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Arrestation musclée de rappeurs underground à Téhéran

Arrestation musclée de rappeurs underground à Téhéran

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Alors que l'affaire Sexion d'Assaut bat son plein pour des incitations au meurtre en Occident, la police iranienne a arrêté et torturé les membres du groupe de rap underground iranien ZEDBAZI à Téhéran qui auraient été trouvé en possession d’enregistrements de musique rap, et de vidéos dans un squat nous dévoile un blog. (source).

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Zebadzi est actuellement composé de membres Mehrad Hidden, Saman Wilson et Sohrab MJ, Alireza JJ, Sijal, Nassim.est un groupe de trois rappeurs iraniens basé à Londres. Ils sont connus pour être les plus influents artistes de rap de la Moyen-Orient et célèbres pour leurs paroles controversées. Ils Rappent sur leurs expériences en Iran. Leur dernière chanson Bi Hess a été téléchargée à  plus de 8.000.000 de fois depuis sa sortie en  juin 2006. 9 758 personnes sont membres de leur groupe sur le réseau social Facebook.

 

Les chefs d’accusations sont  la consommation de boissons alcoolisées, outrages à  la langue perse puisque ce mode de chant est fait d’utilisation de mots prétenduement orduriers contraires à la morale en place, et le fait le plus grave pour ces jeunes c’est d'être accusé de satanisme qui a couvert de légalité cette descente de police !

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Le Rap en Iran

Le nombre d'artistes et groupes de la culture Hip-Hop en Iran a augmenté de façon spectaculaire ces dernières années. Selon différents sites internet le rap iranien serait plutôt intellectuel et social et pas vraiment politique. Les rappeurs se contentent de décrire la réalité sociale des jeunes. Toutefois, cette réalité ne cadre pas du tout avec l'image et les valeurs que veulent véhiculer les autorités, d'où le conflit. On a affaire ici, donc, à un rap de critique sociale. En Iran, il par exemple nécessaire de disposer de documents officiels du gouvernement du ministère de la Culture et de l'Orientation islamique pour distribuer la musique en légalité. 

En raison des restrictions et des actions de censure, la plupart des artistes distribuent leur travail sur Internet. 

Cela provoque des difficultés pour les artistes car ils ne peuvent pas officiellement vendre leur musique ou organiser des concerts en Iran. La piraterie musicale est aussi un moyen de dissuasion important de la réussite financière des artistes iraniens.

En 2008, il présentait un documentaire sur IRIB appelé le "choc" où les rappeur étaient  fortement critiqué pour la musique qui incitait les enfants au satanisme et d'être la source de nombreux problèmes sociaux comme des activités criminelles et de drogues comme en Occident ! Il est vrai par ailleurs que les politiques culturelles en Europe favorise à coup de subsides et au nom de la liberté d'expression incite à une culture hip-hop qui met en exergue de pareils projets musicaux ! Il en est tout autrement en République islamique d'Iran !

Les autorités considèrent comme décadents de nombreux styles de musique occidentaux, notamment le heavy metal et le rap. Des descentes de police ont fréquemment lieu dans des concerts illégaux, avec des dizaines d’arrestations.

Mais les groupes underground parviennent malgré tout à diffuser leur musique, en utilisant leurs ordinateurs personnels pour la mettre en ligne sur internet ou la transmettre à des chaînes de télévision satellitaires en persan émettant depuis l’étranger. Le gouvernement iranien filtres des principaux sites Web qui distribuent de la musique hip-hop.

Les arrestations d'artistes iraniens ne sont pas rares et certains ont été interdit de quitter le pays.

Les médias iraniens, qui, dans la majorité est détenue et contrôlée par le gouvernement adopte une vision officielle très négative de la musique rap.