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Mohamed Ben Ali Sfindja

Mohamed Ben Ali Sfindja

Né à Alger, au 19ème siècle,  Mohamed Ben Ali Sfindja a été l'élève du maître Abderrahmane Menemeche.  Initié à l'art de la çanaâ d'Alger, cet instrumentise de kouitra excella dans la musique Arabo-andalouse et les genres musicaux dérivés. Selon ce qui se raconte dans les cercles les plus érudits, Sfindja était doté d’une voix exceptionnelle et d’une prodigieuse mémoire. Les grands maîtres de l’école d’Alger, se revendiquent tous de ce maître dont le mérite aura été aussi, d’avoir permis la publication du recueil des noubate de Edmond Yafil, Israélite lettré et fin mélomane.  Sfindja forma également plusieurs musiciens qui deviendront plus tard des monuments musicaux.

Des relations étroites existaient, à la fin du XIXe et au début du XXe siècles, entre les quessadine et les milieux artistiques de la capitale représentés par Mohamed Sfindja. Le grand chantre de la musique classique algéroise se joignait souvent aux moudjaouidine, notamment à l'occasion de manifestations religieuses, pour leur apporter le concours de sa voix. Une voix que Mahieddine Bachetarzi eût le privilège de redécouvrir au mausolée de Sidi Ouali Dada, après l'avoir écoutée pour la première fois à l'âge de douze ans, lors d'une soirée familiale, à Djenane Bensemane près de Tixeraïne, dans le fahs d'Alger, non loin du parc d'attractions. Une soirée musicale que le grand maître a animée avec, à ses côtés, Maâlem Mouzino, jouant alternativement du rebab et de l'alto, cheikh Echerif au tambourin, Maâlem Laho Serror à la kouitra et Shalom à la mandoline. (La renaissance du chant religieux - Abdelhakim Meziani)

Parmi ses plus fidèles disciples juifs et musulmans,
citons le maître Saûl Durant, mieux connu comme Mauzino, mais aussi des célébrités comme le  cheikh  Abderrahmane Saïdi, Mohamed Ben Teffahi, Edmond Nathan Yafil. Ce dernier fut le premier à s’intéresser à Mahiedinne Bachtarzi (1897-1986) ainsi que Mouzino et Laho Seror, tous les trois ont consacré leur vie à la recherche et la transcription de la musique arabe


Edmond Yafil, l'encourage à enregistrer et à éditer des disques en 1901, laissant un nombre appréciable d'enregistrements qui regroupent tous les genres de la çanaâ.  Ce dernier ne voulait pas que Sfindja disparaisse sans laisser derrière lui une empreinte de ce qu'il fût. Il aida ainsi Yafil à rassembler l'ensemble des textes des mélodies du corpus de la çanaâ dans une publication éditée en 1904, une des sources les plus sûres en ce qui concerne les qasida et des chansons inspirées de la musique traditionnelle algérienne.

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