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Le cinéma marocain

Le cinéma marocain


La culture populaire au Maghreb est très riche, elle a été surtout transmise oralement.
Depuis l'ouverture à l'université de Tlemcen (Algérie), d'un troisième cycle spécialisé en "culture populaire", des écrits qui sont surtout des thèses de Magister ou doctorat, sont venus enrichir la connaissance de ce patrimoine d'une valeur inestimable. Dans son "introduction" André Goldenberg indiquait par ailleurs qu'au Maroc, il n'y a pas à l’origine une seule culture populaire. (Les cultures) sont multiples, selon qu’elles se sont constituées dans une ville aux anciennes traditions, chez les Berbères des montagnes, chez les juifs des mellahs citadins ou ruraux, ou encore parmi les habitants clairsemés des étendues semi-désertiques

Dans un monde régi par une mondialisation culturelle, hégémonique et agressive, les pays et les civilisations doivent, pour continuer à exister, exposer fièrement leur richesse culturelle et artistique. Le cinéma, à ce titre, est un outil idéal pour communiquer cette richesse. Le Royaume du Maroc essaye tant bien que mal d'exister sur l'échiquier cinématographique mondial. Avec des efforts, certes, colossaux, il arrive à produire modestement une dizaine de films par an. Mais peu obtiennent le succès voulu malgré les efforts déployés !

MARIO 2M

Cinéma marocain sur 2 M : la nouvelle vague !

Le cinéma marocain concerne la production cinématographique produite au Maroc. Les films produits traitent de tous les sujets de la société marocaine. Certains de ces films connaissent un succès international comme Marock en 2004 et regagne depuis quelques années confiance et renoue avec le public. Une présence dans les plus grands festivals en l'occurrence CannesSan Sebastian ou Marrakech et des cinéastes reconnus à travers le monde. En évoquant le cinéma marocain, on ne peut s'empêcher d'évoquer des noms qui ont marqué à travers leurs signatures, l'histoire cinématographique marocaine et continuent à satisfaire leur public au moment où d’autres déçoivent. Ceci étant, le Maroc peut se réjouir de compter parmi sa filmographie des « chefs d'œuvre » et des cinéastes prêts à sortir de sa léthargie le septième art. Longtemps dominé les écrans du monde arabe par la qualité et la quantité de sa production. Le septième art n'y est pas un apport récent de la décolonisation. Certains évoquent le manque de publicité pour promouvoir le cinéma, d'autres le manque de créativité au moment où une nouvelle vague de cinéastes que les journalistes et critiques appellent « les jeunes cinéastes » ont décidé de dépasser cet état de choses et se débrouiller avec leurs propres moyens.

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Lors d'un séjour à Essaouira pour le tournage d'Othello de 1949 à 1952, Orson Welles se rendit souvent au bain maure Pabst au point qu'il tourna une scène mémorable dans ce même lieu...Si le Maroc est depuis toujours une terre d'accueil pour le cinéma étranger (L'homme qui en savait trop d'Alfred Hitchcock en 1956, ou Lawrence d'Arabie en 1962)

C'est depuis les années 2000 que cette activité se développe vraiment, avec l'ouverture de studios de tournage aux normes internationales à Ouarzazate. On peut citer Astérix & Obélix :Mission Cléopâtre en 2002 Kingdom of Heaven de Ridley Scott en 2005.

Parmi les raisons de cet engouement pour les production au Maroc, ce sont les variétés de paysages, l'architecture variées, l'éclairage lumineux et ses nuances..

Le Maroc, à l'opposé par exemple à l'Algérie, a dégagé toute responsabilité de l'état, en omettant de rencontrer le nécessaire équilibre entre un cinéma commercial et un cinéma esthétisant à public essentiellement élitiste.

On retrouve au niveau national des réalisateurs qui ont donné leur lettres de noblesse : Wechma (Traces) par Hamid BénaniMoumen Smihi  (El Chergui ou le Silence violent1975), Jilali Ferhati (Poupées de roseau, 1981 ; la Plage des enfants perdus1991), Farida Benlyazd (Une porte sur le ciel, 1988), Saad Chraibi (Chronique d'une vie normale, 1990), Mohamed Abderrahmane Tazi (Badis, 1989 ; À la recherche du mari de ma femme, 1993), Hakim Noury (le Marteau et l'Enclume, 1990), Hassan Benjelloun (la Fête des autres, 1990). Actuellement de jeunes réalisateurs sont en train de révolutionner le cinéma marocain. Parmi ceux-ci citons des réalisateur comme Nabil Ayouch ou Narjiss Nejjar,Faouzi BensaïdiNoureddine LakhmariLeila TrikiLaïla MarrakchiSon premier long métrageMarock, est produit en 2004 et figure dans la section Un certain regard au Festival de Cannes en 2005.

D'après une étude publiée par le cabinet valyans à la demande du centre cinématographique marocain (CCM), même si la production du cinéma au Maroc est abondante, les salles de cinéma ferment et 60% des marocains ne regardent pas de films-60% des Marocains ne vont pas au cinéma in Aujourd’hui le Maroc par Qods Chabâa-.

Le cinéma marocain traite de tous les sujets de la société marocaine qui est un brassage issu de différentes cultures : berbère, arabe, juive, islamique, africaine et européenne. La modernisation du pays engendre des changements rapides, mais la culture ancienne est profondément ancrée dans les traditions des marocains. Ce multiculturalisme constitue la principale caractéristique de cette société marocaine. En se souciant de la promotion de la langue et la culture amazighes, le Maroc réaffirme que le multiculturalisme constitue une caractéristique fondamentale de la société. Autre élément encore, si aujourd'hui, 55% des marocains ont moins de 25 ans. la société marocaine se caractérise avant tout par sa jeunesse. Or, si cette jeunesse est une importante ressource de main d'œuvre et de richesse, c'est aussi un défi car la société doit répondre à ses attentes et les intégrer. Pour donner quelques chiffres, on peut compter aujourd'hui 5 millions d'enfants scolarisés et une alphabétisation de 53%, un chiffre qui est encore faible (Monde arabe : 70 millions d'analphabètes).

Certains des films produits au Maroc ont connus un succès international comme Marock, où de jeunes cinéastes ont décidé  en 2004 de regagner la confiance et et de renouer le cinéma avec le public. En évoquant le cinéma marocain, on ne peut s'empêcher d'évoquer des noms qui ont marqué à travers leurs signatures, l'histoire cinématographique marocaine et continuent à satisfaire leur public au moment où d'autres déçoivent. Ceci étant, le Maroc peut se réjouir de compter parmi sa filmographie des « chefs d'œuvre » et des cinéastes prêts à sortir de sa léthargie le septième art.

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Longtemps dominé les écrans du monde arabe par la qualité et la quantité de sa production. Le septième art n'y est pas un apport récent de la décolonisation. Certains évoquent le manque de publicité pour promouvoir le cinéma, d'autres le manque de créativité.


Lors d'un séjour à Essaouira pour le tournage d'Othello de 1949 à 1952, Orson Welles se rendit souvent au bain maure Pabst au point qu'il tourna une scène mémorable dans ce même lieu...Si le Maroc est depuis toujours une terre d'accueil pour le cinéma étranger (L'homme qui en savait trop d'Alfred Hitchcock en 1956, ou Lawrence d'Arabie en 1962).

C'est depuis les années 2000 que cette activité se développe vraiment, avec l'ouverture de studios de tournage aux normes internationales à Ouarzazate. On peut citer Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre en 2002, Kingdom of Heaven de Ridley Scott en 2005.

Parmi les raisons de cet engouement pour les production au Maroc, ce sont les variétés de paysages, l' architecture variées, l'éclairage lumineux et ses nuances...

 

Histoire

Le premier tournage au Maroc date de 1897, avec Le Chevrier marocain de Louis Lumière, qui inaugure une tradition de tournages étrangers au Maroc[3].

Le Centre Cinématographique Marocain (CCM), créé le 9 janvier 1944 et réorganisé en 1977 a pour rôle principal l'organisation et la promotion de l'industrie cinématographique au Maroc en veillant à l'application de la législation et la règlementation concernant tous les métiers du secteur.

La cinémathèque marocaine a principalement pour objet la préservation du patrimoine cinématographique national et international et de promouvoir la diffusion de la culture par le film.c'est dans cette optique, que le centre a diffusé, en janvier 2007, une nouvelle circulaire sur l'utilisation du fonds d'aide rebaptisé, à l'exemple du modèle français, "Avance sur recettes". L'accent y est notamment mis sur le principe du remboursement, au moins en partie, des fonds débloqués, et sur le contrôle de la comptabilité des films, selon une philosophie bien simple : quand on a 3 ou 4 millions de dirhams pour monter un film, on peut en défalquer 10.000 pour le compte d'une fiduciaire qui veillerait à la transparence des comptes. "étant donné que l'avance sur recettes est remboursable au prorata des apports du fonds d'aide et des autres apports du producteur, toutes les sommes destinées à la production du film doivent être déposées dans un seul compte bancaire ouvert au nom du film ayant bénéficié de l'avance sur recettes", stipule notamment le nouveau texte. La note ne précise cependant pas les montants et les modalités de remboursement, mais elle reste une première mesure concrète dans une série de "contraintes positives" qui devrait barrer la route aux derniers intrus (sociétés de production, cinéastes) du cinéma marocain.

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L'évènement majeur du cinéma marocain au niveau international en 2010 a été la présentation en septembre 2010  de "Finak Alyam" (Destins croisés) - présenté également au Festival international du Film du Caire - de Driss Chouika et "Terminus des Anges" co-réalisé par Narjis Najjar, Mohamed Mouftakir et Hicham Lasri qui ont été présenté Festival des Films du Monde de Montréal. Ce Festival privilégie le brassage culturel et le dialogue entre les peuples, encourage le développement du cinéma à travers des "rencontres entre professionnels du cinéma du monde entier". 

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Mario Scolas et le réalisateur marocain Hassan Benjelloun dans les Oubliés de l'histoire

Quelques dates-clefs

  • 1907 : Félix Mesguich tourne à Casablanca un reportage sur les débuts de l'agression française contre le Maroc.[4]
  • 1919 : un premier film de fiction colonial en français Mektoub est est produit par Jean Pinchon et Daniel Quintin avec Mary Harald Bogaerts.
  • 1935 : construction du Cinéma Vox à Casablanca par Marius Boyer. D'une capacité de 2000 places, c'est à l'époque le plus grand cinéma d'Afrique. Il est détruit dans les années 1970.
  • 1944 : Création du Centre Marocain de la Cinématographie (CCM). Les studios et laboratoire Souissi sont ouverts à Rabat.
  • 1958 : premier long-métrage marocain : Le fils maudit de Mohamed Ousfour.
  • 1964 : Le jardin de Louardiri d’André Goldenberg et Jean-Pierre Pacaly
  • 1968 : Premier Festival du film Méditerranéen à Tanger. Le festival se tient aujourd'hui à Tetouan.
  • 1970: Film fondateur du cinéma marocain.
  • 1982 : Premier festival national à Rabat.
  • 2001 : Première édition du Festival international du film de Marrakech
  • 2007 : Inauguration de la Cinémathèque de Tanger.


Films étrangers tournés au Maroc

Si le Maroc est depuis toujours une terre d'accueil pour le cinéma étranger (Othello d'Orson Welles en 1952, L'homme qui en savait trop d'Alfred Hitchcock en 1956 [5][6], ou Lawrence d'Arabie en 1962), c'est depuis les années 2000 que cette activité se développe vraiment, avec l'ouverture de studios de tournage aux normes internationales à Ouarzazate. On peut citer Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre en 2002, Kingdom of Heaven de Ridley Scott en 2005. Parmi les raisons de cet engouement pour les production au Maroc, ce sont les variétés de paysages, l' architecture variées, l'éclairage lumineux et ses nuances[7].


Le Maroc dans l'imaginaire cinématographique

Des films très célèbres font appel à l'image du Maroc, ou du moins la vision d'un orient romancé. En 1930, Cœurs brûlés (Morocco) de Josef von Sternberg réunit Marlene Dietrich et Gary Cooper. Quelques années plus tard, c'est l'énorme succès de Casablanca avec Humphrey BogartIngrid Bergman qui consacre cette image à travers le monde. 

Wechma de Hamid Bennani

La plupart des chercheurs et des critiques du cinéma admettent que la véritable histoire du cinéma marocain a débuté avec la production du film Wechma de Hamid Bennani en 1970, en effet les productions antérieures à cette date ne sont que des copies marocanisées de mélodrames égyptiens. Wechma est à l'origine d'un nouveau courant cinématographique appelé « modernité cinématographique ».[8]

Festivals de cinéma

Le Festival international du film de Marrakech est l'évènement cinématographique le plus important du Maroc. Remarquons aussi un présence dans les plus grands festivals en l'occurrence Cannes, San Sebastian Festival de Montréal  où des cinéastes marocains se font reconnaître à travers le monde.

  • Le Festival international du film de Marrakech est l'évènement cinématographique le plus important du royaume,

  • Le Festival de Tanger dédié au court-métrage

  • Le Festival de Salé consacré à la femme «Écrans de femmes»

  • Le Festival de Meknès consacré au cinéma d'animation (FICAM) qui devient l'un des principaux rendez-vous mondiaux du cinéma d'animation et représente le seul du genre sur l'ensemble du continent africain.

  • Le Festival du Film documentaire d'Agadir

  • Le Festival du Film africain de Khouribga

  • Le festival national du film de Tanger

Musiques de films au Maroc

Le cinéma marocain est souvent récompensé dans les plus grands festivals de films arabes ce qui démontre (contrairement à ce que de nombreux marocains pensent) que la darija peut également s'exporter dans les autres pays arabes au même titre que le fort accent et la darija des séries et feuilletons égyptiens.

Il faut également noté que les films franco-marocains (avec des acteurs marocains, franco-marocains et français) passent souvent dans les salles ou dans les médias TV en Europe.

En dépit de ce net et récent progrès de la production et de la qualité des oeuvres cinématographiques marocaines (en particulier sous l'impulsion du Festival international du Film de Marrakech), la place de la musique de films est quasiment inexistante.

Le cinéma marocain utilise encore des compositions musicales diverses qu'il colle tant bien que mal au film ; ceci crée souvent une inadéquation entre les différentes séquences de l'œuvre et la musique d'accompagnement. Actuellement les meilleurs morceaux de musique de films marocains sont des solos de Oud ou de Flûte accompagnant les parties mélodramatiques du film.

Pour des raisons financières, les productions marocaines ne font malheureusement pas suffisamment appels aux nombreux compositeurs et artistes marocains.

Toutefois, le fort succès des comédies musicales indiennes "made in Bollywood", poussent certains réalisateurs à créer des comédies musicales marocaines.

La sortie prochaine d'étudiants venant de l'école du cinéma de Marrakech va très certainement donné à la musique de Film sa véritable place dans les œuvres cinématographiques marocaines.

 

Des défis et des objectifs à atteindre

  • Comme cela s'est passé pour de nombreux cinémas, le cinéma marocain doit trouver les moyens d'attirer le public marocain vers les salles. Actuellement la piste étudiée est celle qui a été envisagée par le cinéma français (qui a connu le même souci) à savoir la création de complexe moderne et attractif.
  • Augmenter la taille de la classe moyenne et améliorer le revenu moyen de la population pour qu'elle devienne consommatrice de produits culturels.
  • Lutter contre le piratage numérique des œuvres
  • Améliorer le statut de l'artiste et les droits d'auteur
  • Créer des produits dérivés (poster, T-Shirt, DVD avec bonus, figurines, CD de BO, etc.)
  • Développer une communication nationale et internationale offensive (bande d'annonces, promotion, ...)
  • Création de sites internet commerciaux permettant au public de visualiser les œuvres à la demande.
  • Promouvoir l'enseignement des arts dans la formation des jeunes (musique, théâtre, peinture, etc.)
  • Améliorer la qualité des musiques de films
  • Incorporer les nouveaux outils audiovisuels dans les œuvres (images de synthèse, image 3D, trucages etc..)
  • Faire face à la concurrence des films syriens, indiens, égyptiens, américains et européens.
  • Amélioration du maquillage, des costumes, des accessoires, etc.
  • Proposer au public marocain un cinéma à leur image actuelle
  • Produire des films de historiques, de fictions, d'actions et fantastiques
  • Produire des films à destination des enfants et des adolescents.

 

Réalisateur marocain

  • Nabil Ayouch - Mohamed Asli - Hamid Bennani - Ahmed Boulane - Ismaël Ferroukhi - Mohamed Ulad-Mohand - Saïd Naciri - Swel et Imad Noury - Hakim Noury -Mohamed Ousfour - Hassan Benjelloun - Nour-Eddine Lakhmari - Mohamed Zineddaine -Mohamed Mouftakir -

Acteurs et actrices

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Filmographie sélective

 

Notes

  1. ↑ Son premier long métrage, Marock, est produit en 2004 et figure dans la section Un certain regard au Festival de Cannes en 2005.
  2. 60% des Marocains ne vont pas au cinéma in Aujourd'hui le Maroc par Qods Chabâa|
  3. ↑ inscrit au catalogue des Lumière sous le numéro 1394.
  4. Le cinéma marocain par : Virginie Lelièvre
  5. ↑ Le réalisateur débarqua à Marrakech avec armes et bagages (plus de 25 camions de matériel pour le tournage de ce film)
  6. ↑ Un espion est assassiné à Marrakech et confie au Dr. Benjamin McKenna, rencontré la veille, qu'un attentat se prépare à Londres. McKenna et sa femme se retrouvent embarqués dans un complot international, obligés de se taire pour sauver leur fils gardé en otage.
  7. Le cinéma marocain à l'heure d'Hollywood par Odile Tremblay
  8. Une histoire du cinéma marocain Festival des 3 Continents



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