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« Ya El Alem Ma F’Samim » de Sidi Embarek

« Ya El Alem Ma F’Samim » de Sidi Embarek

Apparentée au melhoun marocain tant dans ses textes que dans ses compositions, la ferda serait apparue à Kénadsa à la même époque de l’apparition au Maroc du melhoun qui de l’avis des chercheurs marocains s’est beaucoup enrichi de l’émigration des poètes populaires algériens fuyant l’occupation turque.



Il est aussi établit au Maroc que c’est de la région de Tafilelt, frontalière de Kénadsa et avec laquelle elle eut beaucoup d’échanges,  qu’ont émergé les grands maîtres du melhoun, dont les qaçaïd sont chantés aussi bien au Maroc qu’à Kénadsa ou dans beaucoup d'autres régions du Maghreb.



Il est enfin avéré que le melhoun, qui n’a pu voir le jour qu’après que le zajal (poésie populaire) ait pris une forme d’expression se prêtant à la chanson, a connu son essor aux XVIIIe et XIXe siècles.


C’est d’abord les artisans qui, pour atténuer les rigueurs du travail et rompre sa monotonie, ont adopté le melhoun avant qu’il ne soit généralisé à toutes les franges de la population.


Sidi Embarek : petit fils de Sidi M'Hamed Ben Bouziane, cheikh  entre 1859 et 1860. Il est un illustre poète de Kénadsa.



Voir aussi

http://membres.lycos.fr/zaidihoucine/el_ferda.htm 




Traduction de quelques extraits :


O Toi qui connais mon tréfonds,

Consent à être généreux avec moi,

Par le roi des bienfaisants,

Par ses épouses,

Par ses parents et par ses oncles.

 

Ma quiétude est perturbé

Et il n'y a que Toi

Le Clément pour m'apaiser.

Dans mon agonie, c'est seulement chez Toi que je me réfugie

Pour calmer ma douleur.

 

O Toi qui connais mon tréfonds.

 

Aide-moi à n'être plus dépendant,

Inspire moi le droit chemin,

Comme Tu es indulgent,

J'implore Ton pardon pour mon iniquité et mes crimes.

 

O Toi qui connais mon tréfonds.

 

Qu'ai-je à craindre alors que Toi Eternel

Tu connais les secrets de mon cœur.

Par la juste cause de Ton prophète,

Par les mystères de Ton Grand Nom,

Allège mes peines.

 

O Toi qui connais mon tréfonds.

 

Lors du châtiment des mécréants

Eloigne- moi des flammes de l'enfer,

Elève-moi, O Allah

Au paradis et aux grâces divines.

 

O Toi qui connais mon tréfonds.