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Les pionnières de la musique tunisienne

Les pionnières de la musique tunisienne

Habiba Msika, Fadhila Khetmi et Chafia Rochdi, à la fois chanteuses, danseuses, et comédiennes, ont été les trois personnalités artistiques les plus adulées du début du XXe siècle en Afrique du Nord. 

Habiba Msika 

Surnommée la belle des belles ou encore La tigresse aux yeux verts, fut la première à imposer le chant solo et faire admettre à une opinion publique des plus réticentes que chanter est un moyen comme un autre de gagner sa vie. C'est sa tante, Leïla Sfez, qui lui enseigne les premiers rudiments du chant, mais surtout le chanteur d'origine égyptienne, Hassan Bennan. Généreuse elle était toujours partante quand il s'agissait de s'associer aux œuvres de charité qui lui étaient proposées.

Sa carrière artistique a duré une dizaine d'années, pendant «Les Années Folles», (entre 1920 et 1930).

Elle vécut une époque dans la démesure et l'excès. C'est ce qui l'a perdue une nuit d'hiver de février 1930, où elle a péri dans les flammes d'un incendie provoqué par Eliahou Mimouni, un amoureux éconduit.

 

 

Fadhila Khetmi

Fadhila Khetmi (فضيلة ختمي), (née au début du 20ème siècle à Tunis et décédée le 12 janvier 1992), est une femme de théâtre et animatrice de radio tunisienne. Musicienne, compositeur, chanteuse et comédienne, elle fut la première femme de son pays à participer à la création en 1928 d'une troupe théâtrale. Elle était l'étoile de Salle de L'Ouns (3a3at El Ouns, Hammam Rmimi). Elle fut même choisie par Saeid Chatta pour le Rôle de Cléopâtre, un opéra composé par Mohamed Triki et Saeid Chatta.

Elle tenait son côté artistique de sa mère n'est autre que l'actrice Nesria. Pour la première fois, une musulmane instruite et cultivée réussit à devenir une personnalité musicale très adulée. Toute jeune, elle a appris à chanter avec le compositeur lyrique égyptien Sayed Darwish et à jouer du oud avec Mouni Djebali, un israélite. A cette époque, seules Habiba Msika, Fathia Khaïri et la belle Hana Rached jouaient de cet instrument de musique.

Fadhila Khetmi s'est notamment illustrée sur les planches du théâtre, entre 1926 et 1928, dans les rôles de Cléopâtre de William Shakespeare et dans celui de Dolorès dans Patrie de Victorien Sardou.

C'est en 1929 qu'elle a fait ses débuts dans la chanson en créant son propre orchestre dont faisaient partie du oudiste tripolitain Mouni Djebali et l'égyptien Hassan Bennan. Son salon littéraire hebdomadaire, baptisé Club Ouraïb, réunissait les noms les plus prestigieux de la littérature.

En 1930, elle voyage à Berlin pour enregistrer ses chansons dont elle compose la musique pour certaines d'entre elles. À la fin des années 30, elle réintègre l'Association du théâtre arabe où elle partageait ses premiers rôles avec Mohamed Agrebi et fait de nombreux voyages en Algérie, en France et en Espagne.

En 1944, invitée en Algérie par le grand poète Moufdi Zacharia pour un gala, Radio-Alger lui confie la direction du service de la musique. Elle y restera jusqu'en 1956. De retour en Tunisie, elle assurera la production et l'animation des émissions féminines «Entre nous, mesdames» et «Hessat Al Mar'a».

Chafia Rochdi

Née à Sfax au début du siècle de l'union d'un père marocain et d'une mère turque, elle devient orpheline toute jeune et est livrée à elle même. Elle réussit à s'en sortir grâce à très forte détermination. Passionnée et mordue de théâtre, elle a mené une carrière de plus de 40 ans, interprétant de nombreux rôle importants. De 1934 à 1941, elle a été parmi les quatre membres actifs qui ont marqué la Rachidia, le vénérable institut de musique tunisienne créé en 1934. 

Amina Srarfi

 

Amina Srarfi (أمينة صرارفي), née en 1958 à Tunis, est la première femme chef d'orchestre de Tunisie et de l'ensemble du monde arabe. Elle fait partie de ces femmes qui luttent pour conquérir leur espace et explorer de nouveaux horizons.

 

 

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