Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LNO

LNO

Menu
Artisanat à Meknès : la damasquinerie

Artisanat à Meknès : la damasquinerie

Damasquinage ou encore damasquinerie (de damaschino, mot italien dérivé de Damas) est une technique artistique, originaire de Damas (Syrie), qui consiste à enchâsser un fil de cuivre, d'or ou d'argent, sur une surface métallique, généralement de fer ou d'acier, afin de créer un motif décoratif. Le résultat de cette incrustation est appelée une damasquinure. Ce type de décoration est très courant dans l'art médiéval.

La damasquinerie est également un art très apprécié par les Marocains. Cet art délicat est utilisé dans la décoration d'éperons, d'étriers, de gardes de sabres mais aussi pour la fabrication de vases, d'assiettes, bracelets, bagues, brûle-parfums.... Au Maroc, cet art de l'incrustation d'un métal dans un autre fleurit surtout à Meknès.La damasquinerie consiste à incruster dans le métal des fils lisses ou torsadés en cuivre, en argent ou en or. L'objet en fer est chaudronné et limé pour supprimer les traces de soudure. L'artisan chauffe la partie à incruster, et, avec un couteau en acier dur, prépare son dessin par des hachures grossières.

En passant à travers la flamme d'un réchaud à gaz, l'objet prend une couleur bleuâtre qui permet à l'artisan de mieux discerner le dessin qui sera tracé avec le fil d'argent. Il forme alors le motif directement sur la pièce en fer en appliquant le fil d'argent ou de cuivre qu'il martèle délicatement. En pénétrant, le fil se soude au support. L'objet passe une nouvelle fois au feu avant d'être poli, de préférence à l'aide d'une pierre d'agate. On plonge la pièce directement dans la forge pour lui donner cette couleur noire qui fait ressortir l'argent. Pour éviter l’oxydation, une huile minérale y est appliquée.

Pour l'opération de la damasquinerie, on polit l'acier, soit une arme, soit un vase ou tout autre objet; on le porte à une chaleur modérée pour le bleuir. On trace ensuite légèrement avec la pointe du burin le dessin qu'on veut appliquer; ou bien on couvre l'acier d'une couche de vernis fait de cire blanche, de mastic en larmes et de spath en poudre; on noircit à la flamme, et on trace le dessin à la pointe obtuse et dure, en avant soin d'atteindre le métal; on y verse ensuite un mélange d'acide nitrique faible, de sel et de vinaigre; puis on nettoie, et le dessin se trouve finement tracé sur le métal : il n'y a plus qu'à procéder aux incrustations. Pour cela, plusieurs moyens sont en usage :

  • On peut simplement poser, en les fixant avec de la cire, les fils d'or et d'argent sur le dessin, en en suivant scrupuleusement tous les détours, et, par la seule force du marteau, l'incrustation s'opère d'une manière suffisante;
  • On trace de profondes intailles au burin, et on y introduit des fils métalliques plus forts; le marteau achève l'opération ; il ne faut pas oublier, après l'incrustation, le polissage et quelquefois le limage, et enfin le trempage;
  • Lorsqu'on a un métal moins dur que l'acier, le bronze par exemple, à damasquiner, on champlève le métal sur toute la surface de la figure à graver; on applique sur le fond une lame mince d'or ou d'argent, qu'on y fixe en rabattant au marteau les bords relevés des contours; puis on modèle les figures sur la feuille rapportée, au moyen des ciselets, des burins ou de poinçons à estamper.


artisanat-a-Meknes-2256.JPG

artisanat-a-Meknes 2251

artisanat-a-Meknes 2254

artisanat-a-Meknes 2252

artisanat-a-Meknes 2255

artisanat-a-Meknes 2258

Artisanat au Maroc