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Jeunesse du Maroc

Jeunesse du Maroc

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Le Maroc bouge. Le Maroc attend. Le Maroc recule. Ses jeunes sont toujours ignorés, écartés. Qui leur parle directement ? Qui les comprend ? Qui les inspire ? Qui les aide à s’affirmer, à être eux-mêmes et libres ? À ne plus se sentir abandonnés, isolés ? À prendre leur vie en main ?

Etude de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol)

Une étude publiée le 18 janvier 2011, par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) analyse les aspirations et les modes de vie des 16-29 ans à travers le monde. Menée dans vingt-cinq pays, cette enquête, qui ne couvre que le Maroc et l'Afrique du Sud sur le continent, révèle une jeunesse mondiale attachée aux valeurs de l’honnêteté, de la famille et de la religion.

À la différence de leurs congénères occidentaux, 73 % des jeunes Marocains ont confiance dans leurs institutions, 60 % dans leur gouvernement et 49 % dans leur Parlement.

Optimistes, 77 % d’entre eux croient en leur avenir personnel et 66 % en celui de leur pays, 72 % se disant même certains d’obtenir un emploi. EnAfrique du Sud aussi, les sondés envisagent favorablement leur avenir (81 %), et dans une moindre mesure celui de leur pays (41 %). Mais ils ne sont que 22 % à faire confiance à leurs institutions.

Pour 92 % des Marocains, la religion est une composante essentielle de leur identité, avant la nationalité (87 %). Patriotes, 69 % d’entre eux seraient prêts à mourir pour leur pays. En Afrique du Sud, la religion est jugée importante par 74 % des jeunes. Parmi les chrétiens interrogés, ce sont les Sud-Africains qui accordent à la foi la plus grande place dans leur vie, se rapprochant, sur ce plan, des pays musulmans ; 80 % des Sud-Africains et 84 % des Marocains estiment d’ailleurs que la société devrait accorder plus de place aux valeurs spirituelles, contre 44 % des Européens.

Un brin idéalistes, les Marocains ne sont que 28 % à se fixer pour priorité de gagner beaucoup d’argent, contre 64 % des Chinois. Conservateurs en matière de mœurs, 85 % des Marocains et 60 % des Sud-Africains pensent que les relations sexuelles ne devraient être autorisées que dans le cadre du mariage.

Si 42 % des premiers sont tentés de s’engager dans un parti politique et 63 % dans une association, les seconds se montrent plus frileux (19 % et 37 %), même si 91 % pensent qu’ils peuvent, à titre individuel, changer la société.

On a beau chercher sur la pseudo encyclopédie en ligne Wikipedia pour tâcher d'y relever l'expression la plus exacte ou des éléments susceptibles de s'appliquer à la jeunesse marocaine qui essaie parfois de se mettre au diapason de la civilisation moderne. On ne trouve hélas pour ainsi dire dire un qualificatif désignant les jeunes de la génération actuelle de cette jeunesse marocaine, on trouve par ailleurs un vocable plus juste que le mot "inconscient". Cette catégorie de jeunes, en tant que cordon ombilical qui relie le Maroc délabré d'hier au Maroc ouvert à l'espoir d'un renouveau pour demain, représente la couche de la population qui comprend le moins bien le rôle qu'elle doit jouer dans la vie.

L'éducation moderne a rajouté une nouvelle dose à sa léthargie et a renforcé sa tendance à vivre dans son isolement le plus complet. Plus d'un se plaint que la civilisation moderne ne se nourrit d'aucun espoir et que toutes les actions sont vouées à l'échec. L'image pitoyable qu'ils donnent d'eux-mêmes ne représente sous aucun de ses aspects la civilisation moderne qui ne sera pas dévalorisée et qu'il sera possible aux Marocains de s'inspirer de ses aspects positifs. Si entre 1990 et 2009, le Maroc a bien changé vu de l'étranger montrant un pays en train de se libérer à petit pas d'une dictature. La réalité en est malheureusement toute différente. Les archaïsmes qui le commandent de l'intérieur sont toujours très présents.

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Une grande partie de la jeunesse est tiraillée entre deux mondes, obnubilée par le désir de foutre le camp ailleurs. Par ce fait elle fait l'objet de nombreuses critiques comme ici :

La jeunesse qui a poursuivi ses études en langue française a mal compris son rôle et n'a nullement rempli sa mission vis-à-vis de la vie marocaine. Elle est, en outre, et par delà tout ce qu'on peut lui reprocher, paresseuse, et se contente de son niveau de médiocrité. Elle ne ressent aucune souffrance et n'est aiguillonné par aucun espoir, n'aspire à aucune grandeur et est loin de penser à son prestige ou à celui de sa nation. C'est une jeunesse insouciante, incapable du bien comme du mal, sur laquelle aucun espoir ne doit être fondé. C'est ainsi qu'elle est hiérarchisée dans l'échelle de classification des hommes de ce pays. Se rendra-t-elle compte de la situation peu enviable dans laquelle elle s'est réfugiée?

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 Amiral feat La reina Yoja "Nar Lhob" en direct de Targuist

La toxicomanie au Maroc

Le phénomène de l'usage de drogues au Maroc n'a rien de nouveau. Avec des surfaces cultivables de plus en plus importantes chaque année dans le Rif et le Souss, le Maroc se maintient au rang de premier producteur et exportateur mondial de haschisch (cf. TelQuel n°39). Côté consommation, l'ampleur du phénomène d'abus de drogue reste mal connue. Pourtant, à part le travail de quelques associations comme Nassim, aucune prévention n'est faite à l'échelle nationale.

 

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Où faut il chercher des responsables ?

Dans ce cas, pourquoi les responsables politiques font-il des reproches à cette jeunesse ? Pourquoi l'accuse-t-on de tous les maux ? Pourquoi ne lui fait-on pas confiance ? Pourquoi la ridiculise-t-on dans ses élans au lieu de l'encourager ? On ne le criera jamais assez fort : chaque société récolte ce qu'elle aura semé ! Les jeunes d'aujourd'hui formeront des élites du futur. Ils seront catalyseurs de l'éducation et de la réalité qu'on leur inculque. Spectateur attentifs mais passifs, ils apprennent en silence et agissent comme bon leur semble. Un proverbe arabe dit par ailleurs: Celui qui a perdu une chose ne peut prétendre la donner. On ne peut en effet exiger de la jeunesse d'être à la hauteur de ses responsabilités si on lui donne fréquemment le mauvais exemple. De même, on ne peut éternellement la duper. La puissance d'une nation ne dépend-t-elle pas de sa jeunesse, leurs centres d'intérêts, leurs participations et leurs implications dans presque tous les domaines? Ne doivent-il pas sentir l'identification à leurs pays, l'appartenance, la valorisation et l'acceptation ?

La  jeunesse marocaine vit au quotidien l'humiliation de l'abandon et va inexorablement à la guerre pour la survie. Le pouvoir politique marocain n'est jamais à l'écoute de la jeunesse du pays. Le pouvoir politique ne donne pas suffisamment à celle-ci l'occasion d'exister pour elle-même, d'accéder à l'indispensable richesse culturelle, voir d'accéder à la critique ou pire encore à la réalisation individuelle de chaque individu. Au contraire, On préfère maintenir cette jeunesse dans la peur : la peur d'exprimer les choses, les sentiments, la peur également devant ceux qui croient détenir la vérité islamique, devant les parents, ses propres pulsions, les voisins, le gouvernement. La peur est vécue de tous les côtés : est-ce cette situation que doit vivre l'avenir de cette jeunesse ? La jeunesse marocaine ne s'intéresse pas globalement à la politique et les membres jeunes des partis politiques n'excèdent pas 2% comme nous signalent les différents organes de presse du pays.

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Ils rêvent de voyager vers ce monde lointain que vantent les publicités - là-bas, au-delà du détroit de Gibraltar, là où la jeunesse est le bien le plus précieux. Au Maroc, elle ne leur sert à rien. Les jeunes vivent les meilleures années de leur vie englués dans le chômage et l’ennui. Ils émigrent pour ne pas voir leurs rêves partir en fumée, pour échapper à un destin qui les condamne à un calendrier sans fin, où le week-end n’apporte aucune réjouissance, où le temps libre est un temps mort. Malheureusement, le chômage n’est que la manifestation d’un problème beaucoup plus profond. Pour ces jeunes, bien souvent, trouver un travail ne résout rien, les conditions du travail ne répondent à leurs attentes, encore moins à leurs ambitions. L’obsession de tous ces jeunes n’est pas de trouver un emploi, mais de pouvoir se construire un avenir. Les jeunes n’hésitent plus à dire qu’ils ont perdu « l’espoir au Maroc ». Tous parlent d’émigrer définitivement, de ne pas revenir. Pour ces jeunes, I’Europe est une seconde chance. L’occasion de repartir de zéro et de faire ses preuves. Sur le Vieux Continent, ces jeunes cherchent un emploi stable et une meilleure qualité de vie. « L’Etat-providence les attire » : les Marocains désirent vivre dans un pays possédant des écoles et des hôpitaux de bon niveau, ainsi qu’un véritable système de retraites. Ils restent fascinés par l’Occident, tellement proche que la comparaison est inévitable. Beaucoup de jeunes Marocains, surtout dans les milieux les plus modestes, sont convaincus que la jeunesse européenne a les moyens de réaliser ses rêves. Ils sont influencés par les immigrés qui reviennent chaque été au Maroc. Paradant dans de grosses voitures, ils apportent avec eux un mode de vie plus moderne. Et peu importent les difficultés qu’ils rencontrent dans les banlieues des capitales européennes : au Maroc, ils sont rois. Ils parlent de salaires confortables et des possibilités de s’amuser. Leur effet sur les jeunes assoiffés de travail et de loisirs est dévastateur. Si bien que tous veulent être comme eux. Le besoin de fuir cette réalité frustrante pousse souvent les jeunes vers l’alcool et la drogue. Pour s’évader, beaucoup choisissent le haschisch, nettement moins cher que l’alcool. Le Maroc en est le premier produteur mondial : il fallait bien que cela serve a quelque chose... L’alcool, lui aussi, dicte sa loi. Les jeunes s’y adonnent sans retenue, ingurgitant du mauvais vin, de la bière ou, faute de mieux, de l’alcool à brûler coupé avec de l’eau. Tout est bon pour s’enivrer. Par ailleurs, la drogue rend la vie de plus en plus difficile dans les banlieues, secouées par les accès de violence des jeunes. Les Marocains, et surtout les femmes, se plaignent de plus en plus de l’insécurité dans les villes. La violence et la drogue precipitent beaucoup de jeunes derrière les barreaux. Le plus triste, c’est que c’étaient de bons garçons. La crise les a pervertis. Mais les garcons ne sont plus les seuls à vouloir émigrer. De plus en plus de femmes quittent tout ce qu’elles ont pour tenter leur chances en Europe. Un tel phénomène etait inimaginable il y a encore quelques années : une femme n’abandonnait jamais sa famille. Certaines émigrent en patera, d’autres rêvent de se marier avec un étranger - en qui elles voient un soutien financier et un conjoint moins machiste, car les femmes ne partent pas seulement pour des raisons économiques : nombre d’entre elles fuient une sociéte qui les cantonne au rang de mère et des lois qui les oppriment. Les jeunes filles sont les plus à plaindre. La société les marginalise doublement : en tant que jeunes et en tant que femmes. Elles subissent une terrible pression de la part de cette societé conservatrice. » Le Maroc changera, le changement risque d’être lent, les Jeunes ne peuvent pas attendre, alors ils partiront à la première occasion. (source)

Les jeunes hommes comme pour les jeunes femmes sont désorientés que ce soit par ailleurs en ville ou à la campagne. les hommes ne sont plus les seuls à vouloir émigrer. De plus en plus de femmes quittent tout ce qu’elles ont pour tenter leur chances en Europe. Un tel phénomène était inimaginable il y a encore quelques années : une femme n’abandonnait jamais sa famille. Certaines rêvent d'épouser un étranger - en qui elles voient un soutien financier et un conjoint moins machiste, car les femmes ne partent pas seulement pour des raisons économiques : nombre d’entre elles fuient une société marocaine qui les cantonne au rang de mère et des lois qui les oppriment. L'identité socio-familale se disloque, petit à petit, au fil du temps et au cours des déceptions. Les parents éduquent leurs enfants, d'abord, suivant les notions de bien et de justice sans les préparer, réellement, à affronter la vie à l'extérieur de leur clan tribal ou familial. Il se rendent vite compte que la réalité est tout autre. S'ils sont assez forts et s'ils ont de la chance, ils s'adaptent sans trop de casse. Sinon, c'est l'Univers de la délinquance et de la prostitution qui leur ouvre les bras. On leur apprend qu'avec des études de haut niveau et un diplôme, ils trouveront un travail répondant à leurs niveau de qualifications et aspirations. Or, ce n'est pas souvent le cas puisque le facteur de réussite professionnelle au Maroc dépend davantage de la fortune des parents, du petit coup de pouce, voire même de la corruption afin d'obtenir un emploi. Nombreux sont le jeunes qui s'évertuent à multiplier les exemples prouvant la supériorité de la civilisation moderne et la solidité de ses rouages. Mais les lauréats des écoles modernes se comptent par milliers, et ceux qui portent des idées rénovatrices dans les domaines des lettres, des sciences, de l'économie et des autres sciences humaines ne dépassent guère le niveau des chiffres unitaires.

Pour trouver un emploi, c'est la croix et la bannière. Nombreux jeunes rêvent de voyager vers ce monde lointain que vantent les publicités d'outre détroit de Gibraltar, là où la jeunesse est considéré comme le bien le plus précieux. Au Maroc, elle ne leur sert à rien. Les jeunes vivent les meilleures années de leur vie englués dans le chômage et l’ennui. Ils émigrent pour ne pas voir leurs rêves partir en fumée, pour échapper à un destin qui les condamne à un calendrier sans fin, où le week-end n'apporte aucune réjouissance, où le temps libre est un temps mort. Malheureusement, le chômage n’est que la manifestation d’un malaise beaucoup plus profond. Pour ces jeunes, bien souvent, trouver un travail ne résout rien, les conditions du travail ne répondent à leurs attentes, encore moins à leurs ambitions. L’obsession de tous ces jeunes n’est pas de trouver un emploi, mais de pouvoir se construire un avenir.

Au moment où les pays développés ont lancé des processus de conception et de mise en œuvre des politiques publiques ciblant les jeunes, d’autres pays, au contraire, ne disposent aujourd’hui d’aucune politique spécifique en faveur de la jeunesse. Par ailleurs, même pour ceux qui ont développé cette nouvelle forme de législation, cette dernière demeure souvent insuffisante et son approche ne lui permet pas de relever l’ensemble des défis auxquels se trouvent confronté les jeunes.

Quelles conséquences désastreuses pour la jeunesse ?

 

Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

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Abdellah Taïa : écrivain marocain

Phénomène urbain qui prend de plus en plus d’envergure, la prostitution au masculin se vit en toute liberté chaque jour à Casablanca et dans d’autres villes du Maroc, comme Marrakech, Tanger, Essaouira ou Agadir....C’est le lot quotidien d’une partie de la jeunesse marocaine livrée à elle-même et à l’insouciance et au je-m’en-foutisme. De plus en plus, le phénomène de la prostitution masculine s’intensifie au Maroc. Après le tsunami en Thaïlande le Maroc est devenu l’une des destinations préférées du touriste sexuel Il est le pays arabo-musulman où la prostitution s’est le plus banalisé. D'après le magasine Choc et plusieurs associations féminines il y aurait plus de 20.000 prostituées rien qu'à Marrakech. Le Maroc est en passe de supplanter la Thaïlande pour ce genre d'activité. Toujours a Marrakech, il y aurait presque un millier d'enfants qui se prostituent. Ces dernières années,on aperçoit également de plus en plus de travestis et homosexuels pour répondre aux besoin d'une certaine clientèle. Les prix varient entre 20 DH et 100 Dhs, selon la prestation demandée. On constate aussi des filières de prostitution marocaine qui se développent en dehors des frontières du pays. Selon le site web« Elaph.com », le ministère jordanien de l'Intérieur a décidé de réglementer l'entrée et le séjour en Jordanie des Marocaines, et a fixé de nouvelles règles qui limitent drastiquement leur présence dans le royaume. Les Marocaines sont connues en Jordanie pour leurs activités très lucratives dans des  “centres de relaxation”, où les pratiques se rapprochent davantage de la “prostitution” que des simples massages. Ces filles seraient plus de 35.000 à travailler dans ce pays. (voir aussi "Les oubliés de l’histoire", note d'intention et synopsis).

 

Les musiques de la jeunesse marocaine et musique urbaine

Nayda : la "contre-culture "du Maroc

 


M-Snoop Momota, rappeur de Meknès-city !

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Liimoow Limoow Goos et son beau chapeau

Association MarocK'Jeunes

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