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Abderrahim Souiri, au Palais Royal du Maroc pour la fête du Mawlid

Abderrahim Souiri, au Palais Royal du Maroc pour la fête du Mawlid

Abderrahim Aït Chelleh dit Abderrahim Souiri (Né en 1957, à EssaouiraMaroc) est l'une des voix célèbres qui sert la musique arabo-andalouse. Ce chanteur bercé dans la pratique du  soufisme est très apprécié par les musicologues et son public pour sa voix puissante et remarquable dans son Mawwâl dans les chants dédié au Prophète de l'Islam qu'il représente avec brio auprès de la jeunesse marocaine en quête de spiritualité universelle.

Né en 1957, à Essaouira, ville qui a abrité une forte communauté juive jusqu'au milieu des années 50, Abderrahim Souiri a commencé depuis son jeune âge et reçoit une éducation religieuse rigoureuse par son père, muezzin qui lui apprend les rudiments de la musique et du chant, en lui dispensant l'étude des versets du Coran.

Il rencontre Haj Driss Benjelloun Touimi, président de l'Association des amateurs de musique andalouse, un mécène passionné. Abderrahim Souiri favorise alors une rencontre musicale exceptionnelle avec feu Haj Abdelakrim Raïs, dépositaire de la musique arabo-andalouse à  Fès et l’un des noms les plus prestigieux de la moussiqua al-âla marocaine.

Dans un contexte artistique au Maroc, où il régnait un esprit de changement et de renouvellement de la "Tourat" (patrimoine) en lui donnant un nouveau tissu moderne pour qu'il convienne aux générations et qu'il attire des nouveaux spectateurs du monde. Ce mouvement est apparu avec de grands maîtres comme Abdekarim Raiss, Ahmed El Bidaoui et Mohamed ben Abdessalam, des artistes et compositeurs marocains qui ont eu l'initiative d'introduire les gammee orientales dans les Mizanes et les chants arabo-andalous sans toucher aux chansons traditionnelles et aux musiques héritées du temps des Arabes en Andalousie. Ils ont trouvé une idée qui convient de chercher des gammes orientales proches des gammes arabo-andalouses et de faire des Mawwal dessus avant de chanter les chansons arabo-andalouses. Comme de faire un Mawwal sur la gamme Bayati qui est orientale avant de chanter des chansons arabo-andalouses sur la gamme Raml Maya (gamme arabo-andalouse). Le lien entre ces deux gammes c'est qu'il s'arrêtent sur la même note du Ré.

 

Il enflamme les foules quant il chante par exemple l'histoire du Caïd Bacha Hammou, un homme qui a oublié son passé et qui cherche à s'en souvenir à tout prix. Cette histoire fait mention d'un personnage qui fait partie de la mémoire collective du Maroc. Le Bacha (Pacha) était un célèbre caïd issu de la famille Hamou de Berrechid qui avait de constants conflits avec ses frères, eux aussi caïds dans d'autres régions. La croyance populaire veut qu'il est un esprit maléfique, un djinn passionné par la gente féminine. On retrouve toute la magie du soufismeavec Abderrahim Souiri !

Au Maroc, le Mawwâl  puise ses sources dans la tradition soufie. Ce sont les nombreuses confréries soufies qui, au cours de leurs échanges entre l'Orient et le Maghreb, auraient élargi le cadre de son interprétation, du chant religieux (inshâd) pratiqué lors de leurs cérémonies à la musique arabo-andalouse.

Cet homme passionné est un viveur et très généreux dans sa joie de vivre et surtout capable de mettre une ambiance incroyable. Ainsi par exemple, il n'hésite pas à partager son bonheur avec un public plus jeune devant les caméras de la deuxième chaîne Marocaine en 2007.[1].

Souiri partage son bonheur avec tout ceux qu'il aime. Sa famille, ses amis et ses admirateurs. Il chante les évènement de la la vie et la mort avec la même joie que les chanteurs judéo-marocains de sa génération comme le rabbin Haïm Look avec qui il chante en duo Ana Manî Fîyâche du célèbre Abdessadek Chekara.

Courant du moi de mars 2009, Abderrahim Souiri et Françoise Atlan étaient en Concert à Paris pour la promotion du dialogue et de la paix en Méditerranée. Ils ont actués au siège de l’UNESCO à Paris, dans le cadre d’un concert organisé pour la promotion du dialogue et de la paix en Méditerranée. Placé sous le signe “Les femmes méditerranéennes chantent la paix” à l'initiative de l’Association du dialogue interculturel et interreligieux (ADICR), ce concert s’insère dans le sillage du Forum de Paris.

Il y a des artistes et des critiques qui refusent ces changements dans le Tourat et les patrimoines mais leurs voix étaient moins écoutées après la popularité de la musique arabo-andalouse à cause de ce renouvellement.

Abderrahim Souiri figurait le 27 février 2010, parmi les artistes invités au Palais royal dans le cadre des spectacles de la fête du Mouloud en 2010 qui commémore la naissance du Prophète Sidna Mohamed, présidé par feu Hassan II puis par le Roi Mohamed VI.

http://natureculture.org/wiki/images/3/3e/Abderrahimsouirimarioscolasl_1.jpg