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Culture en Estonie

Culture en Estonie

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De tout temps, l'Estonie s'est trouvée dans la sphère de culture européenneTallinn (Reval à l'époque) était, au Moyen Âge, la ville la plus orientale de la ligue hanséatique.

Forte des diverses cultures qui se sont côtoyées et succédé du fait des occupations successives, l'Estonie s'est forgé une culture particulière faite de tolérance et de respect envers l'étranger, quels que soient son pays ou sa culture. L'Estonie compte de nombreuses minorités : les Russes représentent 25,7 % de la population. Viennent ensuite les Ukrainiens : 2,1 % de la population; 1,2 % de la population est biélorusse et 0,8 % finnoise... L'importance de la population russophone vient naturellement de l'occupation soviétique et de l'industrialisation forcenée dont l'Estonie avait fait l'objet à l'époque.

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Dans le domaine des arts, l’événement le plus important, le plus attendu de ces dernières années a été indiscutablement l’inauguration début 2006 du nouvel édifice du Musée estonien des beaux-arts, Kumu kunstimuuseum, à Kadriorg. L'édifice lui-même, œuvre de l’architecte finlandais Pekka Vapaavuori, qui avait gagné le concours d’architecture organisé il y a plus de dix ans, a déjà attiré l’attention au plan international ; le public estonien est pour sa part surtout intéressé par ce qu’il peut admirer à l’intérieur du musée. Pour la première fois dans ses presque quatre-vingts-dix ans d’existence, ce denier est en mesure de présenter une exposition permanente d’art estonien, depuis le début du XVIIIe siècle jusqu’aux années 1990. Les œuvres d’après la IIe Guerre mondiale ne sont pas moins représentées que les oeuvres classiques : on peut y admirer aussi bien des avant-gardistes reconnus tels que Leonhard Lapin, Ülo Sooster ou d’autres encore, que des auteurs particulièrement aimés des Estoniens, tels que Jüri Arrak et Enn Põldroos.

A côté de l’exposition permanente, Kumu comporte également une galerie d’art contemporain et une grande salle d’exposition, qui accueille des œuvres venues d’Estonie et d’ailleurs. Kumu aspire ainsi à devenir l’un des grands centres artistiques des pays baltes, un lieu de rencontre dans la vie artistique du nord de l’Europe et de l’Europe tout entière. 

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Littérature estonienne

L'estonien n'est pas une langue indo-européenne mais finno-ougrienne de même que le finnois et le hongrois. L’estonien littéraire nait tardivement, entre le XVIe et le xviie siècle. Le plus ancien livre en langue estonienne parvenu jusqu'à nos jours, le catéchisme de Wanradt et Koell, a été publié en 1535 à Wittenberg. L'épopée nationale, le Kalevipoeg, a été collectée et rédigée par Friedrich Reinhold Kreutzwald et est parue entre 1857 et 1861 dans les publications de la Société Savante Estonienne. Son édition populaire a été publiée en Finlande en 1862.

La littérature estonienne a partie liée au réveil du sentiment et de l’identité nationale au XIXe siècle. Si le premier ouvrage publié en langue estonienne est un catéchisme luthérien de 1535, le succès de la littérature en langue estonienne, très proche du finnois, après des siècles de domination de l’élite d’origine allemande, est dû pour une large part à Friedrich Reinhold Kreutzwald, qui a collecté et rédigé l’épopée nationale, Kalevipoeg (1857-1861) (le fils de Kalev). Elle est surtout utilisée par des pasteurs allemands pour transmettre la littérature religieuse. Le plus ancien livre en estonien est le catéchisme de Wanradt et Köll, publié en 1535 à Wittenberg. On remarquera que c'est la Réforme qui est à l'origine de ce livre.

Le xviiie siècle voit la naissance de la littérature nationale, et la langue écrite se répand par les almanachs et journaux, colportés jusqu’au fond des campagnes. La littérature est alors composée de récits imités d’œuvres allemandes. À partir de 1820, Kristjan Jaak Peterson est à l’origine de la poésie estonienne moderne. Dans les années 1850, dans la suite des mouvements nationaux et romantiques, la littérature connaît un véritable essor, avec notamment la redécouverte du folklore national et la rédaction de l’épopée nationale, le Kalevipoeg, composée par Friedrich Reinhold Kreutzwald, a été publiée entre 1857 et 1861 (voir L'Homme de Bois et la Femme d'Écorce, un conte typiquement estonien) dans les publications de la Société savante estonienne. L'édition populaire a été publiée en 1862 en Finlande. À cette période, entre 1860 et 1885, la nation estonienne prend conscience d’elle-même, et la littérature se développe rapidement. La poésie est un genre particulièrement vivace (et le reste aujourd’hui), symbolisée à cette époque par l’une des grandes poétesses de ce pays, Lydia Koidula. Comme dans le reste de l’Europe, la fin du xixe siècle voit le développement d’une littérature réaliste, en particulier avec Juhan Liiv et Eduard Vilde.

Peu après, la littérature s’ouvre de plus en plus aux courants occidentaux, avec le groupe des Jeunes Estoniens. C’est dans ce contexte qu’émerge l’une des figures estoniennes les plus connues à l’étranger, celle de la poétesse Marie Under. Les années 1920 voient le retour du réalisme, avec Tammsaare. La période de l’entre-deux-guerre, celle de l’indépendance, contraste fortement avec la suivante, celle de l’exil pour les uns, de la déportation en Sibérie pour les autres. La littérature estonienne en exil demeure très vivace, pour preuve les 2 600 volumes en estonien qui sont parus entre 1945 et nos jours. En Estonie devenue soviétique, la littérature « bourgeoise » est brûlée, interdite et censurée. Un certain renouveau se déclare après la mort de Staline, avec les débuts de grands auteurs comme Viivi Luik et Jaan Kaplinski, mais surtout le monument vivant Jaan Kross qui est publié chez Robert Laffont. Il est l'auteur notamment du Fou du Tzar (1978), Prix du meilleur livre étranger 1989. « Ses romans, aujourd'hui traduits en de nombreuses langues, font revivre pour la plupart des figures importantes de l'Histoire estonienne ou des Estoniens ayant atteint dans leur domaine une certaine notoriété internationale » comme le baron balte Timotheus von Bock du Fou du Tzar.

Une fois le retour de l’indépendance, l’Estonie libre retrouve une belle vitalité littéraire, marquée par l’émergence de nombreux jeunes auteurs, comme Tõnu Õnnepalu, en particulier grâce aux généreuses subventions de la Fondation pour la culture.

Théâtre

Si on le compare avec les genres de création individuelle, le théâtre présente un système bien plus complexe – les évolutions y sont donc plus lentes et plus laborieuses. Après une période de crise au début des années 1990, les salles ont retrouvé leur public. Le plus ancien des théâtres estoniens, le Vanemuine de Tartu, a gardé sa polyvalence, puisqu’il offre des mises en scène de théâtre, de musique et de danse. En plus du Théâtre estonien d’art dramatique (Eesti Draamateater) et du théâtre d’opéra et de ballet Estonia, il faut mentionner parmi les établissements les plus prestigieux et les plus créatifs le Théatre municipal de Tallinn (Tallinn Linnateater), qui s’affirme surtout en raison de l’énergie de son directeur, le metteur en scène Elmo Nüganen. Les représentations alternatives trouvent toujours un foyer d’accueil assuré au théâtre Von Krahl, dirigé par Peeter Jalakas. Il faut mentionner l’importance de Mati Unt, écrivain et metteur en scène récemment décédé, qui s’était forgé un public personnel avec une oeuvre caractérisée par l’utilisation au théâtre de stratégies et de tactiques postmodernistes. Un nouveau théâtre a également attiré l’attention des critique et a suscité un grand intérêt : il s’agit de “NO99”, avec les mises-en-scène de son responsable Tiit Ojasoo et ses expériences d’analyse de l’essence et des limites de la représentation. Autre phénomène digne d’attention, le théâtre d’été attire un public nombreux, découvrant chaque année de nouveaux cadres et possibilités de représentation pour des mises en scène de tous genres en dehors des salles de théâtre habituelles. De plus, à côté des grands théâtres nationaux, nous voyons se développer de plus en plus activement les petites troupes indépendantes, auxquelles s’ajoutent les amateurs de danse contemporaine, avec plusieurs troupes, agences et festivals.

Cinéma

L’Estonie a recommencé à se donner les moyens matériels et humains d’une production cinématographique régulière: en plus des cinéastes plus expérimentés, tels que Jüri Sillart ou Peeter Simm, on voit émerger une nouvelle génération de réalisateurs de films de fiction qui arrive à maturité (Andres Maimik, Jaak Kilmi, Rainer Sarnet). Dans la vie cinématographique de l’année, le point culminant demeure, aussi bien pour les amateurs estoniens que pour ceux de la région, ce point de rencontre qu’est le Festival des nuits noires (Pimedate Ööde Filmifestival) ; un public fidèle fréquente le Festival annuel du Film documentaire et anthropologique de Pärnu, organisé par le cinéaste Mark Soosaar, personnalité aux multiples facettes. Et depuis des années, le cinéma estonien est internationalement connu grâce à l’animation, et surtout à Priit Pärn qui demeure parmi les principaux auteurs de films d’animation au monde.

Musique estonienne

L’Estonie est aussi terre d’élection de la musique et des musiciens. Au delà des motets et de la musique chorale de Rudolf Tobias, au XIXe siècle, l’Estonie peut s’enorgueillir des compositions classiques contemporaines d’Arvo Pärt, mais aussi des symphonies romantiques et atonales d’Eduard Tubin. Neeme Järvi est un célèbre chef d’orchestre qui travaille actuellement à l’orchestre philarmonique de Detroit.

La musique estonienne partage avec les pays baltes un destin politique similaire, fait de conquêtes, de dominations et de bouleversements. L'Estonie fut sous domination livonienne au Moyen Âge, puis suédoise (1629) puis russe ou soviétique (1721). Elle fait partie des pays nordiques par sa culture et sa langue.

La musique est ancienne et on y retrouve la tradition pré-chrétienne finnoise des chants runiques qui disparut pour laisser place au folklore d'inspiration suédoise ou russe avant de réémerger dans la musique classique contemporaine. Le pays est réputé par ailleurs pour la qualité de sa musique chorale.

Le rock estonien a su trouver une popularité en favorisant une expression rebelle face au régime. Parmi les groupes les plus connus, Vanilla Ninja, Kerli et Metsatöll figurent en bonne place.

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Taavi Kerikmäe (né en 1976) est un compositeur de musique électronique et improvisateur. Urban Symphony est un groupe d'estonienne qui mélange électronique,classique et pop.

Il y a aussi parmi les plus connus : Koit Toome,Getter Jaani,Eda-Ines Etti,Maarja-Liis Ilus,Lenna Kuurmaa très populaire en Estonie,elle est la principale chanteuse du groupe Vanilla Ninja,Birgit Õigemeel,Tanel Padar,Dave Benton et Robin Juhkental chanteur du groupe Malcolm Lincoln.

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Cuisine estonienne

La cuisine estonienne est une cuisine paysanne qui a connu l’influence des différents occupants, Suédois, Allemands, Russes, etc. Cuisine peu épicée et douce, la cuisine devient plus riche en hiver pour affronter la dureté du climat, elle s’allège en été avec les produits du potager et de la forêt.

La cuisine estonienne est douce et peu épicée. Le porc, le chou, la pomme de terre (introduite au XVIIe), les légumes-racines (betteraves, carottes, navets) ainsi que de nombreuses variétés de céréales occupent une place prépondérante dans les recettes estoniennes.

Les produits utilisés sont ceux principalement du terroir estonien. Proche de la nature les Estoniens pratiquent encore la cueillette des fruits et des champignons de la forêt. Comme pour leurs ancêtres la forêt permet de se procurer un complément de nourriture, c’était aussi un lieu protecteur en cas de danger.

La fin de l’été est la période de la conservation des légumes, des fruits et des viandes pour l’hiver. Les bocaux de haricots, de cornichons, de citrouille, de champignons s’accumulent dans une pièce réservée à cet effet « sahver » (une pièce non-chauffée, sorte de chambre froide.) Le miel autre produit naturel remplace le sucre et se retrouve pour d’autres usages, boissons (hydromel) ou comme médicament.

La nature offre également par la chasse et la pêche un complément nutritionnel important. Même si cela devient pour les citadins plus un loisir qu’une nécessité, la population rurale y trouve un appoint appréciable. De nos jours une certaine uniformisation des modes d’alimentations domine et les disparités régionales tendent à s’atténuer.

Auparavant il existait de réelles différences d’alimentations entre le paysan au milieu de ses terres avec ses vaches et le pêcheur de Saaremaa.Ce dernier se contentait de pomme de terre et de poissons fumés alors que le paysan pouvait compter sur son élevage pour une alimentation plus carnée.

L'Estonie a une grande tradition en matière de pain : plusieurs sortes sont réalisées à l'aide de différentes farines (seigle, sarrasin). Il peut être parfumé au coriandre, au cumin, à la cardamome, au sésame. On compte une trentaine de recettes.La nourriture traditionnelle se composait de bouillie de d’orge avec du lait caillé, de pomme de terres et de harengs salés. Les jours de fêtes, un peu de viande et des œufs pouvait améliorer l’ordinaire. Les gruaux, porridge et autres bouillies de céréales constituaient avec la pomme de terre l’alimentation de base des Estoniens.

Les soupes sont importantes dans la cuisine estonienne. Elles sont souvent à base de céréales ou de légumes. Le kringel est un dessert estonien traditionnel. C'est une pâte tressée recouverte d'un nappage. Il existe beaucoup de variantes: avec chocolat, noisettes, raisins secs... Le kissel est une gelée au fruits et est aussi un dessert traditionnel.

Aujourd'hui, les repas en famille se font rarement. Les Estoniens prennent un petit déjeuner lèger: un café et parfois du porridge ou un sandwich. Le repas du midi est composé souvent d'un café avec un sandwich avec un passage au fast-food. Pour les hommes d'affaires, c'est un repas au restaurant. Les élèves, à l'école se contentent de quelques chips et de sucreries sans manger la nourriture de la cantine de l'école.

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