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Église catholique romaine au Maroc

Église catholique romaine au Maroc

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L'Église catholique au Maroc constitue une juridiction de l'Église catholique romaine au Maroc. Alors qu'il était de 350 à 400.000 catholiques à l'époque du protectorat français, le nombre actuel des catholiques au Maroc compte environ 22.000 fidèles (répartis dans 57 paroisses de l'archidiocèse de Rabat) auxquels il convient d'ajouter les 2500 catholiques de Tanger.

L'Eglise catholique au Maroc possède un statut juridique particulier qui lui permet de développer ses activités de culte et ses œuvres sociales dans les étroites limites de la légalité du pays. C'est à dire pas grand chose à cause de la christianophobie qui existe dans cette monarchie de droit divin islamique.

Présence historique de l'Église catholique romaine au Maroc

Le catholicisme existe au Maroc bien depuis le iie siècle, avant l'avènement de l'Islam. Au ive siècle, le pays comptait 123 diocèses en Maurétanie Tingitane.

La présence franciscaine dans le pays remonte à 1219, lorsque le premier noyau de franciscains fut massacré à Marrakech. Suivant la légende, saint François d'Assise implorait, dit-on, la conversion du Maroc en ces termes: « Ô Tingis! Tingis! Ô dementa Tingis! Ô Marrochium! Marrochium, Musa civitas ! » Mais il fut arrêté en Espagne par la maladie, au moment où il se dirigeait vers le Maroc.

Au Moyen Age, la présence des religieux était fixes mais entrecoupée de périodes d'absence. Ils assistaient de petites communautés chrétiennes et les commerçants européens.

La première mission chrétienne a été fondée en 1234 par le père Angelo, un frère franciscain. Ce légat est devenu le premier évêque du Maroc, après quoi la juridiction apostolique est tombée sous l'archidiocèse de Séville de 1566 à 1631.

Depuis 1630, après que le bienheureux Juan de Prado eut refondé la mission, les franciscains se consacrérent aux prisonniers chrétiens, les accompagnant dans leur vie et tout au long de leur emprisonnement, les renforçant dans leur foi et les rachetant avec les aumônes qu'ils récoltaient en Espagne.

En 1861, le père José Lerchundi fut destiné aux missions du pays, et après une période de crise réalisa la troisième refondation. Les franciscains assistaient les communautés chrétiennes devenues de plus en plus nombreuses. Ils créèrent des écoles, fondèrent des hôpitaux et se consacrèrent à la modernisation du Maroc.

Il y avait 10.000 diocésains en 1907, 360 000 en 1950, mais leur nombre a diminué, seulement pas dans la même proportion que dans l'archidiocèse d'Alger en Algérie.

Franciscains martyrs du Maroc

Il y a eu cinq religieux de l'ordre des frères mineurs, martyrs en Afrique, que François d'Assise y envoya au commencement du xiiie siècle, pour prêcher l'Évangile aux Maures.

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Ils étaient au nombre de six initialement : Vital supérieur de la mission, Berard de Carbio en Umbrie, qui savait l'arabe, Othon, qui était prêtre, Pierre de Saint Géminien, diacre, Adjute et Accurce, frères lais.

Vital ayant été arrêté par la maladie dans le Royaume d'Aragon, Bérard fut choisi pour chef de la mission. Ils entrèrent en habit séculier dans l'Andalousie, et se présentèrent dans la mosquée de Séville, où ils prêchèrent l'Évangile. Ils allèrent ensuite trouver le roi de la part de Jésus-Christ pour l'exhorter à renoncer au mahométisme. Ce prince les fit mettre en prison, et ayant appris que leur dessein était de passer en Afrique, il les fit conduire sur un vaisseau qui partait pour le Maroc en compagnie de l'infant du Portugal, Don Pedro. Étant arrivés dans ce pays, ils allèrent trouver le roi; et lui parlèrent de Jésus-Christ. Ce prince les fit chasser de la ville et comme ils revinrent, il les fit mettre dans un cachot. En étant sortis, ils continuèrent à prêcher, on les arrêta, on les fit fouetter cruellement, et enfin le roi leur fendit lui-même la tête à tous les cinq avec son cimeterre. Ils moururent le 16 de janvier de l'an 1220, et furent les premiers martyrs de l'Ordre des Franciscains. Ils furent canonisés par le Pape Sixte IV, le 17 août 1481, leur fête étant fixée au 16 août. À cette occasion Jean Tisserand composa leur Office. Le Prince du Portugal fait recueillir leur dépouille, et ils passent pour avoir fait de nombreux miracles, entre autres choses la conversion d'Antoine de Lisbonne, devenu ensuite saint Antoine de Padoue. Source : Jean Tisserand, apud Bolland, Baillet, Vies de Saints, Mois de janvier in Le grand dictionnaire historique, ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane. Tome 7 / par Mre Louis Moreri, (1643-1680) Édition : Les libraires associés (Paris), 1759, Drouet, Étienne François (1715-1779), éditeur scientifique. Page 558, article MINEURS (martyrs).

Bérard de Carbio

Frère mineur, mort martyr au Maroc, le 16 janvier 1220, avec quatre compagnons

Bérard était né à Carbio, en Ombrie (Italie), de la famille noble des Leopardi. On pense que François lui-même l’accueillit dans la fraternité franciscaine, en 1213.

Le Chapitre général de 1219 décida d’envoyer des frères en diverses régions, hors d’Italie, pour évangéliser à la manière des apôtres. Tandis que des frères partaient pour l’Allemagne, d’autres pour les pays scandinaves, saint François choisit de partir en Syrie-Palestine. Le Chapitre désigna cinq frères, sous la conduite de Bérard, pour évangéliser le Maroc : c’était les frères prêtres Bérard, Pierre et Othon, et les frères laïcs Accurse et Adjute.

Les cinq frères s’embarquèrent pour l’Espagne et le Portugal et débarquant à Coïmbre se rendirent à Séville, où ils expérimentèrent la prédication auprès des musulmans, (les Almohades occupaient la ville). Arrêtés et roués de coups, on voulut les réexpédier en Italie, mais ils réussirent à partir pour le Maroc où ils furent accueillis tout d’abord par Don Pedro, frère du roi de Portugal, qui résidait à Marrakech, comme une sorte de consul. Celui-ci, ne voulant pas voir compromise sa mission diplomatique, leur conseilla la prudence. Mais, voyant que ses conseils ne diminuaient pas l’ardeur des frères, il les enferma dans sa maison. Ils réussirent cependant à en sortir et se rendirent dans une mosquée pour y annoncer l’Évangile et dénoncer la religion islamique comme impropre au salut. Arrêtés et conduits devant le Sultan, ils refusèrent de se taire, provoquant la colère du Sultan qui les fit aussitôt décapiter. C’était le 16 janvier 1220.

Don Pedro réussit à obtenir la restitution de leurs corps et à envoyer leurs dépouilles au Portugal, avec le récit de leur martyre. C’est en vénérant ces reliques que le jeune Fernando de Buglione, chanoine de Saint Augustin de Lisbonne, résolut d’entrer chez les frères mineurs où il prit le nom d’Antoine, vénéré comme st Antoine de Padoue. Lorsque François d’Assise, se trouvant en Terre-Sainte, apprit leur martyre, il s’écria : « maintenant je puis dire que j’ai cinq vrais frères mineurs ! ».

Bérard et ses compagnons furent canonisés par le Pape Sixte IV, en 1481. Leur fête est fixée au 16 janvier.

Persécution de chrétiens

Dans ce pays, où le monarque absolu porte de titre de "Commandeur des croyants" (Amir al-Mouminine), les lois anti-prosélytisme interdisent aux chrétiens tout travail d’évangélisation. Si on possède la citoyenneté marocaine, chaque croyant ne peut être que musulman ou juif. Les chrétiens ne sont que des étrangers. Il est interdit de prêcher en dehors de la communauté, c'est un fait et c'est la loi de la dictature marocaine. Catéchiser ou accueillir dans la communauté chrétienne un musulman, viole le code pénal marocain.

« Est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d'une amende de 100 à 500 dirhams, quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d'ébranler la foi d'un musulman ou de le convertir à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d'enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats. En cas de condamnation, la fermeture de l'établissement qui a servi à commettre le délit peut être ordonnée, soit définitivement, soit pour une durée qui ne peut excéder 3 ans. »

La christianophobie qui s'observe dans les pays islamiques pousse à l'exil de nombreux chrétiens souvent maltraités par les autorité, et cela n'a rien de comparable avec l'« islamophobie » reprochée à ceux qui, en Occident, n'appliquent en réalité que l'élémentaire approche critique d'une religion ou d'une idéologie : une attitude qui n'empêche visiblement pas aux musulmans d'émigrer en masse en Europe. Face à la radicalisation islamiste au Maroc, les chrétiens éprouvent de nos jours, de plus en plus de difficulté à pouvoir s'exprimer en toute liberté dans l'espace public.

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Eglise chrétienne à Taroudant - L'article 220 du code pénal Marocain interdit et punit la diffusion duchristianisme de 3 à 6 mois de prison. Effectivement, le droit marocain puise sa source (en partie) dans lacharia et celle-ci interdit l'apostolat des chrétiens (et tout prosélytisme autre que musulman).
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Rappelons que la monarchie est de droit divin. Le roi est Amir al Mouminin (commandeur des croyants)

Les cathédrales et églises du Maroc

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Archidiocèse de Tanger

Tanger

  • Holy Spirit (Paroisse du Saint-Esprit)
  • Notre Dame de l'Assomption

Casablanca

Archidiocèse de Rabat

Rabat

  • Saint Pierre Cathedrale
  • Église Saint Pie X
  • Église Saint Francois d'Assise
  • Norte Dame de La Paix

Agadir

  • Église Sainte-Anne

Marrakech

  • Église Saints-Martyrs

Meknès

  • Notre Dame des Olivers

Fès

  • Église Saint-Francois-d'Assise

El Jadida

  • Église Saint-Bernard

Enseignement

L'E.C.A.M. réunit des établissements d’enseignement relevant de l’Église catholique au Maroc. Il s’agit de 16 établissements dont cinq à Casablanca, quatre à Kenitra, trois à Rabat, deux à Mohammédia, 1 àMarrakech et 1 à Meknès. Les établissements de l’E.C.A.M. sont des institutions à but non lucratif. À l’origine, ces établissements regroupaient en grande majorité des enfants européens et les parents marocains qui y mettaient leurs enfants acceptaient un enseignement de type français. Après l’Indépendance du Maroc, le nombre des Européens a peu à peu diminué. L'archevêché de Rabat, ainsi que les congrégations religieuses ont décidé de garder ces écoles pour contribuer à l'effort d’éducation et d'instruction entrepris par le pays. Ainsi, les programmes ont été progressivement marocanisés.

Personnalités

  • Jean Mohamed Ben Abdejlil

Bibliographie

  • ANGLADE Marie-Pascal Au Maroc avec les franciscains, 1936
  • CASTRIES, HENRY, Les sources inédites de l'histoire du Maroc, Archives et bibliothèques de France. Paris, E. Leroux, 1911.
  • FEROLDI , Jamaâ Baida-Vincent, Présence chrétienne au Maroc, Editions et Impressions Bouregreg, Rabat 2005, pp. 230
  • FRÈRES MINEURS. France. Province de Lyon.Franciscains de la Province Saint Bernardin du Sud-Est et des Custodies des Saints Martyrs du Maroc et de Saint François de Corse. Lyon. Juin 1985. - 39 p
  • FRANCOIS d'Angers.- L'Histoire de la Mission des Pères Capucins de la Province de Touraine à Maroc : 1624-1636 réimprimée d'après l'édition originale par les soins du P. Apollinaire de Valence
  • GOUDAL, Anastase Valentin, OFM, Histoire de la Mission Franciscaine à Meknès et Origines du Culte de la Vierge. - Issoudun, Laboureur et Cie, 1954
  • KOEHLER; Henry OFM., L'église chrétienne du Maroc et la mission franciscaine 1221-1790 - Paris : Sté d'éd. Franciscaines, 1934.- XIII-XXXII 1-236(plusieurs ouvrages de cet auteur traitent des franciscains au Maroc)
  • LEPRÊTRE, Remi Marie, OFM,;DREYER, Colomban-Marie, OFM, L'Apostolat berbère au Maroc ; Préface de Mgr Remi M. Leprêtre ; Lettre de Mgr Colomban-M. Dreyer, OFM. - Paris, Procure des Missions Franciscaines, 1926
  • MORACCHINI, Pierre, 1953-20.. Chronologie franciscaine du cardinal Baudrillart Établie par Pierre Moracchini. - s.l., s.n., 2003. - 32 p. Tiers-Ordre sacerdotal de Saint-François, Custodie du Maroc
  • POISSONNIER Charles-A. Ofm, Les Berbères Marocains - 32 p
  • TEISSIER, Henri, Histoire des chrétiens d'Afrique du Nord. Lybie, Tunisie, Algérie, Maroc ; Sous la direction de Mgr Henri Teissier, archevêque d'Alger. - Paris, Desclée, 1991. - 313 p.

Articles

Contributions

Exercer sa foi en terre d’islam

l'enseignement catholique au Maroc. Forum Oujda City

Liens internet

Voir aussi