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Musique roumaine

Musique roumaine

Dans le folklore roumain la danse masquée de la capra renvoie à une civilisation pré-chrétienne. Sa signification rappelle un vieux rituel israélite déroulé à l'occasion du grand jour de la réconciliation (en janvier) ; le rituel demande qu'on sacrifie deux boucs : l'un d'eux en l'honneur de Dieu l'autre étant destiné au diable.

La musique roumaine représente une particularité au sein de l'Europe de l'Est, car la population de Roumanie n'est pas essentiellement slave mais plutôt d'origine latine, tout comme celle de Moldavie (dont la musique fait partie, selon les musicologues et les ethnologues roumains). De plus, il existe une grande minorité tsigane particulièrement versée dans la musique et appelée les Lăutari et leur qui anime de leur musique débridée, avec leur joueur de cithare et leur violoniste virtuose les fêtes et banquets (mariages...).

La musique traditionnelle roumaine qui se distingue selon les régions du pays est une musique folklorique très ancienne qui se reflète aussi de nos jours dans plusieurs genre musicaux - mêmes les plus modernes ou populaires (chanteur manele avec des artistes comme Sorin Copilul de Aur ou encore Nicolae Guta) - joués dans le pays. Un musicien comme Gheorghe Zamfir a été l'ambassadeur de cette musique grâce à son succès de par le monde avec sa flûte de pan (naï).


La musique religieuse inspirée de la musique byzantine s'est aussi adaptée à cette spécificité folklorique et s'est développée au sein de monastères orthodoxes au cours du xve siècle. La polyphonie qui s'y est implantée au xviiie siècle vient elle de l'influence russe et européenne.

La musique roumaine est une douce et agréable alchimie entre les différentes cultures qui l'ont influencée. Ainsi la musique grecque, hongroise, slave, turque et occidentale se retrouvent dans les chansons, que celles-ci soient anciennes ou récentes. Inversement, la musique roumaine a influencé celle des voisins, et on la retrouve chez des compositeurs hongrois (Franz Liszt, par exemple) ou russes. La musique traditionnelle est encore très présente en Roumanie et elle comporte deux styles :

  • la musique populaire, dite folklorique, faite de chansons, de danses, de musiques festives : deux chaînes de télévision : Etno-TV ([www.etno.ro/]) et Favorit TV, en diffusent exclusivement, la chaîne nationale en diffuse également toutes les semaines.
  • les colinde (qui marquent le début de l'année solaire), à thème religieux ou historique, qui sont des invocations, des souhaites, voire des prières, mais qui restent laïques, et très différentes de la musique religieuse qui, elle, est une musique savante byzantine.
http://www.natureculture.org/wiki/images/thumb/f/ff/Danse_de_la_capra-roumanie_-_circa-1986--timbre-imprime-par-la-roumanie-montre-des-costumes-folkloriques-capra-circa-19.jpg/800px-Danse_de_la_capra-roumanie_-_circa-1986--timbre-imprime-par-la-roumanie-montre-des-costumes-folkloriques-capra-circa-19.jpg
La musique roumaine doit la révélation de son identité à Georges Enesco qui a joué, dans son pays natal, un rôle analogue à celui de Béla Bartók et de Zoltán Kodály en Hongrie, d'Antonín Dvořák et deLeoš Janáček en Tchécoslovaquie ou de Karol Szymanowski en Pologne. Il était avant tout compositeur, mais son œuvre reste encore dans un oubli incompréhensible. L'interprète – violoniste, pianiste, chef d'orchestre – a souvent éclipsé cet aspect primordial de sa vocation musicale, et il en a beaucoup souffert. Enesco s'est aussi affirmé comme un animateur infatigable – la Roumanie lui doit ses plus grandes institutions musicales –, et un pédagogue hors pair : il fut le maître de Yehudi Menuhin. Anatol Vieru est l'un des principaux compositeurs roumains de la génération intermédiaire, celle qui a été formée par les disciples d'Enesco et qui a eu la rude tâche de se définir une identité dans le contexte de la Roumanie communiste.
http://www.natureculture.org/wiki/images/f/f3/800px-Gheorghe_Zamfir6.JPG

La musique classique est la même qu'ailleurs dans le monde; la Roumanie a eu aussi ses artistes classiques internationalement connus, tels le compositeurGeorges Enesco, le chef d'orchestre Sergiu Celibidache ou la chanteuse d'opéra Angela Gheorghiu. Plusieurs orchestres symphoniques se produisent, le plus connu étant celui de Bucarest.

http://www.natureculture.org/wiki/images/6/60/Georges_Enesco.jpg

La musique roumaine doit la révélation de son identité à Georges Enesco qui a joué, dans son pays natal, un rôle analogue à celui de Béla Bartók et deZoltán Kodály en Hongrie, d'Antonín Dvořák et deLeoš Janáček en Tchécoslovaquie ou de Karol Szymanowski en Pologne. Il était avant tout compositeur, mais son œuvre reste encore dans un oubli incompréhensible. L'interprète – violoniste, pianiste, chef d'orchestre – a souvent éclipsé cet aspect primordial de sa vocation musicale, et il en a beaucoup souffert. Enesco s'est aussi affirmé comme un animateur infatigable – la Roumanie lui doit ses plus grandes institutions musicales –, et un pédagogue hors pair : il fut le maître de Yehudi Menuhin. Anatol Vieru est l'un des principaux compositeurs roumains de la génération intermédiaire, celle qui a été formée par les disciples d'Enesco et qui a eu la rude tâche de se définir une identité dans le contexte de la Roumanie communiste.

Parmi les musiques modernes, la musique pop a connu une vraie explosion dans la période d'entre les deux guerres, avec des chanteurs très riches et célèbres allant parfois jusqu'à Hollywood, tels Gică Petrescu.

Pendant le communisme, la musique a du mal à se développer : on disait alors qu'un quatuor à cordes, c'était "L'orchestre symphonique national, de retour de tournée en occident". Quant à la musique moderne, seule la variété pré-disco, très aseptisée, était tolérée, et il n'existait dans tout la pays qu'une dizaine de clubs.

Depuis la Révolution roumaine de 1989 les musiques modernes sont toutes présentes en Roumanie, et parmi les jeunes, les plus en vogue sont la musique rap roumaine, le house, le pop, les différents styles rock, et, parmi les jeunes de banlieue issus des minorités, les "manele" qui constitue un mélange de rythmes orientaux et de musique électro-pop, cousin du turbo folk balkanique, il est très vite devenu immensément populaire auprès des populations les plus pauvres comme les Tsiganes et les gens des campagnes. Justement parce qu’il aborde des thèmes très populaires comme l’argent, les femmes ou le sexe. Florin Salam, Nicolae Guta et Adi de la Vâlcea sont devenus des maîtres dans l'exercice. A déplorer aussi des paroles peu recherchées, des filles dénudées frisant la vulgarité, une litanie rythmique agaçante… Les critiques fusent autour de ces chansons très commerciales. Plusieurs campagnes anti-manele voient même le jour un peu partout en Roumanie pour bannir les « rois et reines du manele » des ondes radio. (source)

Au début du siècle, on dénombrait en Roumanie une cinquantaine de groupes roms, généralement rassemblés par activités professionnelles, les Kêlderas chaudronniers ou étameurs, les Oursanis montreurs d'ours reconvertis dans la taille de peigne en cornes, les Arjintaris fabricants de jouets, les Laiashs forgerons, les Ciubotaris cordonniers, les Custuraris étameurs, les Blidaris fabricants d'ustensiles de cuisine. Mais ce sont les lautaris qui restent dépositaires de la tradition musicale, ces musiciens au début nomades puis semi-nomades se sont sédentarisés comme les autres catégories sociales roms au cours des siècles.

En Roumanie, les lautaris aujourd'hui sont la plupart du temps musiciens professionnels tsiganes (tigani) reconnus comme tels. Certains villages sont renommés pour leur communauté de lautaris comme le village de Clejani en Valachie à une trentaine de kilomètres de Bucarest, devenu célèbre grâce au Taraf de Haïdouk qui sillonne depuis vingt ans l'Europe et ses festivals.

En plus des fêtes de réjouissance où les lautaris ont toujours su créer l'émotion, les lautaris se sont imposés dans la vie rituelle très riche du monde paysan : deuils, fêtes religieuses.

Le mélange savant et l'enchainement de différentes mélodies d'origine villageoise, régionale ou nationale ou encore d’influence orientale participe à créer une musique originale dans laquelle on retrouve sans cesse cette manière tsigane de jouer (tiganeste) exaltée, orientale et ornementée.

Musique traditionnelle roumaine

Toujours bien vivante en Roumanie, et aussi en République moldave ou Bessarabie, la musique traditionnelle diffère grandement selon les régions. La doina est le style de musique traditionnelle le plus courant. Elle est poétique et mélancolique, jouée sur une mélodie lente accompagnée d'un rythme rapide. Ses variations régionales incluent ca pe luncăde codruhaiduceescăhora lungăklezmeroltuluica din tulnicciobanulde dragostede jalede leagănde pahar et foaie verde.

Les autres styles incluent :

  • bocet (lamentation funéraire),
  • cântec (chant) :
    • cântec batrânesc ou cântece batrânești (ballade épique "chant des anciens"),
    • cântec de dragoste (chant d'amour)
    • cântec de joc (chant à danser)
    • doina (chant lyrique)
    • cântec lung (chant long)
  • când ciobanu' și-a pierdut oile ("quand le berger a perdu ses brebis"),
  • hainale (chant de l'aube)
  • hăulit (appel vocal yodlé)
  • colinde (chant de quête de Noël)
  • semnal (appel instrumental)
  • strigături et țâpurituri (vers chanté parlando)

Parmi les interprètes connus on peut citer :

  • Maria Tănase
  • Ileana Sărăroiu
  • Fanfare Ciocârlia
  • Gabi Luncă
  • Taraf de Haïdouks
  • Toni Iordache
  • Gheorghe Zamfir
  • Mihai Ciobanu

Les ensembles de musiques varient selon les régions :

Banat : le violon est l'instrument principal ici avec le taragot ou le saxophone qui accompagne les danses joc de doiardeleana et brâu. Efta Botoca y est un violoniste connu.

Bucovine : cette province reculée abrite d'anciens instruments tels le țilincă, la cobza, la fluieraș (ou fluier mare) accompagnés à l'accordéon et au violon.

Crișana : les duos de violons sont fréquents ici. Petrică Pașca y a popularisé le taragot.

Dobroudja : est une région avec une forte composante minoritaire tatares, ukrainiennes qui a des influences rythmiques de la musique Turque et bulgare. La danse geamparale y est particulière.

Maramureș et Oaș:les ensembles composés de zongora et violon sont accompagnés au tambour et aux cuivres (taragot, saxophone et accordéon). Des techniques particulières sont utilisées en chant et auviolon afin de les rendre stridents.

Moldavie:les duos de violon et țambal (qui a remplacé la cobza) accompagnent les danses bătutasirbarusasca et geamparaua. Des brass bands se trouvent aussi ici. Ion Drăgoi y est un violoniste réputé. Les Csángós, une minorité hongroise, et les Juifs ont aussi des musiciens connus.

Transylvanie:cette mosaïque culturelle composée de Roumains, Szeklers, Hongrois, saxons, Serbes, Slovaques, Roms a toujours été un foyer folklorique où déjà Bartók et Kodály firent des collectes musicales. Les ensembles composés de violon, alto, contrebasse et parfois un țambal jouent lors des mariages notamment et avec les danses fecioresteînvîrtitaszapora et héjsza. Les Hongrois sont ici fameux pour leurs chants hainale et legényes, et leur musique ancienne jouée sur l'gambă. Le festival de musique de Maramuzical a été créé pour faire connaître les styles de la région.

Valachie : les ensembles taraf y sont communs ; ils accompagnent les danses brâu, geamparale, sârba et hora (aux rythmes boiteux aksak). La vièle fiddle conduit la musique accompagnée au țambal et à lacontrebasse pendant que le chant évoque le haïdouk ("brigand"). Le Taraf de Haidouks est devenu célèbre parmi les lăutari, ces musiciens qui accompagnent les noces.

Munténie : ici les instruments accompagnant les danses brâusârba et rustemul sont le violon et le fluier avec la clarinette et l'accordéon dont Vasile Pandelescu et Ilie Udilă sont des interprètes connus.

Olténie : ici le violon se marie à la flûte naï en plus du țambal et de la guitare (remplaçant la cobza). La cornemuse cimpoi y est aussi populaire.

Ces Roumains qui enflamment les dancefloors mondiaux

Leurs tubes raflent disques d'or et de platine et sont visionnés des millions de fois sur internet. Les stars roumaines Inna, Edward Maya ou Alexandra Stan enflamment les dancefloors d'Europe et d'Amérique grâce à des mélodies simples mais efficaces. "La dance music roumaine est très populaire dans le monde entier", confirme Eelko van Kooten, patron d'un des labels de dance les plus réputés internationalement, Spinnin'Records.

"La dance music roumaine est très populaire dans le monde entier", confirme Eelko van Kooten, patron d'un des labels de dance les plus réputés internationalement, Spinnin'Records.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20110529_015