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Rachid Guerbas

Rachid Guerbas

Rachid Guerbas est un chef d'orchestre algérien de musique arabo-andalouse.

Cet ethnomusicologue dirige l'ensemble Albaycin de musique arabo-andalouse et créa le premier ensemble de musique arabo-andalousienne en France,  « Nawba ». Comme pédagogue, il dispense son enseignement au sein de l’Ecole Nationale de Musique de Bourges, après l’avoir porté dans plusieurs régions et universités européennes.

Renouant avec la tradition de création en composant la première Nouba contemporaine inspirée du "Fou d'Elsa" d'Aragon, il se passionne aussi du  mysticisme, en mettant en musique de nombreux poèmes soufis et Le Cantique des Cantiques.

Sa formation en musique classique occidentale couronnée de nombreux prix lui donnera l’occasion de travailler avec de grands noms de la guitare classique, tels Alexandre Lagoya, Carel Ahrms, Manuel Barrueco et Sergio Assad.

Il étudie également la composition avec un des plus grands compositeurs du XXe siècle, Maurice Ohanna. 

L’adolescence fut marquée aussi bien par la guitare classique que par la passion du répertoire arabo-andalousien par le biais de la finesse interprétative de Mohamed Khaznadji et la noble élégance de l’inégalée simplicité de Dahmane Benachour. Son intérêt non exclusif le portait vers la découverte de nouvelles formes et genres musicaux.


L’apprentissage de la guitare classique s’est fait conjointement avec celui de l’art arabo-andalousien.
A la fin des années 70, il poursuit des études en ethnomusicologie à la Sorbonne et effectue de longs séjours d’études en Turquie et en Syrie.
Il a collaboré avec Marie-Paule André pour "Les dits de Lumière et d'amour" (sur des textes de poètes mystiques juifs, chrétiens et musulmans du 11e-13e siècle), présenté au couvent des Cordeliers, dans le cadre du Festival d'Automne à Paris, en 2000.

Guerbas et le patrimoine

L'ignorance érigée en valeur. L'ego surdimensionné. Le manque de générosité. Et le bluff ! Ce dont étaient incapables les Dahmane Benachour, Abdelkrim Dali ou Redouane Bensari. Ils ont tant donné sans jamais mendier et encore moins vouloir mercantiliser ce qu'ils ont reçu d'autrui ! Ils sont notre fierté. A jamais. Il faut définitivement sortir du mandarinat et dénoncer l'aliénation de notre mémoire collective par les charlatans. Qu'on appelle injustement cheikhs ! Nhachek !

 

“Les maîtres ont tant donné sans jamais mendier…”