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Algérie, le Nègre à l'éventail

Algérie, le Nègre à l'éventail

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 Algérie, le Nègre à l'éventail


A partir de l'analyse de cette reproduction de photographie coloniale, cette communication démontre la réalisation de constructions identitaires et la perception de l'Autre dans un contexte colonial. La photographie a permis aux autorités coloniales d'exercer un pouvoir sur les peuples colonisés et de construire une perception particulière des indigènes. La photographie du XIXe siècle a donc bien servi des intérêts gouvernementaux et économiques tout en nourrissant le fantasme d'un monde lointain et exotique.

Elle peut être perçue comme complice d'un spectacle où un système esthétique (idéologique) qui assignait l'image des peuples non occidentaux une valeur de trophée. Dans un univers de spectacle carnavalesque : il s'agissait alors dans ce cas plutôt d'un outil de domination, de classification de l'altérité. La diffusion massive de cartes postales bon marché, illustrant les corps “spectaculaires” (souvent chargés d'érotisme) ou de lieux exotiques y ont grandement contribué.

Accompagnant les expositions universelles, les Musées ethnographiques, la vison colonialiste d'un “autre” fascinant (attirant et repoussant à la fois), ces clichés ont façonné l'imaginaire collectif occidental, et on les retrouve encore aujourd'hui sous couvert d'une lecture au “second degré”, d'objets d'exposition (Musée du Quai Branly, exposition “d'un regard l'autre).