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La Culture en fête à Molenbeek-Saint-Jean ! H-Kayne en prime!

La Culture en fête à Molenbeek-Saint-Jean ! H-Kayne en prime!


3 jours de fête, le 2, 3 et 4 octobre 2009 à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle salle de spectacles de la Maison des cultures et de la cohésion sociale qui ouvre ses portes dans la commune de Philippe Moureaux !


En collaboration avec BXL BRavo, des concerts: Jaune Toujours, mais surtout la présentation des rois de la rime  H-Kayne, (le 3 octobre à 20 heures), Plusieurs spectacles; une exposition photo, un film seront également prévus, ...Toutes les activités sont bien entendu gratuites.




Le rap marocain « made in H-Kayne » reste fidèle aux réalités touchant la société marocaine, particulièrement la jeunesse. Ainsi dans "H-Kaynology", ils abordent en darija marocaine des thèmes comme la drogue (Lblya), l’immigration (Harragua), la dépendance aux nouvelles technologies…Il viennent de sortir un troisième album intitulé H-Kaynology.




H-Kayne probablement le groupe de rap marocain qui cartonne le plus auprès des jeunes générations du Maroc. Ils lançaient en 2006 un rap précurseur qu'ils appellent le Issawa Style. Innovateurs pour leur a particularité d'incorporer des chants d'extase et de transe mystique de la confrérie des Aïssawa, une branche importante du soufisme présent au Maghreb. Ils font la joie du public. Prônant un rap diversifié et rythmique, les H-Kayne refusent qu'on leur colle l'étiquette d'agitateurs, dénonciateurs des torts de la société : "Le rap est avant tout une musique. Le contenu est, certes, important, mais la forme ne doit pas être bâclée".
Leur réputation dépasse assez vite la région meknassi pour gagner Casablanca, lors de l'incontournable Festival du Boulevard des jeunes musiciens en 2003. Ils y décrochent le Prix du meilleur groupe de rap en 2003. 
Plusieurs millions de Marocains et particulièrement de jeunes vivent pourtant aujourd'hui dans des situations de dénuement extrêmes: sans travail, sans couverture de santé et sans perspectives réelles d'avenir quant à un futur meilleur et sans issue à court ou à moyen terme, les jeunes refusant être bercés d'illusions et de promesses.
Le rap marocain émerge donc de plus en plus dans les quartiers populaires des villes et aussi dans les agglomérations avoisinantes. Ce rap rencontre néanmoins des difficultés de prendre son envol du côté des maisons de disques qui hésitent à prendre le risque de produire du rap et du hip-hop.
Pour sa première édition, en 2007, le festival Slam & Klam avait réuni sur une même scène, à Fès, les groupes de rap H-Kayne, de rock Haoussa, et la troupe de malhoun de Saïd El Meftahi exprimant cette poésie urbaine en zéjal (forme élaborée de la darija, l'arabe dialectal maghrébin qui a donné naissance au flamenco), et qui aujourd'hui est conservée par les artisans des médinas, porteuse de revendications sociales et parfois libertine. H-Kayne et la troupe de malhoun de Hassan Meftahi, réunis par la fondation Esprit de Fès, tentaient une première expérience de fusion entre rap et malhoun, par l’adaptation de la qasida Naker Lehssane. Durant leur prestation, les membres du groupe H-kayne, marque de fabrique du hip-hop marocain, ont donné l'image d'une jeunesse qui exprime certes la révolte et l'incompréhension mais aussi la soif de créer, de vivre sa jeunesse et de s'ouvrir sur d'autres univers.



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1080 Bruxelles

Descendre à la station de métro comte de Flandre.