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Abbas Al Jirari

Abbas Al Jirari

 

Othmane eroudani avec abbas el jirari

Abbas Al Jirari, (né à Rabat, en 1937), est un chercheur et écrivain marocain qui a effectué de nombreuses recherches portant essentiellement sur le patrimoine arabe, la pensée islamique et les questions culturelles. Parmi ses publications : « Al hourrya oua Al Adab » (La liberté et la littérature), « Attakafa fi Maarakat Attaghyir » (La culture dans la lutte pour le changement), « Mouachahate Maghribya » (une recherche dans la poésie andalouse) et « Taqafat assahra » (la culture sahraouie). Il est également un conseiller du Roi du Maroc. Pour Jirari, un bon nombre des qaçaids ont été destinées pour être récitées.

Les écrits de cet intellectuel hors pair constituent une véritable encyclopédie empreinte de modernité et d’engagement.

Parmi ses publications : « Al hourrya oua Al Adab » (La liberté et la littérature), « Attakafa fi Maarakat Attaghyir » (La culture dans la lutte pour le changement), « Mouachahate Maghribya » (une recherche dans la poésie andalouse) et « Taqafat assahra » (la culture sahraouie). Il est également un conseiller du Roi du Maroc. Pour Jirari, un bon nombre desqaçaids ont été destinées pour être récitées. Il indique que la première mention du terme malhoun selon Abbas El Jirari (al qaçida, 1969, p. 54) nous vient d'un poème de Mohamed Ben Ali Bou'mar (en 1519) : “Notre malhoun est une lampe éclairant le noir et ne manque à aucune demeure”.

Pour Abbas Al Jirari, le Maroc, ainsi que tous les pays arabes, islamiques et ceux en voie de développement, passe par une étape particulière de son histoire qui se caractérise par le conflit qui tiraille les vastes populations, et les intellectuels en particulier, entre :

  • Le passé et le présent
  • L'identité et les nécessités de la vie moderne
  • L'indépendance et la dépendance
  • La religion et ses différents contre-mouvements qui lui sont antagonistes.

Ce conflit ne peut être résolu que par :

  • L'approfondissement de la recherche sur soi et sur l'identité collective dans tous les domaines qui y touchent
  • La créativité, la liberté d'expression, l'ouverture sur l'autre et la création de canaux de communications avec lui.

Le Conseiller de SM le Roi a déploré en 2007, l'instrumentalisation d'actes individuels pour focaliser les regards sur ce qu'on appelle l'extrémisme arabe et musulman alors que l'extrémisme est une attitude ambiante en Occident, avec ses pendants en termes d'appels à l'agression et à la pratique de la terreur. ([Le Conseiller de SM le Roi a également déploré l'instrumentalisation d'actes individuels pour focaliser les regards sur ce qu'on appelle l'extrémisme arabe et musulman alors que l'extrémisme est une attitude ambiante en Occident, avec ses pendants en termes d'appels à l'agression et à la pratique de la terreur. Parmi les causes du terrorisme, M. Jirari cite le "vide spirituel" dont souffrent certaines franges sociales, particulièrement les jeunes. A ce propos, il appartient aux oulémas, prédicateurs et intellectuels d'accomplir leur devoir en matière de "sensibilisation religieuse saine, basée sur la modération et la notion de juste milieu", a-t-il précisé. (source).

Le Caire, 26/05/08 - La langue arabe est un élément fondamental dans le dialogue avec soi et avec l'autre, a affirmé dimanche au Caire, M. Abbas Jirari, Conseiller de SM le Roi, lors d'une table ronde consacrée à la "langue arabe et aux questions du dialogue". Au cours de cette rencontre initiée dans le cadre des festivités marquant le centenaire de l'université du Caire, et à l'occasion de l'ouverture en son sein de la chaire universitaire de l'ISESCO pour l'année 2008, M. Jirari a notamment souligné l'universalité de l'arabe, une langue en pleine expansion aussi bien aux plans de sa diffusion, du nombre de ses usagers que de sa civilisation".

Le respect mutuel dans le dialogue

Dialoguer avec l'Autre ne peut se faire réellement que sur la base de la reconnaissance et du respect mutuel, ce qui suppose, selon M. Jirari, que "l'Autre doit accepter notre identité telle qu'elle est, et parmi ses constituants la langue arabe".

La langue arabe est, en outre, fondamentale dans le dialogue avec soi, le dialogue arabo-arabe et le dialogue islamique, du fait qu'elle constitue l'un des éléments essentiels de l'identité arabo-musulmane, a déclaré le Dr Abbas Al Jirari, soulignant la nécessité de la préserver et de la développer de façon à être en phase avec son temps, accompagner l'évolution de la civilisation et permettre ainsi aux Arabes de dialoguer avec l'Autre.

Il a de même souligné le rôle des académies de langue arabe dans la promotion et l'amélioration de cet idiome afin de lui permettre d'accompagner les développements des sciences et de la civilisation sans aucun complexe d'infériorité. Cette table-ronde, présidée par le directeur général de l'ISESCO, Abdelaziz Altwaijri, a également été marquée par la participation du président de l'académie de langue arabe et de l'académie des sciences en Égypte, Mahmoud Hafez, avec une communication axée sur l'"état de la dégradation linguistique" dans la vie arabe.

Si, en guise de bref préambule, je devais donner une définition succincte de la culture, je dirais que c’est l’ensemble des sentiments, d’idées et de croyances que l’Homme renferme en lui et qu’il acquiert par le truchement de l’hérédité, la pratique, l’éducation et l’enseignement. C'est également l’ensemble des connaissances, expériences et compétences qu’il acquiert, consciemment ou inconsciemment, et qui adoucissent ses mœurs, cultivent son esprit, développent sa sensibilité et forgent sa personnalité. La culture est un mode de vie qui naît avec l'Homme dans le milieu où il vit . Celui-ci s'adapte aux différents éléments qui constituent ce milieu et invente sous son influence des types de comportements qui finissent par se transformer en coutumes et traditions.

La culture est l'une des composantes essentielles de l’identité individuelle et sociale. A l’évidence d’autres composantes interagissent avec la culture pour former l’identité, à savoir : lapatrie, la langue et le sacré (ou religion) qui les conditionnent toutes. L’identité est portée par deux grands piliers : la culture et le sacré. Tant et si bien que l’on peut aller jusqu’à dire que si la culture est le coeur de l’Homme, le sacré est le sang qui le rend vivant et qui circule dans les veines et les artères de son corps.

Quel qu’il soit, le sacré est une profession de foi qui procède de pratiques culturelles. Fort des principes, des valeurs et des commandements qu’il véhicule, le sacré fait office de soupape de sécurité qui régule la culture. En effet, il forme et protège l’esprit de l’individu, il lui procure la sérénité dont il a besoin pour résorber l'angoisse et le stress de la vie et l’aide à surmonter sa dureté. C'est ainsi qu’il peut sauvegarder sa santé psychique en la protégeant des facteurs générateurs de dégradations sociales qui, en s’alimentant de divers autres problèmes, dégénèrent en extrémisme et en violence, en horreur et en terrorisme, comme c'est le cas dans plusieurs régions de notre monde contemporain.

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L'Homme du Malhoun

Jirari donnera la première monographie complète sur la malhoun au Maroc. Elle sera une référence incontournable, avant la parution en 1986 du premier volume de la grande encyclopédie du malhoun : la maalamat el melhoun de feu Mohamed El Fassi. Celui-ci a dressé un véritable monument à la gloire du Malhoun grâce à son travail de collecte de plus de 50 années. On peu dire que le malhoun marocain accueilli à l'Académie Royale du Maroc est hors d'atteinte des outrages du temps et de l'indifférence. Il occupe une place de plus en plus grande à l'université et auprès des chercheurs comme les Souhoum, le Malhouni, le Guensani et les Gharchafi.

Le festival de Fès du Malhoun est devenu le rendez annuel par excellence depuis sa première édition en 2001, et est organisé par la commune urbaine de Fès dans le but de contribuer à la promotion et la préservation de cet art authentiquement marocain. Lors de la 6ème édition de ce festival du Malhoun, l'académicien Abbas Al Jirari avait présenté une oeuvre intitulée "le projet scientifique de l'Académie du Royaume du Maroc dans le domaine de l'art du Malhoun" et un recueil poétique de Abdelaziz El Maghraoui. Il avait indiqué que l'Académie du Royaume du Maroc a pu collecter quelque 6.000 "Qacida" (poèmes) de l'art du Malhoun, au terme d'un travail colossal d'archivage informatique, mené par un comité composé d'une cinquantaine de chercheurs. Plusieurs Diwans seront publiés dans ce cadre dont ceux d'Abdelaziz Maghraouikaddour al Alami, Lamtired, Cheikh Belkbir et bien d'autres, avait-il précisé. La réalisation de ces recueils poétiques s'inscrit dans le cadre d'un projet plus large, celui de "l'encyclopédie du Malhoun" laquelle sera enrichie par plusieurs études réalisées par des chercheurs marocains de différentes régions du pays, devait noter l'académicien.

La première mention du terme malhoun selon Abbas El Jirari (al qaçida, 1969, p. 54) nous vient d'un poème de Mohamed Ben Ali Bou'mar (en 1519) : "Notre malhoun est une lampe éclairant le noir et ne manque à aucune demeure".

Lors de la 6ème  édition du festival de l'art du Malhoun organisé à Fès, une oeuvre académique de Abbas Al Jirari,, intitulée "le projet scientifique de l'Académie du Royaume du Maroc dans le domaine de l'art du Malhoun". Un recueil poétique de Abdelaziz El Maghraoui a également été publié à cette occasion.

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Dans le cadre de grands évènements internationaux relatifs à la diversité culturelle, Abbas Al Jirari affiche son engagement pour le dialogue interculturel.

le dialogue entre les cultures ne peut se réaliser sans l'acceptation de l'autre, avec ses spécificités, son patrimoine, sa religion, son identité et ses différences ».  Al Jirari a appelé «à sortir d'une approche de théorisation à celle d'application des idées véhiculées dans les rencontres tenues partout dans le monde ».

Études

  • Ecole de Fils de Notables de Rabat, Maroc,
  • Collège "Les Orangers" de Rabat,
  • Collège "Moulay Youssef" de Rabat,
  • Université du Caire en Égypte,
  • Université La Sorbonne à Paris (France).
  • Programme Fulbright (USA)

Diplômes

  • Licence ès-Lettres (1961),
  • Master ès-Lettres (1965),
  • Doctorat d'Etat ès-Lettres (1969)

Carrière

  • Secrétaire des Affaires Étrangères, Ambassade du Maroc au Caire (Égypte) (1962),
  • Professeur à la Faculté des Lettres à Fès et Rabat (depuis 1966),

Nommé par Feu Sa Majesté le Roi Hassan II :

  • Professeur au Collège Royal (depuis 1979),
  • Doyen de la Faculté des Lettres de Marrakech (1980),
  • Khatib à la Mosquée Lalla Soukaïna de Rabat (1989- décembre 2000),
  • Président du Conseil Régional des Oulémas de Rabat-Salé (1994- décembre 2000),
  • Chargé de mission au Cabinet Royal (1er janvier 1999).

Nommé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI :

  • Conseiller de Sa Majesté (le 29 mars 2000).

 

Décès de Abdellatif Benmansour, grande figure du Madih et Samae