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Musiques d'Amérique latine

Musiques d'Amérique latine

Trois éléments se  retrouvent plus ou moins mêlés dans le folklore musical actuel de l'amérique : un fonds indien, des apports européens (espagnols, portugais, français et anglais) et des apports africains. Suivant la densité de la population indigène et son degré d'avancement culturel, l'élément indien a conservé sa place, il a accepter de fusionner dans une certaine mesure avec les apports étrangers ou il a disparu totalement absorbé. L'élément européen a traversé l'océan avec ceux qui venaient concquérir le Nouveau Monde ou s'établir comme colon....Ainsi l'influence espagnole,  s'est étendue sur toute le continent  (sauf au Brésil où elle est remplacée par l'influence portugaise....L'élément africain, introduit par les esclaves noirs n'est vraiment appréciable qu'au Brésil et les Antilles.

Musiques des régions hispanophones d'Amérique du Sud, d'Amérique centrale, du Mexique et des Antilles. D'une façon générale, la musique latino-américaine provient de traditions espagnoles, portugaises et italiennes, et elle résulte des influences des ethnies autochtones d'Amérique (Aztèques, Incas et Mayas) et d'influences africaines. 

Buena Vista Social Club

 

Il est difficle aujourd'hui de présenter un tableau exact de ce qu'était la musique indienne dans l'ensemble du continent au moment des découverte de Colomb.  La seule preuve de l'existence de la musique précolombienne vient de récits, écrits au XVIe siècle, par les conquistadores espagnols et portugais et par des prêtres missionnaires, qui étaient soit indifférents à la musique, soit opposés aux arts traditionnels, y voyant les manifestations du paganisme. Les quelques références faites à la musique décrivent des danses prenant place après les semailles et la récolte des moissons. Les chroniqueurs relatent également des chants liturgiques et cérémonials, des chants et danses d'amour, et des épopées célébrant les guerres. 

L'étude des tribus originaires d'Amérique indique que les formes les plus développées de la musique précolombienne étaient présentes chez les Aztèques, les Incas et les Mayas. Cette musique était fondée sur une gamme pentatonique (à cinq tons). Les principaux instruments  de musique utilisés étaient les flûtes, les ocarinas, les flûtes de Pan, les sifflets, les crécelles et les tambours. Des trompettes creusées dans des conques étaient aussi utilisées occasionnellement.  L'Amérique avant Colomb, n'a connu que des développements de rythmes et des instruments à vent.

 Pendant la période coloniale, la musique latino-américaine fut dominée par les cultures espagnole et portugaise. Les églises maintenaient des orchestres dans les grandes cités coloniales du Pérou, du Mexique et du Brésil. Le plus ancien livre de musique d’Occident est un volume de chants, imprimé à Mexico en 1556. De nombreux représentants du gouvernement, propriétaires de mines et riches propriétaires de plantations encourageaient la musique de chambre. 

Pour leur part, certains missionnaires du XVIe siècle encouragèrent la musique indigène. En 1523, une école de musique destinée aux autochtones fut ouverte à Texcoco, au Mexique. Le jésuite portugais José de Anchieta fonda un collège à l’intention des natifs de l’état de São Paulo. L’instruction musicale y était offerte. Anchieta écrivit également des hymnes dans les langues parlées par le peuple. 

Les instruments de musique européens des XVIe et XVIIe siècles survécurent dans certaines parties du sous-continent. Parmi eux figure un proche parent de la harpe espagnole de la Renaissance, toujours couramment utilisé au Pérou. 
      

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, alors que la puissance navale et commerciale des Espagnols et des Portugais s’amenuisait, les éléments de la vie musicale qui avaient été introduits en Amérique latine par l’Europe commencèrent également à décliner. En revanche, la musique traditionnelle florissait et, à la fin de la période coloniale, un élément africain vint s’ajouter à la musique latino-américaine, du fait de l’arrivée d’esclaves africains dans les Caraïbes et en Amérique du Sud.

Après avoir acquis leur indépendance politique, les pays d'Amérique latine firent du développement musical un objectif national. Des conservatoires cofinancés par l'État, des sociétés d'opéra et des orchestres symphoniques furent créés dans plusieurs pays. 
Certains des premiers compositeurs latino-américains suivirent les modèles européens. C'est ainsi que le Brésilien Antonio Carlos Gomes, compositeur des opéras Il Guarany et Lo Schiavo, trouva son inspiration dans la musique italienne, tandis qu'une influence française est sensible dans les chants et œuvres symphoniques de l'Argentin Alberto Williams. Toutefois, ces deux compositeurs utilisèrent également des thèmes nationaux, comme le firent l'impressionniste Eduardo Fabini (Uruguay) et le Brésilien Alberto Nepomucemo. 

L'un des plus grands compositeurs de la période nationale fut le Brésilien Heitor Villa-Lobos. Premier compositeur latino-américain de renommée internationale, il est l'auteur de musique à caractère national et d'œuvres imprégnées du style néoclassique européen de l'époque. Au Mexique, Carlos Chávez commença par écrire de la musique à caractère national avant de se tourner vers le style atonal.

De nombreux compositeurs latino-américains, nés au début du XXe siècle ou plus tard, abandonnèrent le style national en faveur des techniques et styles de la communauté musicale internationale. L’Argentin Alberto Ginastera, dont les opéras Don Rodrigo (1964) et Bomarzo (1967) furent produits aux États-Unis, fut sans doute le plus grand compositeur latino-américain du milieu du XXe siècle. Les compositeurs Julián Orbón et Aurelio de la Vega de Cuba furent des précurseurs en matière de musique électro-acoustique. Pour sa part, Juan Carlos Paz fut le premier compositeur argentin à utiliser le système dodécaphonique. 

À partir des années 50, les festivals et prix annuels de musique devinrent des événements importants de la vie musicale d’Amérique latine ; les plus marquants sont sans doute le festival Pablo Casals de San Juan (au Porto Rico). Parmi les artistes et interprètes latino-américains de renommée internationale figurent le pianiste chilien Claudio Arrau et la soprano brésilienne Bidù Sayão.

La musique indigène des anciens territoires incas est caractérisée par l’utilisation des flûtes de Pan et de la gamme pentatonique. La harpe européenne fut assimilée par la musique folklorique mexicaine et péruvienne, le marimba africain par la musique d’Amérique centrale. Les rythmes complexes et les structures en forme d’appel et de réponse de la musique africaine sont présents dans le Nord-Est du Brésil, le long de la côte atlantique de l’Amérique du Sud et dans les Caraïbes. La romance espagnole (ballade) et le villancico (chants) sont chantés dans toute cette région. 

L’Amérique latine a largement contribué au développement du répertoire de la musique populaire, comme le démontrent les chants et danses du compositeur cubain Ernesto Lecuona. Le maxixe brésilien et le tango argentin firent leur apparition dans les salons de danse américains et européens au cours des années 1910-1920. Dans les années trente, la rumba (de Cuba), la conga et la samba (du Brésil) et, plus récemment, la bossa-nova ont connu une popularité croissante. Parmi les autres danses populaires, citons le mambo (de Cuba), le cha-cha-cha (voir danses de société) et le merengue (d’Haïti et de la République dominicaine).

 

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La musique latine a parfois fusionné avec d'autres genres

La pop latino : pop

Le Latin Jazz : Jazz

Le Latino : Dance; Chansons populaires : Lou Bega : Mambo n°5, King Africa : La bomba, Bellini : Samba de Janeiro, et autres tubes à la mode…

Le Reggaeton : Ragga et Hip-Hop

Le Boogaloo (ou Latin Soul), surtout en vogue dans les années 1960, dont I like it like that de Pete Rodriguez est la chanson la plus connue.

Le Rock alternatif latino : Rock, inspiré par Mano Negra

La Latin House : House

Electro : musique brésilienne (le mot-valise brazilectro est parfois employé, assez rarement); Tango (Gotan Project (Gotan signifie tango en verlan), musique cubaine (le groupe P18). Freestyle.

Fusion de la salsa avec le chaâbi marocain dit marsaoui (cf. Tarik Lamirat).

Chez les disquaires, on peut trouver ces genres musicaux soit dans le rayon musique latine, soit dans le rayon correspondant avec le genre avec lequel elle a fusionné.