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Le festival national de la chanson bédouine renvoyé après l’Aïd El fitr

Le festival national de la chanson bédouine renvoyé après l’Aïd El fitr

La 14e édition du festival national de la chanson bédouine et de la poésie populaire, qu'abrite annuellement la commune de Aïn Tedelès (Mostaganem), a été renvoyée après l’Aïd El Fitr. 

Le président du festival, M. Alem Kada, a souligné que ce rendez-vous, qui se tenait habituellement à la fin août, a été renvoyée en raison de l'avènement du mois de ramadan. 
Des chanteurs du "bédoui" et des poètes du
"melhoun" de 32 wilayas du pays prendront part à cette manifestation qu'organise la commune de Aïn Tedlès avec la collaboration de la direction de la culture, a ajouté le responsable. 

Des noms connus de la chanson bédouine, à l'exemple de cheikh Chigher, cheikh Bendehiba Bouguirati, ainsi que d'autres poètes dont Abdelkader Touati et Larbi Abdelkader feront partie. 

Il est prévu également à la faveur de cette manifestation, des conférences portant sur la réalité et les perspectives de la chanson bédouine et du "chiir el melhoun" (poésie populaire) ainsi que des expositions sur ce genre de chansons, outre les visites touristiques des sites, des vestiges, des monuments et des lieux de mémoire de la wilaya de Mostaganem au profit des hôtes, comme celui de "Sidi Lakhdar Benkhlouf", situé dans la commune balnéaire qui porte son nom et qui est située à 50 km à l'est de la ville de Mostaganem. 
C'est au cours du XVIe siècle que le melhoun, sous la forme de poésie populaire, a fait son apparition en Algérie, par le biais du grand poète Sidi Lakhdar Benkhlouf...
Mostaganem, fière de son patrimoine culturel, se targue d'avoir donné naissance à des personnages illustres comme le dramaturge Ould Abderahmane Abdelkader, dit Kaki, le metteur en scène Mohammed Chouikh, et des historiens tel Moulay Belhamissi et des paroliers tel kadda Medjeded. Fief du théâtre amateur et populaire, elle abrite les grands spécialistes de la musique arabo-andalouse : Hadj Moulay Benkrizi, de la musique populaire citadine (chaâbi, Maâzouz Bouadjadj, Habib Bettahar), les maîtres de la tradition musicale bédouine (cheikh Hamada, cheikh Djilali Aïn Tedles) et des poètes tel que Cheikh Abdelkader Bentobdji, Sidi Lakhdar Benkhlouf, qui sont auteurs de célèbres qaçaïds de la poésie melhoun léguées autant au chaâbi qu'au bédoui tel que Abdelkader ya Boualem.


A noter que la ville de Aïn Tedelès a pris l'habitude d'organiser ce festival national depuis les années 80 du siècle dernier, durant la période du doyen de la chanson bédouine le défunt "Djillali Aïn Tedelès" qui a contribué pour beaucoup à la réussite de plusieurs éditions de cette manifestation jusqu'à ce qu'il tire sa révérence en décembre 1995. 

Selon les organisateurs, le festival de Aïn Tedelès, connu aussi de par la participation de grands maîtres du genre "bédoui" et du "chiir el melhoun", a pour objectif la promotion de la chanson bédouine.