et plusieurs autres pour un cocktail  explosif de couleurs et de sonorités, un langage corporel expressif et spontané, un mariage harmonieux de chants soufis et de rock effréné…Ce travail méticuleux sur les chants soufis tels qu’ils ont été répercutés et transmis par la tradition confrérique dans les diverses zaouïas de Tunis, exige non pas de les restaurer dans leurs formes désuètes, mais de les recomposer et de les retranscrire dans le langage de notre époque, afin d'en faire une œuvre vivante du présent. Hadhra 2010 est le domaine enchanté de nos démons dionysiaques et bienveillants, la célébration de nos extases, la configuration de nos passions. Elle fait de nous des initiés, des inspirés de notre temps, des habités de notre époque (source).

 

Le dhikr dans la culture musicale soufie

Le dhikr (dhekkâr) est le nom d'une une prière comparable à une litanie, le nom de Dieu est inlassablement répété jusqu'à prendre le corps puis l'esprit, amenant ainsi à un état de transe et à un anéantissement de la conscience. La pratique du dikr revêt deux aspects principaux : celui qui est solitaire et celui qui est collectif, ce dernier est lié à la musique et à la danse. Sa pratique est différente de celle du sama, toute l'assemblée est prise par état de transe.

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Source 
http://www.festivalhammamet.net/

Tunisie: Hadhra et bendir sur Facebook

Fadhel Jaziri - Hadhra et le rite de la possession.

La musique musulmane : des origines à la mort d'Ali