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Azrou

Azrou

Azrou est une ville du Moyen Atlas située à 89 km au sud de Fès, dans la région de Meknès-Tafilalet. Elle est la capitale des cerises, des cèdres, de l'air pur et de la pisciculture du Maroc.

En 2010, cette population la population compte 56 335 personnes. La région joue un rôle de zone tampon entre la grande ville et la campagne en constituant ainsi un moyen d'intégration urbain harmonieux. Les amazigh de la région sont très ouverts aux populations étrangères, et possèdent un grand sens de l'hospitalité. La ville a également accueilli d'autres populations, notamment de la région du Rif, installées pour contribuer au développement d'activités plus récentes comme la boulangerie ou encore l'arboriculture.

Azrou est surtout connue pour avoir abrité le premier collège berbère de la région, le Collège Berbère d'Azrou :Actuellement lycée Tarik Bnou Ziad qui fut construit par les autorités coloniales françaises dans le but de former des agents marocains pour l'administration coloniale. Il était l'un des instruments de l'application du dahir berbère.

Le Dahir était celui où SM le Roi du Maroc et la Résidence se mettaient d'accord pour laisser les Berbères régler leurs problèmes de justice selon les coutumes en vigueur,ce qu'ils faisaient depuis des millénaires sans avoir recours à d'autres justices (coloniale ou Makhzen). Là dessus,les arabophones Fès, Rabat,S alé,se sont inquiétés, ca ils perdaient le contrôle sur la campagne peuplée comme tout le Maroc, en majorité de Berbères. Leur rôle se trouvait alors diminué,l'application de la Charia soit disant compromise,ce qui n'était pas le cas.

Le parti de l'Istiqlal,dont les dirigeants sont issus de cette bourgeoisie arabe, laquelle d'ailleurs ne peut se prévaloir d'aucun martyr va exploiter à son profit, l'aspect religieux et politique de l'affaire à travers le nationalisme.

Le Collège devint un établissement d'enseignement de référence dans la région, d'où une partie des élites politiques et militaires de 1956 à 1973 sortirent. Après l'indépendance, le collège d'Azrou fut renommé en Lycée Tarik Ibn Ziad.

   

Zone touristique

Azrou est une ville historiquement attractive au niveau commercial grâce à son souk hebdomadaire qui rassemble tous les éleveurs, artisans, agriculteurs des alentours. La nécessité pour les nomades séjournant dans les environs de vendre leur production de laine en échange de sucre et de thé a développé ce type de relations qui durent depuis des décennies.

De nos jours la ville se transforme en une destination touristique, la preuve est le nombre de touristes qui visitent la ville, un nombre plus en plus grand. La plus grande cédraie du monde se trouve à Azrou sur le territoire des Beni M'Guild. La ville compte 4 ou 5 hôtels. Région connue également pour ses cerisiers, ses pommiers, sa pisciculture, son Cèdre Gouraud et ses singes, ainsi que son sanatorium désaffecté de l'agglomération avoisinante de Bensmim.

Artisanat à Azrou

Azrou est la ville artisanale du Maroc par excellence, on cite ici la sculpture sur bois de cèdre, le textile et la fabrication des tapis, les tuiles vertes, les tapis de la région de Azrou sont très cotés partout au Maroc, et portent le style bérbère, on distingue notamment le tapis bérbère de Beni Mguild, ce sont des tapis qui prennent des couleurs vives et la teinture garantie, elles sont généralement rasés après fabrication, et les plus beaux et fameux sont ceux en couleur vive et ocre rouge comme la couleur de la terre du Moyen Atlas. Les dessins sont exclusivement géométriques et n'ont pas de motifs d'encadrement.

La composition artistique utilise souvent un thème unique pour le décor de la totalité du champ, l'élément d'usage est normalement le losange exécuté en quadrillage; pour certains tapis, les losanges marrons sont concentriques. Les Aït Abdi, fraction des Béni M'Guild, utilisent des bandes transversales qui séparent le champ en deux ou plusieurs compartiments.

Ils ont également un très grand penchant sur les compositions en damier. Chez le berbère de la tribu des Irklaoun on trouve aussi des compositions avec des motifs en chevron.

Par ailleurs, il y a lieu de rappeler que si l'art de la statuaire s'épanouisse aussi à Marrakech et à Tanger, c'est à Azrou qu'a été créé le premier atelier de sculpture. La matière première utilisée par les artisans est le cèdre, l'acajou et le noyer. Les sculpteurs façonnent en moyenne deux pièces par jour lorsqu'il s'agit de petits animaux.

Les pièces plus massives demandent environ une semaine de travail. Les artisans utilisent une herminette pour dégrossir le bois, une gouge et un maillet pour évider, des burins, des scies, et un vilebrequin pour dessiner les yeux. Les oeuvres sont poncées à la râpe et au papier de verre, on les finit à l'encaustique et à la peau de chamois.

Le singe, qui vit dans la région, est un motif courant, tout comme l'aigle, le flamant rose, le cerf... Les artisans sculptent aussi des hommes au travail, des femmes portant enfant ou jarre, ainsi que des vases à anses multiples d'un seul tenant d'où pendent des anneaux faisant chaîne et que l'on croirait soudés s'ils n'étaient en bois.

Découverte d'un campement Atérien qui date de plus de 50 000 ans avant JC

Un groupe de chercheurs de l'Institut des Sciences de l'Archéologie et du patrimoine (INSAP) du ministère de la Culture, vient de mettre au jour un important campement atérien qui daterait de plus de 50 000 ans environ au sud de la station d'hiver de Michlifen dans la région d'Azrou.

Les mêmes recherches ont, également, permis de localiser des structures d'habitat préhistoriques dans la grotte d'ifri Ouberid située dans la commune d'Aïn Elleuh à 30 km environ au sud de la ville d'Azrou.

Les dites structures, qui dateraient d'après l'étude préliminaire du matériel archéologique des civilisations néolithique et campaniforme (entre 6000 et 3000 ans avant notre ère), se composent d'ateliers de fabrication d'outils en silex et en calcédoine et de structures de combustion qui conservaient encore les ossements d'animaux sauvages (mouflon à manchettes, boeuf sauvage, gazelles, sanglier, chacal ) chassés par l'homme de l'époque.

La présence dans les structures précitées de la céramique et de matériel de broyage témoignent d'une éventuelle pratique de l'agriculture et d'un savoir culinaire ancestral bien développé.

Une activité artistique est, aussi, attestée par la découverte d'un certain nombre d'objets de parure fabriqués à partir de coquilles de mollusques marins et d'ossements d'animaux.

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