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Cotu - Lord of Ramadan :Groupe contemporain de musique islamique, mêlant musique pop, rap et rock.

Cotu - Lord of Ramadan :Groupe contemporain de musique islamique, mêlant musique pop, rap et rock.

Companions of True Unity Les Compagnons de la véritable unité (en français) sort cette chanson intitulée Lord of Ramadan (Seigneur du Ramadan)  dédiée au Ramadan qui est le mois sacré du jeûne pour tous les musulmans et un des cinq piliers de l'Islam.

 

Il n'y a pas une musique islamique mais plusieurs selon les traditions des pays d'adoption. La musique arabe classique n'est pas identique à la musique islamique car elle est profane. De plus, les Turcs Seldjoukides, une tribu nomade convertie à l'Islam, ayant conquis l'Anatolie (actuelle Turquie), et instauré le Califat (formant ainsi l'Empire Ottoman), ont également eu une forte influence sur elle mais la musique ottomane est elle aussi profane. Il en va de même pour la musique persane, par contre, on y retrouve les mêmes modes (Maqâm ou Dastgah). En dépit de ses multiples apparences, cette musique, qui appartient à la tradition orale, présente certaines caractéristiques communes, surtout dans l'art de la musique savante de l’Islam ; cela est moins évident dans les musiques ethniques, où les particularités régionales sont marquées. Cet art revêt des réalités esthétiques voire ethnomusicologiques variées marquée par le thème unificateur de l’Islam, lequel s’est principalement exprimé en langue arabe. 

Dans la société musulmane, la nature de la musique a toujours fait l'objet d'une longue controverse.  Être un musicien ou artiste est généralement méprisé par une frange de la génération plus âgée des croyants.

Les docteurs et les imams n'ont cessé de l'anathématiser et de faire peser sur elle une suspicion d'autant plus vive qu'elle s'alimente à un terreau plus ancien que l'islam : impie, le musicien est également suspect de contrevenir au règles de l'honneur. Mais, en dépit des autodafés innombrables où, au Yémen ou ailleurs, les Savonarole de l'islam jettent les instruments de musique à la flamme de bûchers que chaque siècle rallume, ni le luth ni la musique ni la poésie n'ont disparu in Jean Lambert, La médecine de l'âme. Le chant de Sanaa dans la société yéménite, Nanterre, Société d'ethnologie, 1997, 312 p., bibl., index, CD, 53'.

Traditionnellement, l'islam cherche à maîtriser la musique vocale et instrumentale afin de maintenir une certaine morale communautaire. Aucune musique ne remplirait mieux cet objectif que le chant coranique. Les autres musiques et les interprètes sont appréciés, acceptés ou bien condamnés par telle ou telle communauté islamique selon son degré de tolérance et selon la place qu'elle accorde à la musique. Le chant coranique est considéré comme le modèle parfait et n'a jamais été qualifié de musique, afin de ne pas être assimilé à des genres musicaux désapprouvés, ni influencé par eux. Cette conception morale de la musique n'a pas entravé son développement, mais demeure encore aujourd'hui une réalité culturelle.

 


Je dois féliciter les frères pour leur excellent travail musical au service du Divin. C'est un parfait exemple d'une modernité dans l'expression musicale qui se répand notamment par Sami Yusuf, le Silence des Mosquées et laisse présager une prochaine génération de musulmans qui exprimeront leurs croyances dans leur art.

 

Ce groupe apparaît comme un nouveau phénomène de l'Islam qui chante la Spiritualité et la Fidélité à Allah dans plusieurs styles musicaux (musique arabe, rap, pop) et dans plusieurs langues (turc, arabe, allemand, anglais).