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Ambiance années 80 au festival l'boulevard de Casablanca

Ambiance années 80 au festival l'boulevard de Casablanca

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Je découvre sur ces vidéo un univers underground que je connais bien en Europe, mais que je ne connaissais pas en version marocaine. Pourquoi accuse-t-on cette jeunesse de tous les maux ? Pourquoi ne lui fait-on pas confiance ? Pourquoi la ridiculise-t-on dans ses élans au lieu de l'encourager ? On ne le criera jamais assez fort : chaque société récolte ce qu'elle aura semé ! La jeunesse marocaine vit au quotidien l'humiliation de l'abandon et va inexorablement à la guerre pour la survie. Le pouvoir politique marocain n'est jamais à l'écoute de la jeunesse du pays. Le pouvoir politique ne donne pas suffisamment à celle-ci l'occasion d'exister pour elle-même, d'accéder à l'indispensable richesse culturelle, voir d'accéder à la critique ou pire encore à la réalisation individuelle de chaque individu. Au contraire, On préfère maintenir cette jeunesse dans la peur : la peur d'exprimer les choses, les sentiments, la peur également devant ceux qui croient détenir la vérité, devant les parents, ses propres pulsions, les voisins, le gouvernement. La peur est vécue de tous les côtés de cette société.

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Récemment filmé dans une ambiance métalleuse au festival tremplin l'Boulevard 2010 à Casablanca (Maroc), où la jeunesse marocaine s'éclate qu'on aime où l'on n'aime pas ! En tout cas c'est du rarement vu au Maroc. Les pouvoirs politiques parlent de musique satanique. Je décrypte plutôt un conditionnement, d'un envoûtement collectif proche de la transe et de l'hystérie. A rapprocher plutôt de tentations morbides, d'obsessions plutôt que de «possession». Ce n'est pas la jeunesse qui est une déception, mais la fuite de valeurs...Je décrypte plutôt sur ces vidéo, une modification de la conscience par ailleurs connu depuis la nuit des temps et dans toutes les cultures de l'humanité. On la trouve dans tous les contextes archaïques, culturels ou religieux amenant le sujet dans un mode hallucinatoire. Il serait intéressant de relire les travaux de Georges Lapassade.

L'Boulevard est depuis 11 ans l'évènement culte de musique urbaine d'Afrique. Chaque année, il rassemble pendant 4 jours des milliers de marocains fans de Rap, d' Electro, de Metal ou de Fusion, venus voir des groupes locaux, mais aussi étrangers.

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La Nayda est un mouvement culturel spécifiquement marocain qui se traduit approximativement de l'arabe par réveil ou debout. Ce mouvement est pour le moment à caractère essentiellement musical, avec une grande dominante issue de la culture musicale du hip-hop et du rap avant gardiste du pays.

Une de ses principales manifestations qui y est associée est le Festival annuel du L'boulevard se déroulant sous la forme d'une compétition à Casablanca. Sur fond de rap ou de fusion, la jeunesse du pays réclame le droit à la parole et pour les groupes marocains, c'est l'une des rares occasions de s'exprimer ou d'animer la jeunesse.

 

 

Le mouvement punk marocain, comme avant lui le jazz et le rock, est avant tout la manifestation d'une contestation sociale et culturelle. Dans les années 70, une nouvelle génération d'artistes musiciens en occident rompait avec le rock hérité des années 60 pour exprimer dans une musique plus brute ses incertitudes quant à l'avenir (exclusion sociale, guerres, crise pétrolière) et son rejet de l'ordre établi et le monde capitaliste des valeurs mercantilistes. Les célèbres slogans "No future", "Anarchy" ou encore "Punk is not dead" cristallisent alors les frustrations d'une frange de la jeunesse qui malgré tout réussit à transformer son désespoir en un mouvement culturel particulier : le punk !

Le mouvement punk exprime surtout ici une révolte contre les valeurs établies, et privilégie l'expression brute et spontanée. Le punk est porteur d'une volonté de « tabula rasa » mais aussi d'un renouveau culturel, l'émergence d'une nouvelle énergie, synonyme d'une liberté de création maximum (labels indépendants, Do it yourself, fanzines, mode, graphisme). Mouvement contestataire par excellence, le phénomène punk résulte de plusieurs facteurs artistiques, économiques et sociaux. S’inscrivant dans le contexte d'une période de crise économique profonde le mouvement punk revendique une appartenance au sous-prolétariat, aux laissés pour compte de la société marocaine. Le mouvement punk est né aussi d’une crise des valeurs. L’amateurisme musical, la débrouillardise et le scandale vont être les nouveaux mots d’ordre du mouvement.

La déviance désigne sur un point de vue sociologique, un ensemble de comportements non conformes aux normes sociales dont la récurrence démontre que ces conduites échappent à la pression sociale, menaçant dès lors le système dans sa globalité. Mais, à leur tour, les conduites déviantes démontrent le caractère changeant des sociétés : les normes étant sujettes à des modifications, certaines conduites déviantes peuvent donc devenir conformistes. Toute conduite déviante n'est pas forcément négative. Une déviance s'écartant des normes pour s'élever vers un modèle idéal (valeurs, vertus, ...) constitue, en fait, une "déviance positive". Mais cette notion demeure aussi relative.

 

 

 

Youssef Benseddik d'un groupe de heavy metal group it : "Notre culture marocaine est basée sur l'islam, sur de la musique non bruyante, sur des paroles qui parlent du prophète et d'allah"

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La condamnation de 14 jeunes accusés de "satanisme" suscite une vive controverse

Les Anges de Satan

Le rap est-il une musique racaille ?