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Culture au Venezuela

Culture au Venezuela

L'histoire a fait du Venezuela un carrefour humain assez particulier. Environ 2 % des Vénézuéliens sont autochtones. Ils habitent les plateaux de la Guyane et dans les forêts tropicales, ainsi qu’à l’ouest du lac Maracaibo.

Les descendants des esclaves africains représentent environ 9 % de la population et vivent surtout le long des côtes et dans les villes portuaires. On s'accorde à penser que la plupart des esclaves qui furent amenés de force dans les plantations de cacao étaient d’origine bantu, yoruba et mandingo. Les Blancs, descendants des colons ou immigrés plus ou moins récents (Amérique latine et centrale, Français, Italiens, Allemands), habitent pour la plupart les grands centres urbains.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/04/Catedral_de_M%C3%A9rida%2C_Venezuela.jpg

Bien que la constitution du pays garantit à chacun la liberté de culte, la principale religion reste de loin le catholicisme, les protestants représentent une minorité religieuse dans le pays. L'athéisme est en nette progression.

Le boom économique des années 1970 a favorisé une immigration économomique importante, notamment de Colombie. On estime qu’un Vénézuélien sur 6 serait né à l’étranger ! Les métis, aux origines diverses représentent 70 % de la population. Au-delà des différences ethniques, le Vénézuélien des villes n’a pas grand-chose en commun avec le Llanero, cow-boy solitaire des Llanos, pas plus qu’avec l’Amérindien d’Amazonie, ou encore le pêcheur des côtes caribéennes. Cette grande diversité culturelle enrichit bien évidemment les arts et le mode de vie

Culture et civilisation au Venezuela

L'espagnol, langue officielle, est caractérisé par des variantes dialectales qui le différencient quelque peu du castillan. Les Amérindiens parlent encore quelques langues de la famille linguistique caraïbe. Le Venezuela est un pays jeune et cosmopolite : 70 % de la population a moins de 30 ans, et c'est le pays le plus métissé d'Amérique latine. Beaucoup d'immigrés d'Europe, des Antilles, d'Equateur, du Pérou et de Colombie, sont venus s'y installer à l'époque du boom pétrolier. C'est une société très contrastée, mêlant l'insolente richesse et l'extrême pauvreté, un style de vie très américanisé (le base-ball est le sport national) et des traditions qui sont l'héritage des conquérants espagnols (corridas).

En très large majorité catholiques, les Vénézuéliens sont en réalité peu pratiquants, et les dévotions à l'égard des saints se confondent souvent avec des cultes proches du vaudou haïtien et de la santeria brésilienne.

Parmi les groupes indiens, on compte les Caraïbes, les Arawaks, les Chibchas et les Tupis-Guaranis. Leur culture a été profondément bouleversé par les missionnaires, tandis que leurs terres suscitent la convoitise des chercheurs d'or, des compagnies forestières, minières et pétrolières, et des narcotrafiquants. Les plus célèbres sont sans doute les Yanomamis, un peuple semi-nomade vivant à cheval sur la frontière brésilienne.

Les grandes plaines du Venezuela sont le domaine des llaneros, des cow-boys gardiens de troupeau qui aiment jouer du lasso. Les rodéos sont l'occasion de barbecues géants (asados) où les cavaliers, paradant en costume de lin blanc, stetsons et bottes, dansent le joropo au son de la harpe et de l'harmonica. Enfin, au pays des Miss (le Venezuela est un vivier inépuisable de Miss Monde et autres Miss Univers), le culte de la beauté et du paraître tient une place primordiale.

Les Vénézuéliens sont parmi les plus grands consommateurs au monde de produits de maquillage, de produits de soin et de déodorants. La chirurgie esthétique et plastique y fait des merveilles. Toutes les femmes vouent un culte absolu aux eye-liners et aux rouges à lèvres brillants et colorés. Elles n'hésitent pas à se teindre en blondes et fréquentent assidûment les salles de gymnastique. Les hommes, tout aussi coquets, font également des efforts et des frais pour se pomponner lors des dîners en ville. Ils se liment soigneusement les ongles, qu'ils n'hésitent pas à vernir parfois, se parfument à outrance et passent leur temps à se recoiffer devant les miroirs, tout en cultivant leur image de machos. De façon générale, les Vénézuéliens aiment faire la fête, en particulier lors du carnaval, danser au son des tambours et des congas avec le rhum qui coule à flots. (source)

Littérature

Les premières manifestations littéraires se développent après l'indépendance autour d'Andrés Bello – né à Caracas en 1781, cet intellectuel devait jouer un grand rôle dans la vie culturelle chilienne –, conscience de la culture hispano‑américaine (Silva de la agricultura de la zona tórrida, 1826). Le plus grand prosateur vénézuélien du XXe siècle est Rómulo Gallegos (1884-1969), qui fut président de la République. Doña Bárbara (1929), roman de la savane vénézuélienne et de la lutte de la civilisation contre la barbarie, son chef‑d'œuvre, est considéré comme l'un des romans les plus marquants du XXe siècle hispano‑américain. Dans les générations contemporaines a été remarqué l'art romanesque de Salvador Garmendía, de Miguel Otero Silva et d'Arturo Uslar Pietri, romancier de l'histoire du Venezuela. Né à Caracas, il a publié des nouvelles dans des magazines pour la jeunesse et entrepris des études en sciences politiques avant de devenir au début des années 1930 membre de la délégation diplomatique du Venezuela à Paris où il se lie avec d'autres futurs grands écrivains sud-américains comme Alejo Carpentier ou Miguel Angel Asturias.

Cinéma

Le septième art se développe dans les années 1940 sous l'influence de Rómulo Gallegos. Les thèmes ethnographiques, sociaux ou politiques sont les plus courants. La principale figure du cinéma vénézuélien est Margot Benacerraf, qui obtint un prix au Festival de Cannes en 1959 avec son film Araya(1958). D'après les commentaires originaux de 1959: "Et le sel était plus précieux que l'or."... "et sous le quotidien, se trouve l'exceptionnel." - Berthold Brecht

Musique au Venezuela

La musique assimile les apports culturels les plus divers. Les éléments amérindiens et africains occupent un espace non négligeable face à l'élément espagnol, qui est prépondérant. Chaque région possède son propre folklore. Quant à la musique classique, elle reste fidèle à la musique populaire, d'où elle tire sa principale inspiration. La musique du Venezuela est influencée par ses origines amérindiennes, africaine et hispanique. La culture autochtone est aujourd'hui présente dans la musique à travers certains instruments, entre autres le cameo, un tambour, et le botuto, une sorte de trompette. La culture hispanique a permis l'introduction de nombreux genres populaires, dont le galerón, le corrido et la guaracha. La musique populaire d'origine afro-antillaise est reine dans le cœur des Vénézuéliens. Le merengue, la cumbia et la salsa font danser et vibrer jeunes et moins jeunes dans l'ensemble du pays. Ces rythmes endiablés se sont frayé un chemin et influencent les plus grands artistes contemporains du pays : Oscar D'León est sans conteste le plus connu des salseros dans le monde. L'instrument national par excellence est le « cuatro », similaire a la guitare, mais plus petit et doté de quatre cordes ; d'une très particulière sonorité, il est la base musicale de tous les « conjuntos criollos », petits orchestres créoles (du pays), appelés aussi « conjuntos de harpa, cuatro y maracas », qui accompagnent les chanteurs de joropo, de valses criollos, de jotas margariteñas, de gaitas maracuchas (de Maracaibo), etc. Depuis quelques années, le Venezuela a obtenu une notoriété mondiale grâce au système national d’orchestres symphoniques pour jeunes, avec plus de deux cent mille participants de tous les coins du pays et des quartiers les plus démunis ; ce système a démocratisé et popularisé l'amour pour la musique classique de tous les temps. Aujourd’hui, grand nombre de très jeunes virtuoses, chefs d’orchestres (Gustavo Dudamel par exemple) et musiciens sont très prisés dans les meilleures salles de concert du monde.