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Culture mexicaine

Culture mexicaine

Ce qui fait la richesse et l'intérêt de la vie culturelle du Mexique, est la coexistence de trois, voire quatre grandes familles culturelles: les cultures préhispaniques des indiens; les cultures européennes, en particulier espagnole et française; la culture nord-américaine, dite aujourd'hui "mondialisée". S'ajoute, enfin, une culture que les mexicains ont voulu s'inventer dans les années qui ont suivi la Révolution (à partir de 1920). La culture mexicaine constitue donc un large métissage culturel de traditions amérindiennes, espagnoles et nord-américaines. Les régions rurales sont habitées par des Indiens, descendants des Mayas, des Aztèques et des Toltèques, et par des fermiers et des agriculteurs espagnols et métis ; chacune de leurs traditions a enrichi la culture régionale. Ce pays dispose d'une identité culturelle irréductible qui résulte en grande partie d' un effort de synthèse sans précédent et sans équivalent dans l' histoire mondiale. Un effort qui explique aussi probablement pourquoi, au Mexique, les cultures ne se combattent pas comme dans d'autres états - ou ne sont pas utilisées pour justifier des affrontements d' une autre nature. Lorsque le Mexique est reconstruit après la fin de la Révolution, le pays a dû se redéfinir. Il lui fallut inventer une grille culturelle de lecture du monde commune à tous les habitants du pays, un imaginaire collectif qui soit fondateur d' une nouvelle nation.

Cela fut possible grâce à l' engagement au profit de l' identité nationale des artistes et intellectuels de l'époque. Les réponses à cette grande question furent recherchées dans certaines disciplines privilégiées, telles l' architecture ou la peinture: c'est l'essentiel, par exemple, du sens de l' école muraliste, de l' oeuvre de Diego Rivera, en particulier. Cependant et d' une manière générale, ces recherches esthétiques eurent un caractère transdisciplinaire marqué et les influences réciproques d'une discipline à une autre furent multiples: la musique, la poésie, la littérature,... apportèrent des contributions essentielles. Ensemble, par une véritable révolution culturelle, cette génération prodigieuse a fondé le Mexique contemporain, elle a réinventé son pays, un pays caractérisé par une culture originale qui n' est plus un reflet des visions européennes ou autres, mais qui les intègre toutes et les fait coexister.

Dans les villes, les influences européenne (espagnole et française surtout) et nord-américaine sont prédominantes. Le Mexique surprend par sa diversité qui se retrouve également au niveau humain puisque la population mexicaine est composée de nombreux groupes d'Indiens, de Noirs, de Blancs et de Métis aux appartenances communautaires et religieuses variées. La population indigène – au Mexique, on appelle «Indien» tout autochtone non hispanophone – utilise près de cinquante‑trois langues, parmi lesquelles on relève le nahua (aztèque) et le maya‑quiché. Le pays possède de nombreux musées sur tout son territoire. Le palais de Chapultepec, à Mexico, abrite le Musée national d’Histoire. Des objets archéologiques, notamment aztèques et mayas, sont exposés au Musée national d’Anthropologie de Mexico.

Le Mexique évoque les nombreuses civilisations qui se sont succédé au cours des siècles sur son territoire et que l'on n'hésite pas à comparer aux grandes civilisations disparues, comme celles de l'Égypte ou de la Grèce antique. À travers les monuments, les statues, les céramiques, l'orfèvrerie, les peintures et les hiéroglyphes, on perçoit aisément le haut degré de civilisation atteint par ces peuples. Le vestige le plus authentique demeure la pyramide, qui, dans le cas du Mexique, est une représentation symbolique de l'Univers. Elle est dédiée à un dieu dont le sanctuaire occupe généralement le sommet de l'édifice.

C'est vers 1500 av. J‑C que sont apparues les premières manifestations artistiques. On connaît de cette époque les nombreuses céramiques. Le metate, mortier à maïs monté sur un trépied, est un objet caractéristique de la naissance d'une «civilisation du maïs». Jusqu'au début de notre ère, les Olmèques ont imposé leur culture en développant une civilisation urbaine et en élaborant les mythologies précolombiennes. La première grande cité construite fut Teotihuacán («le lieu où les hommes deviennent des dieux»), site célèbre pour ses palais, ses pyramides et ses statues.

La civilisation maya offre un art baroque très raffiné que l'on peut découvrir dans près d'une centaine de cités, telles Palenque et Uxmal. Les Mayas pratiquaient la peinture sous la forme de fresques et possédaient une écriture hiéroglyphique. À la fin du Xe siècle, les Itzás arrivent au Yucatán avec leur chef Quetzalcóatl Kukulkán.

La capitale du nouvel empire, Chichén Itzá, fut dominée par son imposante «pyramide». Après la chute de la civilisation toltèque, les Aztèques installèrent leur capitale à Tenochtitlán (Mexico). Leur architecture, proche de celle des Toltèques, est plus grandiose. Parmi les plus belles œuvres se trouvent le monolithe de Coatlicue (la déesse de la Mort), entreposé au Musée national de Mexico, et le temple de Teocalli. Les Aztèques ont aussi laissé de nombreuses pièces de céramique, d'orfèvrerie et les codex, manuscrits merveilleusement enluminés.

Les premières œuvres mexicaines en espagnol datent du xvie siècle et beaucoup d’entre elles utilisent des thèmes empruntés à la tradition orale des populations indigènes du pays. L'art du Mexique espagnol fut avant tout religieux. La cathédrale de Mexico, commencée en 1573 et terminée deux siècles plus tard, est un parfait exemple du style plateresque hispano‑américain. Consacrée à Notre‑Dame de Guadalupe, elle est construite sur l'emplacement de la grande pyramide de Tenochtitlán. Les palais baroques (Palais national et Palais municipal de Mexico) ont été construits aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Plus de 93% de la population mexicaine est catholique. La longue et officielle tradition anticléricale du Mexique a pris fin en 1991 avec l’adoption d’amendements constitutionnels accordant un statut légal aux institutions religieuses et autorisant les écoles paroissiales. On trouve dans le pays une minorité de protestants, essentiellement rassemblés à Mexico.

Architecture mexicaine

La couche espagnole et, plus largement, européenne, de la culture mexicaine est très connue, quasi familière pour nous; mais elle étonne par sa seule présence, par son caractère décalé. L' architecture coloniale mexicaine, par exemple, diffère assez peu de l' architecture espagnole; il en va de même en peinture, en sculpture ou des arts des azulejos, du verre, de l' orfèvrerie... Ils n' en sont pas moins beaux - et ils gardent toujours un fascinant décalage au regard des modèles européens originaux. D'admirables musées, à Mexico, près de Mexico et dans quelques villes coloniales justement réputées (sans oublier le centro historico de Mexico) permettent de faire agréablement le tour de la question. Avec quelques curiosités quand même, telles ces églises baroques construites par des artisans indiens qui mêlèrent leurs visions aux thèmes chrétiens. Et puis, il y a l' influence française, ancienne (à partir du XVIIIe s.), profonde, sensible dans de nombreux domaines, du droit à la médecine, de l' architecture à la peinture, à la musique, à la poésie ou à la littérature; une influence encore perceptible aujourd' hui, par des chemins souvent surprenants.

L'art architectural contemporain s'est manifesté dans les grandes villes à travers une école d'architecture fidèle aux modèles de Le Corbusier (Cité universitaire de Mexico). L'État entretient aujourd'hui la volonté de conserver les divers aspects culturels du Mexique (précortésien, colonial et moderne). L'exemple le plus remarquable, outre la célèbre place des Trois‑Cultures, est la bibliothèque de la cité universitaire de Mexico. L'architecture coloniale espagnole, de style gothique, plateresque (style espagnol du xvie siècle évoquant l’orfèvrerie), classique et baroque, parfois décorée de motifs indiens, est présente dans tout le pays.

À la fin du xixe siècle et au début du xxe, les splendeurs françaises du second Empire sont introduites dans la capitale. Pour sa part, le président Porfirio Díaz y fait construire le palais des Beaux-Arts, terminé dans les années 1930. Depuis 1945, le Mexique a connu une renaissance architecturale qui a attiré l’attention du monde entier. Les nouveaux bâtiments construits pour l’Université nationale autonome du Mexique, conçus par un groupe d’artistes et d’architectes dirigés par Carlos Lazo, sont décorés de remarquables fresques et mosaïques. Un autre architecte mexicain, Felix Candela, a créé de très originales structures en béton pour plusieurs églises ainsi que pour le palais des Sports utilisé lors des jeux Olympiques de 1968.

Peinture et sculpture mexicaine

Une riche tradition de peinture et de sculpture existe déjà au Mexique bien avant la conquête espagnole. Par la suite, les artistes de la période coloniale produisent des œuvres d’une grande pureté, même si les dernières années de l'ère coloniale ont connu une production purement académique. L’un des artistes mexicains les plus significatifs de notre siècle est José Guadalupe Posada. Ses disciples, Diego Rivera, David Alfaro Siqueiros et José Clemente Orozco, sont les chefs de file d’un groupe d'artistes mexicains qui s'illustrent à travers le muralisme ; cet art, né de la Révolution mexicaine, se caractérise par d'immenses fresques, dont les figures les plus éminentes sont Diego Rivera, José Clemente Orozco et David Alfaro Siqueiros.

Peintres mexicains

  • Miguel Cabrera (peintre) (1695-1768)
  • Ernesto García Cabral (1890-1968)
  • Joaquín Clausell (1866-1935)
  • Dr. Atl (1875-1964)
  • José Clemente Orozco (1883-1949)
  • Diego Rivera (1886-1957)
  • David Alfaro Siqueiros (1896-1974)
  • Rufino Tamayo (1899-1991)
  • María Izquierdo (1902-1955)
  • Abraham Ángel (1905-1924)
  • Juan O'Gorman (1905-1982)
  • Frida Kahlo (1907-1954)
  • Gunther Gerzso (1915-2000)
  • Abel Quezada (1920-1991)
  • Juan Soriano (1920-2006)
  • José Luis Cuevas (1934)

Sculpteurs mexicains

  • Enrique Carbajal
  • Pedro Coronel
  • José Luis Cuevas
  • Manuel Felguérez
  • Eduardo Leal de la Gala
  • Federico Silva

Bande dessinée mexicaine

La bande dessinée mexicaine (Historieta de México) existe depuis la fin du XIXe siècle et est très développée. Au Mexique, le terme monitos était parfois employé pour désigner les historietas. Maintenant,cómic et historieta sont utilisés indistinctement.

Cinéma mexicain

L'industrie cinématographique mexicaine produit aujourd’hui de 40 à 50 films par an et de nombreuses fictions sont réalisées chaque année pour la télévision. La première œuvre filmée au Mexique est un court-métrage du français Gabriel VeyreEl Presidente de la República Paseando a Caballo en el Bosque de Chapultepec, en 1896. La première fiction est due au réalisateur Salvador Toscano, pionnier du cinéma mexicain : Don Juan Tenorio, en 1898. Le premier film mexicain sonore est Santa, réalisé en 1932 par Antonio Moreno à partir d'une histoire de Federico Gamboa. Il utilise un procédé inventé par les frères Rodríguez Ruelas. L'époque de 1935 à 1958 est considérée comme l'âge d'or du cinéma mexicain.

La tradition cinématographique commence avec les événements de 1910. Les thèmes sont en rapport avec les actions révolutionnaires (Vámonos con Pancho Villa, 1935). Mais l'âge d'or du cinéma mexicain se situe entre 1940 et 1960, avec notamment Emilio Fernández, dit «l'Indien» (María Candelaria, 1943). À l'époque contemporaine, l'influence de Luis Buñuel est notable.

Le cinéma mexicain est l'un des plus développé d'Amérique latine, avec le cinéma argentin et le cinéma brésilien.

Tauromachie

La tauromachie, héritage du passé espagnol du Mexique, reste très appréciée. Des cinq pays d’Amérique latine à posséder une industrie tauromachique, le Mexique est le plus important pays de corrida du continent (peut-être même le plus important en le monde).

Tout comme dans les autres pays d’Amérique latine, la corrida a été introduite par les premiers Espagnols. Dans des lettres au roi de Hernán Cortés - celui qui a 'triomphé' des Aztèques - on parle déjà de corridas. On a découvert des documents datant de 1526, sur des corridas dans la région qui forme actuellement la ville de Mexico, pour célébrer le retour de Cortés.

La forme actuelle de corrida date cependant de l’époque où l’Espagnol Luis Mazzantini arrive au Mexique en 1887. La corrida a d’ailleurs été plusieurs fois interdite au Mexique: de 1867 à 1887 et de 1916 à 1920. Entre 1925 et 1945 les corridas mexicaines ont connu une 'Siècle d’Or' quand l'industrie tauromachique s’est détachée pour un temps de l'Espagne à propos de règlements concernant le nombre de matadors mexicains qui avaient le droit de toréer. On a commencé à parler à cette époque du style particulier des corridas mexicaines.

A présent l'industrie tauromachique mexicaine compte non moins de 500 arènes fixes (37 arènes importantes), plus de 280 éleveurs et au moins 12 écoles de tauromachie.

La plus grande arène au monde, avec 42.000 places est La Monumental à Mexico. L'arène a été inaugurée le 16 février 1942, une date importante pour le mouvement anti-corrida. L'arène a été construite avec l'aide du financier libanais Neguib Simón. Il avait l'intention de construire plusieurs complexes sportifs, mais finalement il n’a construit qu'un stade de football et l'arène.


La tauromachie, héritage du passé espagnol du Mexique, reste très appréciée.

Musique traditionnelle mexicaine

La musique populaire est le fruit du métissage des musiques indigène et espagnole. La Révolution a créé le corrido, chant héritier du romancero espagnol. Enfin, la musique des mariachis, qui se jouait au XIXe siècle à l'occasion des mariages, est restée très populaire. La musique du Mexique est variée et comprend une large gamme de styles musicaux parfois influencés par la musique folklorique. Un grand nombre de mélodies populaires mexicaines déjà anciennes et qui ne sont plus guère jouées que dans les zones touristiques du pays sont mondialement connues. Cielito Lindo, La Bamba, et bien d'autres font partie de la culture mexicaine et sont célèbres dans le monde entier.

Les chants et les danses folkloriques mexicains sont accompagnés par plusieurs types d’orchestres dont l’instrument principal est la guitare. Les mariachi, groupes populaires ambulants, accueillent le plus souvent deux violons, deux guitares à cinq cordes, deux trompettes et un guittarón, grande guitare basse. Le corrido, ballade folklorique composée de quatrains en vers et issue du romanza espagnol, est peut-être la contribution mexicaine la plus remarquable à la musique et à la poésie folkloriques américaines.

Tigres del Norte, groupe de musique norteña et de corrido

Littérature mexicaine

La littérature antérieure à la colonisation a été transmise par les missionnaires espagnols. On peut admirer certains éléments hiéroglyphiques, conservés dans les codex.

La littérature de l'époque coloniale est essentiellement espagnole. Elle se résume aux chroniques de la conquête : Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle‑Espagne (ouvrage publié en 1632) de Bernal Díaz del Castillo (1492-1584) et l'Histoire générale des Indes (publiée en 1875) de Bartolomé de Las Casas (1474-1566). À l'époque coloniale, la Nouvelle‑Espagne fut le lieu d'un intense développement culturel, à l'instar de ce qui se passait dans l'Espagne du Siècle d'or. Parmi les écrivains les plus célèbres se détache sœur Juana Inés de la Cruz (1651-1694), grande poétesse surnommée la «dixième muse». C'est après l'indépendance, au XIXe siècle, que naît la véritable littérature mexicaine.

Le précurseur du roman mexicain est José Joaquín Fernández de Lizardi, auteur en 1816 d'un roman picaresque, El periquillo sarniento («le petit perroquet galeux»), tableau des mœurs de l'époque. Au début du XXe siècle, Alfonso Reyes (1889-1959), le «Montaigne» de l'Amérique latine, occupera une place très importante comme poète et prosateur (Vision de l'Anahuac, 1917).

La Révolution donnera au roman mexicain ses lettres de noblesse. Nombreux sont les écrivains qui vont rechercher à travers la description de cet événement l'éveil de la conscience nationale. Parmi les œuvres magistrales, on relèvera celles de Mariano Azuela (Ceux d'en bas, 1916) et de Martín Luis Guzmán (l'Aigle et le Serpent, 1928).

Les écrivains mexicains les plus importants du XXème siècle sont les romanciers Mariano Azuela (1873-1952), Martín Luis Guzmán (1887-1976), Andrés Henestrosa, Agustín Yáñez et Carlos Fuentes, et les poètes et essayistes Alfonso Reyes (1889-1951) et le poète et essayiste Octavio Paz, lauréat du prix Nobel de littérature en 1990(le Labyrinthe de la solitude, 1951 ; Liberté sur parole, 1960),

Citons encore, Carlos Fuentes, romancier de Mexico (la Plus Limpide Région, 1958), et Juan Rulfo (la Plaine en flammes, 1953 ; Pedro Páramo, 1955) qui sont les auteurs les plus remarquables.

Artisanat mexicain

L'artisanat comprend la céramique, le textile, les laques, l'orfèvrerie, la sellerie, la vannerie, la fabrication de meubles et autres objets en bois, les bijoux, les métaux, les masques, la taille de la pierre, le lapidaire et toutes sortes de jouets. Les objets artisanaux sont avant tout créés pour la vie de tous les jours ou pour les rituels. Le textile surprend par sa richesse de coloris, d'autant qu'ils sont différents d'une région à l'autre. Chaque région possède sa spécificité avec en particulier les couvertures, tapis, peinture à fil ou hamacs…

La céramique est un des arts majeurs mexicains. Ils la pratiquent depuis des millénaires et c'est une source essentielle de connaissances sur leurs anciennes civilisations. Des exemples frappants sont à admirer sur de superbes fresques ainsi que dans la décoration des maisons. La diversité vient du mélange indigène, espagnol et parfois oriental. La peinture est fabriquée avec des matières végétales et parfois vinyles qu'ils appliquent avec leurs doigts, plumes de poules, cheveux humains…La fabrication et le port du masque viennent de l'époque préhispanique. Il y a un superbe musée du masque à San Luis Potosi. Le Mexique est reconnu pour son travail de l'or, argent, cuivre, étain...

Cuisine mexicaine

La cuisine mexicaine est une cuisine considérée comme très variée de par son héritage préhispanique et européen (principalement espagnol), avec des influences des cuisines africaines, caraïbes, asiatiques et moyen-orientales. La base traditionnelle de cette cuisine est le maïs, ainsi que d'autres aliments d'origine autochtone comme le haricot, l'avocat ou la tomate.

La gastronomie mexicaine est elle aussi née d´un métissage de culture. Effectivement, elle résulte de la rencontre des espagnols et des peuples "pré-hispaniques" (entre autres les aztèques). Ainsi, les espagnols découvrirent le maïs, l´avocat, les haricots, la cacahuète, le piment et le chocolat. Les populations pré-hispaniques quant à elles découvrirent le riz, les olives, le citron, l´orange, l´ail, le chou-fleur, la pastèque. A cela, il faut ajouter la cuisson à la friture et la consommation du porc qui sont des pratiques qu´amenèrent avec eux les "conquistadores". Imaginative et raffinée, la cuisine mexicaine ne se limite pas aux plats habituellement servis dans les tex-mex européens ou américains. Saveurs multiples, produits généreux et d'une grande diversité, influences multiculturelles, le Mexique offre un voyage gastronomique en classe découverte et gourmandise.

« La cuisine traditionnelle mexicaine - culture communautaire, vivante et ancestrale, le paradigme de Michoacán » a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO le 16 novembre 2010. Les plats consommés aujourd'hui sont souvent produits par des multinationales qui reprennent en les simplifiant les anciennes recettes, gain de temps oblige. On sert également dans les régions touristiques des plats très fantaisistes et innovateurs aux touristes avides d'exotisme.

Au centre de la vie culinaire mexicaine, incontournable et ancestrale, la tortilla est sur toutes les tables, à tous les repas. Elaborées à partir de farine de maïs, ces fines galettes se dégustent comme du pain ou entrent dans la composition de nombreuses recettes mexicaines.

La ponctualité

La ponctualité n’est pas toujours une priorité dans la culture d'affaires mexicaine. Par contre, le Mexicain exigera de son futur partenaire étranger d’arriver à l'heure à la rencontre. Par contre, pour les événements sociaux, il est normal d'arriver au moins 30 minutes en retard.

Signification du mot mañana

Il est important de comprendre la subtilité du mot mañana. Le Mexicain n’aime pas être déplaisant et dire non. Pour ce faire, il utilisera le mot mañana qui signifie plus tard dans un futur proche ou tout simplement non. Par contre, il faut faire attention puisqu’un non peut vouloir dire non (pour nous), mais également peut-être ou on verra. Il est donc important pour un occidental, de ne pas prendre ce mot à la lettre.