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Chefchaouen, ville sainte du Maroc

Chefchaouen, ville sainte du Maroc

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La province de Chefchaouen au Maroc peut être caractérisée par la diversité de ses données naturelles et les contrastes qu'elles impriment à son vaste territoire. La province s'étend sur les collines schisteuses des pays Jbala, la dorsale calcaire et enfin la basse montagne de terrains primaires du Ghomara.(source)

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Chefchaouen (شفشاون) est une ville du Maroc située en aval des montagnes du Rif, dont les crêtes forment d’ailleurs des cornes de gazelles surplombant cette ville. 

Mais il y a autre chose encore qui assure la réputation de la ville, c'est le soufisme ambiant qui y baigne.

Chefchaouen est d'abord une ville religieuse considérée comme une ville sainte au Maroc. Elle compte un important patrimoine religieux : 20 mosquées et oratoires, 11 zaouïa (lieu de réunion de confrérie) et 17 mausolées ; ceci lui a valu le nom de El Madine El Saliha « la Ville sainte ».

La Grande Mosquée de Chefchaouen « El Masjid El Aadam »  a été construite en 1471/ 969 de l’hégire par Moulay Ali Ben Moussa Ben Rached El Alami qui est le fondateur de Chefchaouen. Cette mosquée fut chargée, à part la célébration des cultes, de dispenser l’enseignement des sciences humaines et islamiques aux étudiants qui arrivaient de toutes les villes du Royaume chérifien.

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Houssine Alaoui Chrifi, nous explique sa visite de Chefchaouen.

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Hadra de Chefchaouen

Cette ville est inontestablement le centre d'une tradition musicale et poétique riche et diversifiée par la cristallisation d’une forme musicale particulière appelée hadra qui consiste en un rituel qui se pratique dans le contexte spirituel des assemblées des confréries soufies en comportant des invocations, des louanges et des prières chantées, dont la finalité est de parvenir à un certain état d’extase (wajd), considéré comme le fruit d’une union avec la présence divine. Cet art se manifeste aujourd’hui notamment lors des moussem, les anniversaires et les festivités, et spécialement celui du Mouloud (Mawlid), l’anniversaire de la naissance du Prophète Sidna Mohamed.

Remontant au XVIe siècle, la hadra de Chefchaouen est l’apanage de la prestigieuse lignée de l'ordre soufi des Bekkaliya.

Sous la direction spirituelle du maître Sidi Ali Hadj Bekkali,  ensuite de son fils Sidi Mohamed El Hadj, puis de Sidi Ali Berreyssoul et de Sidi Yahia Al-Hindi, cette confrérie a légué un héritage important d’enseignements et de poèmes religieux, d’invocations et de chants populaires.

Une des personnalités marquantes de cette lignée de maîtres spirituels est la sainte Cherifa Lalla Hiba Bekkaliya, rattachée à la zaouïa  de Bekkaliya du village de Douar Haraïk, situé sur le territoire de la tribu des Ghzaoua. C’est elle qui passe pour être à l’origine de la hadra des femmes de Chefchaouen, dont la pratique s’est maintenue sans interruption jusqu’à nos jours.  (source)

 

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