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"Layali Al Abdellia", soirée hommage à Ibn Arabi: Invocations

"Layali Al Abdellia", soirée hommage à Ibn Arabi: Invocations

Les soirées ramadanesques d’Abdellia poursuivent leurs explorations artistiques, à la Marsa, autour d'une production  purement tunisienne. Après un coup d'envoi donné par Sonia Mbarek le 29 août, suivi, le 30 août, des "Nabadhet" de Adel Soltane,le prestigieux palais a présenté, mardi dernier, un spectacle littéraire et musical, intitulé "Torjoumane Al achwaq" en hommage au Cheikh  Al- Akbar, le mystique Moheiddine Ibn Arabi.

Troisième veillée ramadanesque, sous le signe du tarab et de la poésie, conçue par Raja Farhat et réalisée par Ghazi Zaghbani. Strophes, mots, notes, rythme et vibrations se rencontrent, l’idée étant d’instaurer un dialogue entre musique et poésie autour de l’œuvre de passion d’Ibn Arbi "Torjoumane Al achwaq". Une production spécialement concoctée pour ces "layali" et qui a réuni la luthiste Zohra El Madani, l’interprète Mounir El Mehdi et deux comédiens, Moez Ettoumi et Houda Driss


La première réplique est donnée par une composition musicale réunissant, dans l’acuité du son et la précision du geste, entre autres,  le grand Taoufik Zghonda (qanoun), Mohamed Ghnéya (violoncelle), Najib Bel Hédi (contrebasse), Saber Hbibi (violon) et  la luthiste de talent, accompagnant, par la suite, les réminiscences poétiques éveillées théâtralement par les deux jeunes comédiens,  et on se plaît à le redécouvrir, Moez Ettoumi, en passionné de poésie nous guidant dans ce voyage à travers le vocabulaire passionné du maître soufi. La parole est ensuite cédée au chanteur qui,  affectionnant la musique arabe classique, se laisse tenter par une improvisation chantée sur un poème du Cheïkh Al-Akbar... Le dialogue s’est poursuivi doucement, alternant musique orientale authentique accompagnée par la voix douce et puissante de Mounir El Mehdi, soutenue par les notes flottantes du (qanoun) et des autre instruments finement domptés par ces musiciens, et poésie à l’allure d’invocations théâtrales du texte du grand auteur. On a eu droit à quelques brefs, et non moins intenses solos de Zohra Madani qu’on aurait aimé voir se prolonger...   


L’ idée est noble, celle de réanimer les textes de grands écrivains et poètes arabes, néanmoins, elle gagnerait à être approfondie et à faire moins dans l’improvisation, en soulignant, peut-être, d’autres formes de narration...une comédie musicale autour du sujet serait prometteuse....

Meysem m.