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Agoraphobie : « que puis-je faire pour me sentir mieux ? »

Agoraphobie : « que puis-je faire pour me sentir mieux ? »

L'agoraphobie est un état pathologique de peur panique des foules, des espaces vides ou vastes, des lieux publics. Les conduites d'évitement entraînent régulièrement des difficultés d'intégration, une diminution des rapports sociaux, et peuvent dégénérer en influençant la vie affective et socio-professionnelle des patients. L'agoraphobie est la conséquence d'une vulnérabilité biologique et d'une difficulté à contrôler ses angoisses. Par ailleurs, on retrouve souvent chez ces personnes des traits de personnalités communs, comme l'anxiété de séparation.

Mario Scolas

Ces troubles touchent entre de 2 à 4% de la population. Sous sa forme mineure (agoraphobie simple) ils se développent entre la fin de l'adolescence et la trentième année environ. La forme majeure de la pathologie s'accompagne le plus souvent de troubles paniques et survient entre l'âge de 30 et de 45 ans.

Si l'origine de cette névrose diffère selon les sujets, elle survient le plus souvent suite à un traumatisme psychique (accident, deuil, chômage...) récent ou éloigné. Ainsi, cet état — que certains spécialistes différencient d'une « maladie » — peut être développé à tout moment par tout individu. Il peut aussi s'accompagner d'autres syndromes, phobies ou troubles compulsifs (dépression, claustrophobie...). Les peurs agoraphobiques regroupent un ensemble de situations caractéristiques incluant le fait de se trouver seul en dehors de son domicile ; d'être dans une foule ou dans une file d'attente ; sur un pont ou dans un autobus, un train ou une voiture. Les personnes présentant une agoraphobie...

L'angoisse générée par cette manifestation phobique peut être de différente ampleur selon la réceptivité du sujet. Les individus les plus exposés peuvent alors présenter des crises de spasmophilie, appelées aussi « crise d'angoisse » ou « attaque de panique ». À l'exception des personnes présentant des pathologies particulières (déficients cardiaques, asthmathiques...), les crises de spasmophilie ne présentent au demeurant aucun danger pour la santé ou la vie du sujet. Néanmoins, les victimes comparent ces épisodes à une sensation de mort imminente.

L’agoraphobie est toujours très handicapante dans la vie quotidienne, car elle entraîne des évitements importants (parfois le patient ne sort plus de son domicile) et des utilisations d’objets contraphobiques multiples dont des membres de la famille et de l’entourage, ce qui dégrade les relations sociales.