Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LNO

LNO

Menu
Sidi Boulbaba el-Ansari

Sidi Boulbaba el-Ansari


Sidi Boulbaba el-Ansari est le marabout de la zaouia qui porte le même nom qui est le saint soufi vénéré de Gabès en Tunisie. Le tombeau occupe le sommet d’un tertre, qui dominait une baie reliée au golfe de Gabès. Il est devenu un cimetière. Des découvertes archéologiques ont permis de dégager dans les lieux une série de coffrets cinéraires, dont certains sont conservés au musée A.T.P. local, et notamment des caveaux funéraires, creusés dans le tuf. La légende veut que Sidi Boulbaba qui fut de son état le barbier du Prophète Sidna Mohamed (Paix sur lui), ait choisi cet endroit pour y terminer sa vie. Ce saint personnage serait décédé lors du siège de Tripoli, par les premiers conquérants musulmans. On raconte aussi qu'il avait sur lui des mèches appartenant au Messager. Une chose qui fait de ce lieu un véritable haut lieu religieux et historique. Le monument connut à travers les siècles, différentes extensions et réfections. Le portail d’accès est flanqué de belles arcades outrepassées reposant sur des colonnes à chapiteaux décorés d’entrelacs. Quelques degrés mènent à une cour entourée d’arcades identiques. Au fond, une salle de prière, partiellement réaménagée en 1996, conserve une clôture en bois, qui isole le cénotaphe qui tient le lieu de tombeau vénéré.

El Hadhra comprend un titre en l'honneur de Sidi Boulbaba interprété par Abdel Mèjid El Gabsi. un titre connu dans la musique tunisienne, souvent associé à l'air de Sidi Mansour...Il s'agit originellement d'une musique de transe pendant une cérémonie de dhikr.

Hadra est d'abord un spectacle issu de la rencontre entre les chants ancestraux soufis d'Afrique du Nord et Fadhel Jaziri, intellectuel tunisien, auteur et metteur en scène. Cet album composé de longues complaintes d'amour pour les hommes et le Dieu confréries soufies. Des chants sont exécutés jusqu'à l'état de transe. En 24 textes qui racontent le vécu, les qualités morales et spirituelles des différentes confréries soufies.

Les zaouia servaient de lieu d’études où les moueddeb (les moqadem) enseignaient le Coran et les principes de la foi. Unité de base du soufisme, la zaouia est souvent rattachée à un tombeau. Les zaouia de Sidi Ali El Mekki à Ghar El Melh, de Sidi Amor Bou Khetioua à Kalaât Landlous, de Sidi Laarbi et de Saïda Aajoula à Ras Jebel, de Sidi Ali Azzouz à Zaghouan, ... sont le rendez-vous des populations rurales gravitant dans la région de TunisUne salle, le Kouttèb, était spécialement affectée à cet enseignement...en même temps, ces lieux exerçaient aussi une fonction sociale, elles constituaient des lieux de rencontre et offraient ainsi l'occasion d'entrer en relation les uns avec les autres.