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Essaouira, la belle!

Essaouira, la belle!

« Les mouettes sont des vagues qui prennent leur envol

Et les vagues, des mouettes qui grondent

Quand on brise une vague

Une aile vous pénètre profondément

Et quand on brise une aile

Une vague vous pénètre profondément

Ecoutez les trois mouettes briser leurs oeufs

Comme si la mer surgissait du sable pour la première fois

Avec comme notes musicales : l'éclosion d'œufs de mouettes »

(Moubarek Raji, poète contemporain de la ville).
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Essaouira(de es-souira, en arabe « le lieu fortifié »), ville marocaine située sur le littoral Atlantique, à 186 km au nord d'Agadir et à 156 km à l'ouest de Marrakech.

Durant plusieurs siècles avant l’an 146 av. J.-C., la région d’Essaouira était alors une province de la monarchie Berbère qui se composée uniquement de tribus nomades.

En cette année bouleversante, l’empire Romain était le plus puissant de tout le bassin méditerranéen. Après avoir provoqué et accablé leur plus grand ennemie durant les deux premières guerres puniques, les romains se méfiant d’une contre attaque de la civilisation carthaginoise originaire du golf de Tunis, décident d’envahir la côte atlantique de l’actuel Maroc.

Une fois la région soumise, ils la transforme en un état client, qui se doit de soutenir matériellement l’empire.

Une fois les romains en position sur le littoral, ils commencèrent à apporter leur science et à développer différentes industries. Outre l’utilisation du sel pour la dite salaison, servant pour conserver les aliments, viandes et poissons, les romains y trouvèrent une ressource qui leur était chère, le murex.

Au large d’Essaouira, immergeant à peine de l’océan, les îles purpuraires renfermaient une ressource luxueuse pour les démocrates et généraux romains. En effet, sur cette amas rocheux propice à la prolifération de la faune et la flore aquatique, un coquillage appelé le murex s’y trouvait à profusion. Ce crustacé couvert d’épines et teinté de couleurs vacillant du orange au rouge, était utilisé dans l’industrie de la pourpre. Découverte par les phéniciens, cette teinture servait aux romains pour colorer les toges des dirigeants et des chefs de guerre. Ce pourpre a par la suite donné le nom de purpuraire à cet îlot.

En l’an 42 ap. J.-C., l’empire décida d’annexer la région et d’en faire une province de la Mauritanie Tingitane. Après cette date, la région a sombré dans l’oubli, et l’industrie a fait faillite. Au fil des siècles, Essaouira est passée du pourpre de Rome, à son bleu mythique qui lui va si bien et qui lie la ville au ciel et à l’océan.

Chef-lieu de province, Essaouira vit aujourd'hui principalement de l'artisanat, du tourisme et de la pêche (troisième port sardinier du Maroc). Située au pied du Haut-Atlas, sur une baie protégée, la ville jouit d'un climat particulièrement doux et stable, sous l'influence des vents alizés.

Essaouira que certains connaissent encore sous le nom de Mogador, la ville aux bleus profonds fut également une grande ville juive où la «la vigueur des traditions séfarades» dans la province d¹Essaouira, en l'occurrence ceux du rabbin Haim Pinto et du rabbi Nessim Ben Nessim. Cette ville ouverte, tend à prouver que le Maroc n'est pas uniquement arabe, il est berbère, africain, occidental, juif et arabe.

Tout comme Marrakech, cette ville est un carrefour de civilisations et d'influences. Les effluves et les rumeurs océanes océanes passent les remparts roses (qui font toujours irrésistiblement penser à un coin de Bretagne au coeur du Maroc) au canons décorés de dauphins pour se mêler aux milles senteurs du souk et à celle du thuya, le bois préféré des artisans locaux.

Essaouira l'Arabe, Mogador l'Européenne, s'enracine dans la saga portugaise du XVIème siècle. Carrefour entre les tribus arabes Chiadmas du Nord et les Hahas berbères du Sud, la ville a aussi absorbé les esclaves venus du Soudan et de Guinée.

Depuis la plus haute Antiquité, le site a attiré les navigateurs. Au viiie siècle av. J.-C., il est fréquenté par les Phéniciens, et au ier siècle, les îles d'Essaouira deviennent célèbres dans le monde romain grâce à leur atelier de fabrication de la pourpre. Elles prennent alors le nom des îles Purpuraires, ou Purpurines. Au xème siècle, la ville est baptisée Amogdoul, du nom du saint patron berbère de la cité, Sidi Mogdoul.

Dès le xvème siècle, elle est une étape commerciale pour les Portugais, qui décident ensuite de s'y établir. Ils déforment son nom en Mogdoura, qui devient Mogadour pour les Espagnols et Mogador pour les Français. En 1764, le sultan alaouite Sidi Mohammed Ben Abdallah décide d'y construire un port afin de rivaliser avec Agadir, cité insoumise qui monopolise le commerce européen. Il charge alors un captif français, Théodore Cornut (élève de Vauban), de concevoir le plan d'une nouvelle ville, bâtie selon un tracé rectiligne et ceinte de remparts. Au début du xixe siècle, Essaouira gagne 40% du trafic de la côte atlantique et accueille les caravanes transportant esclaves, gomme et or. Un siècle plus tard, l'activité commerciale de la ville freine, en raison de la création du port de Casablanca et du développement de celui d'Agadir, qui amorcent son déclin. Située en dehors des grands axes de communication, Essaouira n'a pas profité de l'essor industriel et social général qui a suivi l'indépendance.

Le quartier juif nommé El Mellah d'Essaouira était un des plus importants de cette ville. Vers les années 50, cette ville comptait de 17000 juifs et de 10.000 musulmans. Les juifs attirés par la prospérité du port, s'installaient dans la partie nord de la ville. La majorité de cette population se consacrait au commerce et à l'artisanat.

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La musique à Essaouira

Du point de vue formel, l’achoura à Essaouira comprend trois éléments. Le rythme de la dakka, les comptines qui relèvent le caractère subversif et carnavalesque de la fête et le Chant du Rzoun. L’élément social nouveau est le développement de l’entreprise de rénovation du Rzoun.

Les chanteurs du Rzoun se composent :

 1. Des membres des Hamadcha, des Gnaoua, des anciens et des jeunes de la ville. Au cours des répétitions, des conflits quant à la conception musicale sont apparus entre jeunes et vieux. Ce groupe est un microcosme des formes sociales de la musique traditionnelle à Essaouira.

2. Un autre groupe de l’Achoura est constitué par tous ceux qui ont une activité musicale spontanée : les jeunes qui frappent la Dakka tous les soirs, les enfants et les femmes.

La vie musicale se répartit en deux catégories fondamentales :

  • A. Les activités musicales spontanées, porteuses d’une tradition séculaire et rythmée par les calendriers traditionnels.
  • B. La forme musicale officielle et institutionnalisée, qui est ici la reprise et la reconstitution partielle d’une activité qui était autrefois spontanée.

Le concept de folklorisation pourrait servir à décrire le passage de l’informel à l’officiel, du spontané à l’organisé.

Il existe plusieurs formes de musique religieuse. La musique sacrée intervient dans les manifestations les plus officielles de l’Islam tel que :

  • chants funéraires, psalmodies des enfants dans les écoles coraniques etc.
  • Viennent ensuite les groupes de musique tel que, les Hamadcha, les Aïssaoua et les Gnaoua dans lesquels une activité instrumentale s’ajoute à la musique vocale.
  • Enfin les Haddarates sont des femmes liées aux confréries de la musique rituelle. Elles occupent parfois dans ces confréries des fonctions importantes. Elles exercent leurs activités à l’occasion des moussems, des thérapies musicales à domicile, des mariages et des enterrements suivant la tradition méditerranéenne des pleureuses rituelles.
Les Haddarates d'Essaouira

Les hadharates sont un groupe de femmes d’Essaouira, affiliées à la zaouïa des Aïssaouia, où elles organisaient des hadhra aux fêtes du mouloud qui célèbrent la nativité du prophète.  Elles organisent aussi des hadhra domiciliaires à but thérapeutique. Leur nuit rituel est un mélange entre élégies des confréries de l’extase et le rite de possession,des Ganaoua. Leur transe vise à la fois de l’élévation extatique et la possession par les mlouk : elles sont à la fois anges s'élevant grâce à l'extase et chevaux du diable, chevauchées par les esprits qui descendent du ciel pour les posséer. Leur hadhra , est à la fois la manifestation de ces deux formes de transe: une transe induite à la fois par "la présence divine" par le chant et la danse extatique, et par la possession par la cohorte des esprits possesseurs d'origine africaine.C'est cela le sens de leur double appartenance aux Aïssaoua d'une part et aux Gnaoua de l'autre.

Le chant comme épanchement  des blessures de l’âme. Une hadhara que j’ai consulté au début des années 1980,  m’a fait écouter une vieille cassette qu’elle cachait dans un coffre, où on distingue nettement, à travers les rythmes des chanteuses et les pleures des danseuses en transe, des propos tels « donnez lui une serviette ». Malgré que la bande soit usée, j’ai pu déchiffrer le chant suivant :

Pourquoi je suis partie et pourquoi je revienne

Aux pays étrangers chacun me blesse

De mon exile combien je t’invoque, ô Sidi Mogdoul

Toi mon médecin, guérit moi de mes blessures

Prend soin de ta protégée, ô patron de notre ville !

De vie d’homme, on n’avait jamais assisté à une hadhra des femmes. Cependant les hommes âgés de plus de 65 ans se souviennent que la hadhra était monnaie courante au temps de leurs mères.Dans l’un des chants funèbres des Hadharates d’Essaouira , il est remarquable de constater l’identification des chanteuses avec le mort :

Le caveau est froid, froid, très froid

La mort ô les miens, la mort,

C’est elle qui nous emportera

La mort me saisit aux pieds et monte à la poitrine

Me voilà entre ses mains dans un état lamentable

Me voilà entre ses griffes tronc d’arbre desséché

Me voilà sans racines, tronc d’arbre étendu.

Dans ce chant funèbre, comme dans un  dhikr des Ghazaoua, le mort décrit son propre état, depuis son lavement et embaumement  jusqu’à ce qu’à sa mise à terre.. C’est que la mort n’inspire pas véritablement de l’horreur : elle est plutôt  perçue comme simple transition vers l’au-delà. Des femmes rapportent avec beaucoup d’admiration et comme preuve de foi, les propos  de ce vieillard agonisant  qui disait à la foule des voisins qui l’entouraient   :« Eloignez-vous croyants, laissez un passage pour l’âme qui me quitte ».

La hadhra était le seul espace-refuge, pour des hommes et des femmes impuissants à sauver les leurs. Mon père m’expliquait qu’aux  années des épidémies de choléra, de peste  et de sécheresse où la sauterelle faisait des ravages ; « la mort nous était familière. Elle fauchait par dizaines quotidiennement au point qu’on ensevelissait les gens dans des fosses communes ».

La femme était véritablement proscrite au harem comme l’atteste ce dicton local : « la femme ne sortait que deux fois dans sa vie : une première fois pour rejoindre la demeure de son mari et une deuxième fois pour aller à sa dernière demeure ». Le mariage est donc l’un des rites de passage capitaux dans la vie d’une femme, puisqu’il lui permettait de franchir ce seuil habité par les djinns. Au moment de franchir le seuil de la maison paternelle, les femmes entonnent ce chant de noce dénommé le Draze :

Nous sommes dans une nuit lunaire

C’est la nuit du bien aimé

Le henné tombe dans le lait

Nous sommes dans la nuit du parcours

C’est la nuit du bien aimé

Le henné tombe dans la cour

Le henné rose est pour la belle

Couverte des cinq tresses de sa chevelure

Le henné aux couleurs de prune

Pour la peau, couleur de lune

Elle a mis son haïk et part pour le grand voyage

La mariée nous manque déjà

La fille du prophète est mariée

Au bonheur des anges

La prairie verdoyante est ourlée de fleurs

Et les yeux de la mariée scintillent de pleurs

La femme était exclue du monde organisé des hommes : en dehors de la maison, elle n’avait, ni rôle économique, ni rôle politique.La femme était littéralement « emmurée », puis que les maisons musulmanes – contrairement à celles des juifs et des chrétiens – étaient sans fenêtres donnant sur l’extérieur, à part une petite jalousie. L’architecture des maisons antérieures à la deuxième guerre mondiale était organisée autour d’une cour intérieure et la lumière venait d’en haut. Les femmes ne pouvaient se contacter librement entre elles que sur les terrasses qui étaient sans enclaves : on peut communiquer sans difficulté d’une terrasse à l’autre.

Pour sortir de chez elles, les femmes devaient s’envelopper d’un haïk (voile couvrant tout le corps). Il en existait deux sortes : celui d’été à la blancheur éclatante et à la légèreté ondoyante au moindre souffle du vent, et celui d’hiver dont la chaleur lainière protège des rigueurs du froid. Le corps mauvais, le corps qui fait honte, doit être dérobé à la vue pour des raisons religieuses, comme le souligne Georges Bataille : « C’est la sensibilité religieuse qui lie toujours étroitement le désir et l’effroi, le plaisir et l’angoisse ». A part le hammam, cette femme traditionnelle ne devait sortir que le vendredi après midi ou pour visiter les sanctuaires de Sidi Mogdoul et de dar dmana (maison des gages) :

Mon haïk, je l’ai lavé

Au fond du coffre, je l’ai gardé

Jusqu’au vendredi où je l’ai déployé

Le vendredi était consacré à la visite des saints. Le mercredi, il fallait s’abstenir de laver son linge de crainte de s’attirer le mauvais sort. Le mercredi nous dit Laoust « chez les Ida Ou Gnidif et autres berbères du sud, on procède à des rites de purification, afin de chasser les mauvais esprits qui s’attaquent aux homes et au bétail ». Dés son enfance la jeune fille est éduquée au port du voile. Une vieille comptine fait allusion au haïk munit d’un turban que portaient les hommes au XIXéme siècle :

Haïki

Haïki n’a pas de turban

Haïki est allé au Soudan

Il en a rapporté des pierres précieuses

Haïki, je lui en ai demandé une

Haïki me l’a offerte.

Il existait dans la ville des chanteuses de malhûn, mais qui ne se mêlaient pas aux hommes et celui qui les accompagnait au luth devait être nécessairement aveugle. Toutes les chanteuses de ce type sont mortes depuis belle lurette et n’ont eu aucune relève.

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Mustapha khalili saisi par la transe apaisée du hal dans le cortège des Hamadcha. Il est l'héritier des grands connaisseurs du Malhûn d'Essaouira. Il ira par la suite jouer en tant que comédien et chantre du malhûn dans le théâtre de Taêb Saddiki,et sera le directeur du festival du malhûn organisé chaque printemps à Essaouira depuis 2007.

Cette affirmation que nous écrivions en 1983 a besoin d’être nuancée aujourd’hui pour ce qui est du reste du Maroc : au printemps 2009, Mustapha khalili a pu organisé à Essaouira un festival du malhoun  avec d’excellentes chanteuses venues principalement de Meknès, Fès et Salé. (source : Rivage d'Essaouira).

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Essaouira aime la musique et toutes les musiques aiment Essaouira. Ne dit-on pas que cette ville est "Le Woodstock marocain"?

La ville a attiré intellectuels, intellectuels et artistes, rockers et hippies. Champion du rock vaudou, Jimi Hendrix y a traîné ses guêtres. Il n'est resté que 11 jours en juillet 1969, mais son passage a marqué les esprits des habitants. Il a joué avec les musiciens gnawa et en a sans doute retenu les motifs rythmiques destinés à provoquer la transe. Il a aussi entendu le guembri, instrument sacré qui ouvre la voie de l'esprit. En organisant de nombreux festival cettte cité balnéaire veut servir d'exemple de tolérance dans les pays de la Méditerranée.

Le genre musical des gnawa, perpétué par les descendants d'esclaves noirs ("Gnaoua" signifie "Guinée" en arabe), associe rythmes africains et culte des saints de l'islam. Essaouira est devenu un haut lieu de la musique Gnawa en organisant un festival international de grand intérêt qui lui est entièrement consacré. Quelque centaines de milliers de visiteurs du monde entier sont attirés par ce grand évènement musical. Les festivités se déroulent dans toute la ville et principalement au niveau des deux grandes portes de la médina, où sont installées les deux plus grandes scènes. Essaouira est méconnaissable par la foule et l'ambiance inhabituelle durant ce festival : toute la ville vit dans une "fièvre gnaoua".

Un autre événement notoire y est organisé : Le Printemps Musical des Alizés qui a beaucoup gagné en notoriété bien au delà des frontières a su préserver, au fil des années, sa fraîcheur et sa cohérence, déclare André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président de la fondatrice de cet évènement. Ce dernier estime que la musique n'est jamais neutre. Elle est toujours porteuse de messages et de valeurs et ce festival est une rencontre de tolérance et d'écoute de l'autre.

 


Le malhoun à Essaouira

Le malhoun à Essaouira a connu des jours fastes au XIXème siècle avec son représentant le plus illustre Mohamed Ben Sghir. Selon le chercheur illustre du patrimoine du malhoun. Ahmed Souhoum, Mohamed Ben Sghir représente un chaînon fort du malhoun et de la tradition poétique souiri de ce siècle. Ce maître était un adepte de la confrérie des aissaoua pour laquelle il a composé plusieurs chants religieux (adkar). Sa poésie d'une extrême finesse épousait la culture de son époque. Néanmoins la richesse de ses textes et de son répertoire lui on valu une grande notoriété dans tout le Maroc et ce jusqu'à nos jours. Parmi ses célèbres qaçaïd on peut citer en particulier Lafjar (l'aube); achamâa (la bougie), al falaka (la punition), al kasbah et al warchane (la colombe). Al Warchane est un véritable hymne à l'amour de l'auteur pour sa ville natale, poésie dans laquelle la colombe d'Essaouira effectue une longue pérégrination, imaginaire jusqu'à Tlemcen en Algérie après avoir rendu visite aux sept saints des régraga dans l'arrière pays des chiadmas pour recueillir leur bénédiction.

ô  colombe...
  • Colombe, va chez les fils d'Essaouira
  • qui résident à Tlemcen.
  • Porte leur le salut d'Allah
  • Prie pour leur gloire et leur lumière,
  • Pour qu'il nous reviennent comme ils nous ont quittés.
  • De la porte du lion tu sortiras colombe,
  • tu demandera protection à Sidi Mogdoul, seigneur du port.
  • Sa nouvelle est parvenue jusqu'à Istanbul.
  • Sois prudente et éveillée.
  • Dépasse les amas de pierre au delà de la grande colline,
  • Et touche de tes ailes moula dourain (saint de Regraga),
  • Gloire de notre pays.
  • Demain à l'aube tu te purifieras à l'écoute de la prière.

Mohamed Bassis (né en 1927), fut également un authentique interprète de malhoun pendant plusieurs décennies.



Tourisme

Le tourisme est de plus en plus important à Essaouira, avec des jolis hôtels installés dans des riads marocains traditionnels dans la vieille ville. Il y a aussi des hôtels modernes le long de la plage. Essaouira est également renommée pour le windsurf et le kitesurf, grâce aux vents puissants qui soufflent presque constamment dans la baie.

Artisanat à Essaouira

Essaouira, atelier à ciel ouvert des métiers de l'artisanat. Autant de pratiques artisanales qui reflètent à la fois la richesse des arts et métiers dans la ville et la diversité de ses populations. Comment pourrait-on parler d'Essaouira sans évoquer son artisanat ? En effet, aller à la rencontre des artisans est devenue une chose inévitable quand on sillonne les rues et les ruelles d'Essaouira. Pourtant cet état de fait n'existait pas jusqu'au début du XXè siècle où seul le commerce était prépondérant : entre 5 et 6 % seulement de la main d'œuvre était employée dans l'artisanat. La ville héberge, dit-on, parmi les artisans marocains les plus talentueux. Marqueterie, tissages, huile d'argan,...L'artisanat de bijouterie à Essaouira fût de tout temps prospère grâce aux anciens artisans juifs qui lui ont donné ses titres de noblesse : qui n'a entendu parler du célèbre « Dag Souiri » et de « la rose de Mogador » motifs de décoration propres à la Cité des Alisés ?



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