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Hommage en Belgique à huit femmes marocaines auteurs et poétesses

Hommage en Belgique à huit femmes marocaines auteurs et poétesses

Le rôle du poète dans la société traditionnelle du Maroc aussi bien arabe que berbère est prépondérant, car cet homme est avant tout le chroniqueur et le conteur de sa tribu dans le sens où il ne chante pas uniquement ses amours et ses déboires personnel, mais surtout les évènements vécus par sa tribu ou au sein de sa tribu. Au cours d'une joute entre clans rivaux, c'est à lui que l'on fait par exemple appel pour prendre la défense des siens. Il est respecté et vénéré à l'égal d'un wallih (un saint), car sa parole est écoutée, car il possède la sagesse et le secret des mots qui vont droit au cœur.

Bruxelles, 6 mars (MAP) - Le Centre nomade des arts Moussem organise à partir de ce vendredi dans les villes de Bruxelles, Anvers et Bruges des soirées littéraires et artistiques en hommage à huit femmes marocaines auteurs et poétesses à l'occasion du 8 mars.

 

Cette manifestation réunira  la journaliste Nadia Dala (Belgique), l'écrivaine Rachida Lamrabet (Belgique) et les poétesses Aïcha Bassry, Hafsa Bekri-Lamrani, Fatima-Zahra Bennis, Nouhad Benaguida, Fadma El Ouariachi (Maroc) et Siham Bouhlal (France) autour de la création artistique et littéraire féminine.

 

Pour le poète marocain Taha Adnan, coordinateur de l'événement, la solidarité avec la femme à l'occasion de la journée internationale qui lui est consacrée peut aussi être montrée en mettant l'accent sur la créativité des femmes et focaliser l'intérêt sur elles. Ces soirées se veulent aussi un hymne à la diversité et un hommage à la femme marocaine à travers ce bouquet de huit auteurs féminins qui ont leurs racines au Maroc et qui écrivent en arabe classique, en dialecte marocain, en amazigh, en français, en anglais et en néerlandais.

Les soirées présenteront un Maroc féminin, pluraliste et divers et promettent d'emmener le public en voyage à travers le vaste paysage de la littérature marocaine féminine contemporaine, a-t-il ajouté.

 




Touria Hadraoui sera de la fête pour l'accompagnement musical. Elle proposera une interprétation personnelle du Malhoun, un genre musical historiquement réservé aux hommes.

Le répertoire arabo-andalou sera également au programme. Touria Hadraoui sera accompagnée par le pianiste russe Simon Nabatov.(MAP)

Les femmes ont toujours été présentes et influentes durant les différentes étapes historiques du Malhoun. Elles ont fortement contribué à son édification et sa préservation (citons à titre d'exemple la grande Cheikha Brika de Fès). Elles étaient poètes, musiciennes et chanteuses, mais faute de moeurs sociales, de coutumes et de médiatisation, elles n'ont pas eu la même chance que les hommes devant cet art musical. Les femmes s'en sont également emparées, l'adaptant avec bonheur à la tessiture de leurs voix. Pensons à la jeune génération de voix comme Asmae Lazrak, Touria Hadraoui, Majda El Yehyaoui, (qui a dépoussiéré l'image vieillotte du style musical).

 

Originaire de Casablanca, Touria Hadraoui est une des pionnière à interpréter ce genre poético-musical Elle avait mené une carrière d'enseignante, journaliste et écrivain. Cette femme de culture marocaine a consacré sa vie universitaire aux grands philosophes arabes, ma sa première découverte qui l'a marqué fut d'écouter, à l'âge de 9 ans, la voix d'Oum Kalthoum, car elle ne comprenait pas tout ce qu'elle chantait, mais elle lui a ouvert les oreilles, le cœur et l'esprit. Elle a enregistré deux albums "Chemâa" en 1991 et "Arabesques sur rythmes africains" en 2003 où le chant andalou rencontre les rythmes de la mère terre. Elle est également l'auteur d'un roman autobiographique "Une enfance marocaine" paru en 1998 aux éditions Fennec.