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Driss Abou Essabre : moqqadem de la Tariqa Ouazzania Ahl Touate

Driss Abou Essabre : moqqadem de la Tariqa Ouazzania Ahl Touate

Driss Abou Essabre (né en 1971, à Fès) est le moqqadem de la Tariqa Ouazzania Ahl Touate. Ce chanteur et musicien est également le pére de 2 enfants. 

 

 

Ouazzane (arabe : وزان - aussi connue sous le nom de Ouezzane) est une ville qui se situe au nord-ouest du Maroc, entre les collines accidentées du pré-Rif et de la plaine agricole du Gharb au sud de Oued Loukkous. Elle appartient aux marges méridionales du Pays de Jebala dont les grandes tribus limitrophes de la ville sont : Masmouda, Rhouna, Ghzaoua et Beni Mestara, Beni Mezguelda. Les origines de cette ville remontent à l'antiquité romaine.  Les traces du passage de Moulay Abdallah Chérif, grand maître du soufisme et descendant de Idriss II (membre de la dynastie arabe des Idrissides qui régna sur le Maroc entre 789 et 974) et de Rabbi Amrane Diourane le 'faiseur de miracles',  font de Ouezzane une ville doublement sainte.

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Avec son excellence André Azoulay

Ouazzane est une ville dans laquelle ont cohabité (pendant trois siècles) en toute harmonie trois communautés :

  • Les juifs que Moulay Ettayeb ELOUAZZANI avait invité à s'installer dans sa ville pour y construire un mellah afin de donner naissance à un artisanat propre à Dar Dmana. Aujourd'hui Ouezzane est une ville artisanale par excellence grâce à la communauté juive Ouazzanie et à l'intelligence politique d'un homme hors paire.
  • Les Jbalas (anciens Ghumara) furent chassés de Souss par des conditions climatiques exceptionnellement sévères, dont la nature exacte peu varier d'une version à l'autre : la plus répandue évoque un vent torride, sârqi d'une duré inhabituelle. ces Swasa s'en furent imploré l'intercession de Mulay Abd Salam Ben Mchich. Celui-ci leur répondit que, le fléau relevant de l'ordre divin, il n'avait sur lui aucun pouvoir. Aujourd'hui cette communauté représente la quasi-totalité de la population Ouazzanie et ce dû à l'exode rural et au délogement des juifs et des chorfas Ouazzanis de la ville.
  • La grande famille des chorfas Ouazzanis : descendants de Moulay Abdellah Charif ELOUZZANI ELHASSANI fondateur de la ville d'Ouazzane et de sa confrérie.

Alliée du pouvoir sultanien. La confrérie Ouazzanie a assumé ce statut, d'abord, à l'intérieure du sultanat chérifien, en jouant le rôle de médiatrice et de propagatrice du pouvoir en place. Elle l'a assumé, ensuite, dans les jeux politiiques supra-sultaniens, en défendant la bourgoisie marocaine (étant elle-même une famille bourgeoise) dans le conflit de « classes » de la ville de Tlemcen, contre les militaires, les Couloughlis turcs, et en soutenant le pouvoir sultanien dans sa lutte d'influence contre le pouvoir turc, et pendant la résistance étatique de l'émir Abd el-Kader contre la France.

 

Il est rapporté que le grand théologien Mohyidin Annawawi Achafiyi (13-14e s.), venant de l'Orient, fonda une zaouïa dans le désert algérien qu'il nomma zaouïa Touat.

Les disciples s'y réunissaient pour les prières, le samaa et une récitation sacrée dite Hizb Touat. Puis fût fondée une autre zaouïa, au Maroc, dans la tribu Tazarine. Par la suite, la tradition des chorfas de Ouazzane, avec Moulay Abdellah Cherif (17e s.) et ses descendants, perpétua la lecture du Hizb Touat et du samâa (qui dans la tradition des soufis signifie l'audition mystique et spirituelle à l'aide de la musique dans le but d'accéder à un état de grâce ou d'extase s'achevant dans la plénitude). Plusieurs autres zaouïa apparurent dans les grandes villes, dont cinq à Fès. 

Moulay Abdellah Cherif créa en 1727 une zaouïa, (centre religieux et savant). Berceau de la confrérie religieuse des Taïbia, cette zaouïa devint au cours des XVIIIème et XIXème siècles un centre politique et spirituel important.

De nombreux pèlerins visitent, encore de nos jours, ce haut lieu de la civilisation arabo-musulmane. La Zaouïa Ouazzania possédait notamment une prestigieuse bibliothèque dont les ouvrages traitaient de thèmes aussi divers que la spiritualité, l’astronomie, le soufisme ou la philosophie. Ces collections uniques servaient de support documentaire aux disciples de la Zaouïa. A l’époque Ouezzane jouissait d’un grand rayonnement spirituel et culturel qui dépassait le cadre de la religion. 

C'est une des rares villes anciennes à n'être pas ceinte de remparts; ici, pas de murs crènelés, ni de portes fortifiées monumentales comme partout ailleurs dans les villes marocaines. Il existe néanmoins des portes, associées aux murs extérieurs des demeures anciennes, qui permettaient de fermer la médina à la manière d’une enceinte. La première porte est connue sous le nom de Bab Fatha. C’est un arc simple en plein cintre surbaissé en briques cuites et pierres sèches. Cette particularité réside vraisemblablement à son histoire. La puissance de la confrérie Ouazzania la mettait probablement à l'abri des menaces, de même le caractère sacré de la cité pour les croyants la rendait inviolable à leurs yeux.



Elle a connu un essor grâce aux qaçaid  du poète sidi Drissi ben Ali et sidi Abdelaziz bane Mahamed...mais surtout pour les danses caractéristiques du fusil ou bâton aux rythme du bendir, harazi, et Nhassa, Tbla, Tbel, Nfir en cuivre.

Driss Abou Essabre fut l'éléve du Mokaddem Haj Ahmed Ben Lahssen. Il a formé avec sa troupe avec l'aide de Abderrahim Amrani Marrakchi  les enfants de dar Dmana composé d'enfants de moins de 14 ans. Cette tariqa est née sous les choyouches moulay Moulay Abdallah Chérif et Moulay Taib el Ouazzani Touhami. Un Moussem est organisé chaque année, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, qui prévoit une série d'activités spirituelles, culturelles et socio-économiques. 

 

Des soirées religieuses, dédiées au Saint Moulay Abdallah Chérif, ainsi que des panégyriques du prophète, la lecture de "Dalail Al Khayrat"  et des séances de  Samaa sont prévu lors de cette manifestation.
 

 

Le soufisme, dimension intérieure de l'Islam, se présente comme étant la " voie du cœur ". Dans ce contexte, le " cœur " désigne cette faculté décrite comme n'étant ni de la rationalité, ni de la sentimentalité, et qui permet à l'homme de percevoir la vibration de la Présence Divine au sein même du monde, au coeur de la vie.

Pour s'y attacher dans une contemplation permanente, ce mouvement s'est organisé en confréries (turuq, les " voies ", sing.: tariqa) qui développent leurs propres méthodes d'initiation. Pratiques et symbolismes, fondés sur l'Islam et le Coran, qui doivent permettre d'atteindre et de purifier le "cœur".

Parmi ceux des rites effectués en groupes, on trouve souvent des litanies récitées ou silencieuses, des méditations intellectuelles, des chants, de la musique, de la danse, et parfois l'extase qui s'exprime par la hadra .

 

 


Ahl Touat

Islamic mystics value the intuitive understanding of God rather than the knowledge of scholars. Originally, each was supposed to find the spiritual path to this goal, called Tariqa, on his own. Soon, however, several sheikhs attracted groups of disciples, and in the 12th century brotherhoods were founded in many parts of North Africa. Tariqa became the term for the ritual systems of one of these brotherhoods. 

The Ensemble Ahl Touat originated within one of these brotherhoods, centered in Ouazzane in Northern Morocco, a city which remains one of the country's most important places of pilgrimage. In the 13th century a Zawiya, a holy community, was founded there to praise the prophets and recite the Koran. The Zawiyas always had a twofold function, however: along with their mystical significance they gave travelers the opportunity to conduct their business. This openness is typical of the region's Sufi orders.

Ahl Touat embellishes the repetitive sound pattern of the rhythm instruments with the sound of the Nafir, a wind instrument about two meters long. At this year's "Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde", the group was the highlight of the "Sufi Nights", especially with their stick dance, in which sticks replace the guns that are vital to life in the Sahara.