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De la nécessité du "taarija", percussion marocaine

De la nécessité du "taarija", percussion marocaine

Les artisans marocains sont toujours heureux d'arriver sur leur lieu de travail, d'exercer le métier de leur choix, et de présenter leur créations. Même si la journée peut paraître plus ou moins longue et rude en fonction du climat saisonnier. C'est d'abord une question de rythmiques au quotidien.

Mario-Scolas-a-Meknes.JPG

A une époque, bien avant l'apparition de la radio et de la télévision, bénéficier d'un moyen de distraction ou d'un loisir, était une nécessité. Pour se faire, le chant, la narration, le conte, la poésie ont été le moyen de distraction pour ces artisans et paysans après leur labeur. Comme je l'ai déjà expliqué, le chant malhoun a par ailleurs été conçus en fonction des rythmiques du labeur, parfaitement rendus par les rythmes des claquements des mains et des pieds mais aussi imités sur les pas des animaux domestiques de champs, autour du mouvement d'un moulin à l'huile ou à blé.

Cette rythmique musicale était d'abord un mouvement naturel avant la création des mouvements artificiels rendus par les instruments de musique. Au début du malhoun, il n'y avait que la voix chantée chez ces artisans qui n'avaient pas les moyens de posséder des instruments de musique. Les premiers instruments de musique étaient de facture locale et en céramique produite à moindre coût. La "Tarija" remplit ce besoin.

http://img.over-blog.com/500x666/1/50/59/42/Mohamed-el-fassi/autres/Tarija---mario-scolas.jpg

La tarija est un petit instrument de musique à percussion digitale en forme de petit tambourin en sablier recouvert d'une peau en intestin de chèvre dont la casse est une poterie vernissée, souvent de mauvaise facture. Le diamètre de la poterie est de 15 centimètres. L'instrument est équipé d’une membrane qui produit un timbre résonateur interne. Les débutant dans l'art du malhoun apprennent pour leur éducation musicale cette percussion, qui ne produit qu'un son unique. Instrument privilégié de plusieurs confréries soufies dans la musique traditionnelle marocaine.

Petite anecdote : à Essaouira, lors de la fête des 10 jours, chaque homme, femme et enfant possède une tarija dont à la fin d'une longue procession clôturant cette fête et dont chaque instrument est jeté dans le feu !


Rythmes de musique de transe gnawa

http://a406.idata.over-blog.com/1/50/59/42/calligraphies/divers/Mario-Scolas-gnawa.JPG

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