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Nassima Chabane chante Mohyiddin Ibn'Arabî

Nassima Chabane chante Mohyiddin Ibn'Arabî

Ardent mystique, Ibn'Arabî  (né à Murcie en Espagne le 7 août 1165) est considéré comme le plus grand des maîtres de la spiritualité islamique. Sa doctrine qualifiée de “monisme existentiel” a dominé et revivifié la spiritualité soufie soulevant parfois les plus vives résistances au sein de l'Islam. 

 Sans prétendre résumer en quelques mots son œuvre littéraire colossale (plus de 400 ouvrages), nous pouvons toutefois nous arrêter sur le fait qu'Ibn'Arabî ne fait aucune distinction entre le Créateur et sa créature de sorte qu'il considère cette dernière comme une possibilité divine. (voir aussi Sheikh al Akbar, Muhi-Din Ibn 'Arabi: Le livre de l'extinction dans la contemplation).

Dieu crée par Amour de se faire connaître et sa créature est la manifestation de cet Amour. Tous deux sont donc indissociablement liés par cette énergie d'Amour. En outre, l'homme étant issu de Dieu, il possède sa conscience et a donc la possibilité de se reconnaître. Par extension, à l'image de l'artiste qui se fait connaître par son œuvre et de l'œuvre qui nous éclaire sur l'artiste, se découvrir soi-même c'est découvrir Dieu en soi et découvrir Dieu c'est se découvrir soi-même. La réalisation de cette réunion au Divin par la connaissance de l'Amour est donc pour lui le but de toute vie spirituelle.

L'influence d'Ibn'Arabî dans l'histoire de la spiritualité islamique est immense. Non seulement elle comprend l'école d'Ibn'Arabî mais elle s'étend à de nombreuses confréries soufies telles que la Chadhiliyya, la Khalwatiya, la Mawlawiya (les fameux Derviches tourneurs), la Tchichtiya, toujours vivantes aujourd'hui. Au delà du soufisme, les œuvres d'Ibn'Arabî on été méditées et commentées par de nombreux mystiques et théosophes persans d'obédience chiîte. Osman Yahia a recensé 130 commentaires perse des seuls Fosûs. Plus tard encore, son influence s'étendra encore lorsque se produira la jonction de cette école avec l'Ishraq de Sohrawardi et la théosophie chiite des Saints Imams (Haydar Amoli, Ibn Abi Jomhur, Molla Sadra Shirazi).
Malgré un aussi grand nombre d'adeptes et de défenseurs prestigieux aussi bien sunnites que chiites, elle fut l'objet de violentes critiques tout au long de l'histoire, de la part des théologiens orthodoxes qui lui reprochent sa conception de l'unicité de l'être qu'ils assimilent à une forme de panthéisme. Aujourd'hui encore,Ibn'Arabî est un auteur controversé dans l'Islam. Ses approches exégétiques, sa conception du messianisme à travers la figure emblématique du Mahdi suscitent des polémiques. Il reste une référence pour les écoles soufies qui voient en lui l'héritier spirituel de Mohammed.

Depuis sa plus tendre enfance Nassima Chabane est bercée par la tradition Arabo-Andalouse de Blida, sa ville de naissance, fondée par la population andalouse. C'est dans ce contexte que Nassima (Petite brise) continue de defendre l'art musical et poétique de la mythique Andalousie.

Ses débuts au conservatoire dès l'âge de sept ans lui permettent de s'aguérrir au contact des maîtres de l'arabo-andalou, El Hadj Medjbeur qui lui enseigne les techniques instrumentales, et Dahmane Benachour l'un des plus grands maîtres, qui pendant de longues années lui enseigne les secrets de l'art vocal. Elève très douée, elle obtient une place soliste au sein du prestigieux ensemble El Widadia fondé en 1932 et collabore avec la formation musicale Nedjma.

Encouragée et soutenu par de grands maîtres tels Mohamed Benguergoura, Sadek Bejaoui et El Hadj Hamidou Djaidir, la carrière de Nassima prendra le chemin du succées. Devenue très populaire en 1979, elle est sollicitée pour enregistrer une anthologie de la musique arabo-andalouse et ses derivés populaires avec l'ex RTA (Radio Télévision Algérienne).

En 1984, accompagnée par l'Orchestre Symphonique d'Alger, elle exécutera la totalité de la Nouba Zidane, harminisée par le professeur Bradai dans une tentative de rapporcher les sons de la musique universelle à la musique Arabe savante. Sa carrière professionnelle la portera aussi sur le devant de la scène internationale, dans plusieurs pays d'Afrique, d'Europe et d'Asie. 

La chanteuse et musicienne Nassima Chabane recite cette partie d'un poéme du plusgrand des maîtres de la spiritualité islamique. Cette Mezzo-soprano virtuose au timbre exceptionnel, à la voix puissante et chaleureuse, offre à notre âme émerveillée un émouvant hymne à l'amour et à la paix universelle, revisitant un millénaire de mystique soufie. Et, après plus de 30 ans de carrière et d'efforts continus, elle atteint le sommet de son art. Héritière des Maîtres de l'art musical et poétique arabo-andalou, Nassima est devenue aujourd'hui son avenir !Encouragée et soutenue par de grands maîtres tels Mohamed Bengergoura, Sadek Bedjaoui et Hadj Hamidou Djaîdir, la carrière de Nassima prendra le chemin du succès. Devenue très populaire en 1979, elle est sollicitée pour enregistrer une anthologie de la musique arabo-andalouse et ses dérivés populaires avec l'ex RTA (Radio Télévision Algérienne).


En 1984, accompagnée de l'Orchestre symphonique d'Alger, elle exécutera la totalité de la nouba Zidane, harmonisée par le professeur Bradaï dans une tentative de rapprocher les sons de la musique universelle à la musique arabe savante. Sa carrière professionnelle la portera aussi sur le devant de la scène internationale, dans plusieurs pays d'Afrique, d'Europe et d'Asie.

Elle devient ainsi l'ambassadrice de la musique arabo-andalouse et obtient en 1987 des mains du chef de l'état Algérien une des plus hautes distinctions. Entre 1987 et 1994, une série d'émissions télévisées dédiée au patrimoine maghrébin musical et poétique lui seront confiées.

Pour son troisième concert au Théâtre de la Ville, Nassima nous invite à la suivre sur les routes du mysticisme. Cette grande dame de la musique arabo-andalouse présente le fruit de ses longues recherches sur les textes des grands poètes soufis.

Source : Mondomix

 


"Mon cœur devient capable de toute image :
Il est prairie pour les gazelles,
couvent pour les moines,
Temple pour les idoles,
Mecque pour les pèlerins,
Tablettes de la Torah
et livre du Coran.
Je suis la religion de l’Amour,
partout où se dirigent ses montures,

L’Amour est ma religion et ma Foi."

 

Parmi les plus grands penseurs, nous connaissons Ibn'Arabî, soufi du 13e siècle, ainsi que Sidi Abou Mediène, du 12e siècle, le saint patron de la ville de Tlemcen (à l'Ouest de l'Algérie). Ibn Arabi (appelé " cheikh el akbar ") respectait beaucoup la voie d'Abou Mediane. L'émir Abel Kader qui est beaucoup plus contemporain avait pour maître spirituel Ibn'Arabî, au point de choisir la ville de Damas pour exil. Dans son poème " Je suis l'Amour ", il reprend la même idée que son maître spirituel, à savoir que les soufis célèbrent la présence divine dans le monde sans exclusivité et dans toutes les formes d'adoration. C'est pour cela que j'ai souhaité les réunir dans ce même album. S'ils étaient vivants aujourd'hui, ils en seraient sûrement ravis. Enfin, je tiens à signaler qu'il a été difficile de choisir entre tous ces poèmes, mais il a bien fallu faire un choix !

Source : Nassima, l'inspiration soufie - entretien d'Amal Berrahma avec la chanteuse algérienne Nassima

 

Source

http://www.fraternet.com