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DJ Abdel

DJ Abdel

 


DJ Abdel
est un compositeur qui est le meilleur DJ franco-marocain de hip-hop, de R'n'B et de funk et pour ses talents de mélodiste. Il est par ce fait le plus demandé ! Au-delà de son succès de D.J., Abdel sait faire preuve  d'un sens du rythme qui le placent bien au-delà des limites du genre.

Né dans la banlieue de Casablanca à Bourgogne au Maroc.

DJ Abdel est d'abord membre des formations Black Blanc Beur, puis Positive Black Soul. Il sera remarqué par sa participation à l'émission télévisée Nulle Part Ailleurs.

Il crée ensuite, en collaboration avec le DJ Cut Killer, la société Double H qui produira notamment les albums du groupe 113.

Il a également collaboré avec plusieurs radios où il officiait en tant que DJ avec sa propre émission : Fun Radio (émission quotidienne), NRJ, FG DJ Radio. Son style musical est un savant mélange de hip-hop, de funk et de R'n'B.

En octobre 2007, DJ Abdel est appelé pour officier sur les prime de la Star Academy, sur TF1, en tant que DJ officiel.Il a également mixé lors de la cérémonie des Miss France 2008.


Discographie

1999 - Collectif Rap 2
2000 - R'N'B 2000
2001 - A L'Ancienne
2002 - A L'Ancienne 2
2002 - Let's boogie
2003 - Funky cops

 

Compilations

 

DJ ABDEL PAR LUI-MÊME

 

UNE PASSION QUI SAISIT SA CHANCE

" J'ai commencé dans ma chambre, avec un double-cassette. J'avais dix-sept ans. Je mélangeais, j'arrangeais. Ensuite, j'ai fait la même chose pour des potes qui s'occupaient d'après-midis dansants pour la mairie de Clichy, ils avaient besoin d'un D.J., je me suis lancé. Devant un public, c'était l'aventure ! Cette première expérience m'a donné le goût du contact.

" Ensuite, nous avons voulu tenter de faire une vraie soirée. Etant donné que nous n'étions pas très connus, nous nous sommes dit que ce serait bien de prendre un grand D.J. Nous étions fous de Dee Nasty, notre dieu des platines. Il n'habitait pas loin, nous lui avons demandé, il a accepté. J'ai mixé avec lui. Ce soir-là, j'ai eu une sorte de déclic. En le regardant faire, en l'écoutant donner, j'ai tout compris du métier.

" J'ai pris conscience qu'un D.J. n'était pas seulement un type qui passe des disques, c'est là que j'ai découvert qu'il fallait une oreille, un talent de musicien pour recréer quelque chose à partir d'une matière existante.

" A partir de là, dans ma chambre, j'ai travaillé toutes les nuits, j'ai expérimenté. J'ai revu Dee Nasty un mois plus tard, et ça a été le début d'une vraie amitié. Il m'a donné ma chance. J'avais à peine dix-huit ans. Il travaillait avec une compagnie de danse qui s'appelait Black Blanc Beur. J'ai d'abord fait l'un de ses remplacements, et puis lorsqu'ils sont partis en tournée, Dee Nasty était pris, alors j'y suis allé.

" Pendant cinq ans, nous avons traversé vingt-cinq pays, un spectacle tous les trois soirs avec une nécessité de professionnalisme très formatrice. La chorégraphie était synchronisée à la milliseconde. On a joué aux Pays-Bas, beaucoup en Allemagne, en Australie, et je me souviens d'un spectacle incroyable à Stockholm, en Suède, en plein air, devant 20 000 personnes. Une expérience fabuleuse. "

 

LA RENCONTRE D'UN TALENT ET DU PUBLIC

" J'étais à New York, je travaillais pour Emmaüs lorsque j'ai rencontré Cut Killer. Il est d'origine marocaine comme moi, nous sommes tous les deux fans de basket. Je lui ai fait visiter Harlem et on s'est liés d'amitié. Il est maintenant mon associé.

" C'est lui qui m'a encouragé à faire des cassettes de mes mix. Je n'avais pas de studio, alors j'allais chez lui à Strasbourg Saint-Denis sur un petit quatre pistes.

" J'aimais bien mélanger le jazz, le hip hop old school, et puis le R&B. J'ai commencé par une première cassette, vendue aux potes dans la rue. A l'époque, j'en ai d'abord vendu cinq, puis dix, puis vingt et ainsi de suite. On a dû finir à cinq cents, un vrai triomphe ! On se faisait connaître comme ça, c'était la base, tout partait de la reconnaissance de la rue. Avec l'argent, on pouvait se payer des disques. Les gens dupliquaient vos cassettes et votre nom se répandait. De cassette en cassette, le nom de DJ Abdel a commencé à circuler. A chaque fois, la diffusion augmentait et puis on a commencé à nous appeler pour des soirées. Avec Cut, on a voulu se structurer, se donner une vraie base pour avancer. Lui et East, un rappeur aujourd'hui disparu, ont eu l'idée de créer Double H Productions. Tout a démarré. "

LE STYLE, LE RYTHME ET UNE ECOUTE

" Le concept de " A L'Ancienne " est né progressivement, de mes goûts et de ce que je faisais dans les soirées. Je l'expérimentais déjà lorsque je faisais des cassettes. Le public réagissait vraiment bien et cela correspondait à ce que j'aime. J'ai rodé le principe peu à peu, pour le pur plaisir et puis à un moment donné, j'ai eu assez de matière pour faire un album. Le succès a été immédiat. Ma notoriété a poussé la nouvelle génération à écouter. Ils ont découvert toute une période musicale qu'ils ne connaissaient pas, ils ont trouvé le funk, plein d'autres rythmes et de mélodies.

" A la base, je mixe des disques qui ne sont pas mes œuvres. Tout se fait dans les soirées, je me laisse aller, je propose. Au début, on est seulement là pour faire danser les gens ; ensuite, avec un peu d'expérience, les gens viennent aussi pour écouter ce que l'on peut faire de particulier.

" Je fais au minimum une dizaine de soirées par mois et pendant les tournées, c'est une par jour. J'ai besoin de ce contact, de l'énergie que donne une foule qui réagit, c'est quelque chose de très fort, d'extrêmement motivant. C'est un échange immédiat, entre un rythme, une recomposition et le flux perceptible des gens qui ressentent. C'est ma seule drogue.

" Souvent, dans les soirées, les D.J. prennent des a capella et les mixent avec une autre musique, cela donne des remix, en live. Je me suis dit qu'on pouvait trouver des morceaux qui allaient bien ensemble. Naturellement, j'en suis venu à composer, à créer mes propres musiques avec des claviers. On était déjà dans autre chose de plus personnel. Je me suis fait un peu une spécialité du genre. J'ai commencé à m'équiper, j'ai continué à travailler. "

 

A LA CONQUETE DU DIRECT

" Canal+ cherchait un D.J. pour redynamiser l'orchestre de " Nulle Part Ailleurs ". J'ai passé une audition. Au début, ils ne savaient pas qu'un D.J. pouvait faire tout cela, moi-même je me demandais comment j'allais pouvoir prendre ma place là-dedans. Qu'est-ce qu'un D.J. connoté hip hop pouvait faire avec un orchestre ultra pointu et plutôt rock ?

" J'ai commencé à jouer dans les breaks, ils ont compris que ce que je faisais s'insérait comme un instrument supplémentaire, un autre potentiel. Ils se sont rendu compte de ce que je pouvais apporter. Peu à peu, je me suis retrouvé à donner le tempo. J'ouvrais et ils embrayaient. A chaque intro, je devenais le métronome. Nous avons tous pris nos marques, j'ai rajouté des voix, on s'est bien amusés.

" Avant cette expérience, j'arrivais à caler des vitesses ; là j'ai en plus appris à mélanger des harmonies. On jouait tous les genres, tous les rythmes, il fallait sans cesse saisir, s'adapter.

" Jouer en direct est une autre pression. Je n'avais plus le public des soirées, les gens étaient passifs. Au début, c'est un peu déstabilisant de jouer devant des jeunes immobiles, et puis il fallait démarrer au quart de tour. On avait une répétition à dix-huit heures, mais de là au direct, on avait le temps de refroidir... Il y avait les interviews et puis soudain, c'était à nous et il fallait tout donner, sans aucun droit à l'erreur à cause du direct. Je me souviens d'un soir particulièrement surréaliste où Gorbatchev était l'invité de Guillaume Durand. Entre leurs conversations sérieuses, on se déchaînait. Je garde un excellent souvenir de cette période ; l'équipe était vraiment bonne et on faisait ça avec beaucoup de plaisir. L'étape Canal m'a apporté une autre notoriété, une reconnaissance. D'autres gens ont découvert mon nom et mon travail. J'ai dépassé le cercle des initiés pour aller vers un public plus large. Le seul problème se situait au niveau de l'emploi du temps. On était quotidiens, je n'avais plus le temps de rien faire, j'assurais moins de soirées. Il fallait prendre garde à ne pas s'user.

" Depuis que j'ai arrêté, j'ai l'impression d'avoir du temps, je peux me consacrer à plein de projets. Maintenant, j'existe en dehors de Canal et c'est très bien, mais si le groupe me propose de revenir sur un autre genre de projet, humainement ça me tente.

" La radio est encore une autre expérience. Je suis maintenant sur Fun Radio, tous les week-ends, de 18 à 20 heures. Même si l'émission est interactive, il manque un peu le public. Quand je mixe, j'imagine les auditeurs chez eux, ça me bouge. Là aussi j'ai réussi à apporter quelque chose d'imprévu, d'un peu différent. J'aime bien arriver sur un secteur que je ne connais pas bien et donner quelque chose d'inattendu, un autre angle, un autre style. "

 

LE SECRET DES PLATINES

" Peu à peu, j'ai gagné ma place ; la notoriété m'a surtout permis de me sentir suffisamment en confiance pour développer mon propre style. Aujourd'hui, je n'applique plus seulement mon style à des soirées. Je fais des musiques de films, j'ai travaillé pour des spectacles, des séries. Notre métier offre la chance de toucher à beaucoup de choses différentes.

" J'ai vraiment envie de tenter des choses, d'aller découvrir. Je suis ouvert, je ne calcule pas, je prends ce que la vie me tend, je me lance au coup de cœur. Les gens avec qui je travaille me motivent autant que les projets eux-mêmes. J'ai une approche très humaine. C'est important pour moi, on ne fait pas du bon boulot si l'ambiance et le cœur n'y sont pas.

" Même maintenant, avant chaque soirée, j'ai encore ce flip, ce trac qui fait bouger, qui oblige à donner le maximum, il ne faut jamais perdre ça.

" La force d'un D.J., c'est d'être à l'écoute des gens, de leur apporter ce qu'il est dans ce qu'ils veulent. A la longue, avec le public, on peut avoir une sorte de relation affective, une confiance de sa part, et lui faire découvrir des morceaux qu'il n'écouterait pas forcément. On devient une sorte de caution, de label qui peut amener les gens à aller là où ils ne pensaient pas. Je suis toujours à l'affût des nouveautés, à l'écoute de ce qui va venir. Les D.J. sont souvent des précurseurs.

" Mon premier rêve, c'était de pouvoir être un jour D.J. résident en boîte. J'en ai rêvé longtemps. Et puis les choses vont vite, on ne prévoit pas forcément ce qu'on devient. Je crois que ma chance, c'est de ne m'être jamais posé de questions. Vivre de la musique, faire ce que j'aime à longueur de soirées, c'était tellement inaccessible pour moi que je n'y ai pas cru. Je l'ai fait par passion, sans trop m'interroger. C'est le secret, je crois. A force de n'avoir rien à perdre, on finit par tout avoir à gagner. "

Film Soundtracks

  • 1998: H (TV series) (compositeur)
  • 2001: La vérité si je mens! 2 (compositeur)
  • 2005: Bab el web (compositeur)
  • 2006: Arthur et les Minimoys