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Le shaabi du Caire

Le shaabi du Caire

Le shaabi cairote ne doit pas être confondu avec le chaâbi algérois ou marocain, qui fut popularisé en Occident, entre autres par Rachid Taha.
Apparu dans les années 1970 dans la métropole égyptienne, il est l'expression de la rue incarnée par une jeunesse qui désire moderniser la tradition et faire un pied de nez au langage classique des grands chanteurs égyptiens. On retrouve son pendant dans d'autres pays du monde arabe, comme l'Irak, la Syrie ou le Liban. Au Liban, il porte le nom d'aataba et revêt un caractère plus politique.
Comme le jeel, le shaabi est une réaction à la chanson arabe classique, mélodramatique et théâtralisée, des grands chanteurs égyptiens adulés par le peuple arabe dans son entièreté. Les jeunes des populations urbaines voulurent créer leur musique à l’image de l’Occident, une musique rapide et dansante. Cette musique nouvelle porte en fait le nom de aghâni shabâbiyya (en français chants ou chansons de la jeunesse) ou plus simplement shabâbiyya, soit musique destiné à la jeunesse.
On peut trouver  cependant des parentés évidentes entre le shaabi et le pop raï oranais avant que ce genre ne soit popularisé internationalement par Khaled et les autres chebs.