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Said Mosker : l'explosion de la musique de fusion du Maroc !

Said Mosker : l'explosion de la musique de fusion du Maroc !


Said Mosker (سعيد مسكر encore transcrit Mouskir ou Moskir) est un chanteur marocain d'origine berbère qui a le vent en poupe.

Il explore et intègre tous les styles musicaux de son pays et gagne ses lettres de noblesse en séduisant son public relativement jeune grâce à des mots d'une rare simplicité avec des sons qui provoquent une certaine charge émotionnelle et évoquent par exemple les réalités de la société marocaine. Said Mosker est un artiste qui chante le quotidien avec la spontanéité d’un bohémien.

Ce beau gosse trentenaire se fait remarquer auprès d'un large public dans un duo intitulé Mchate qu'il chante avec son directeur artistique franco-marocain de Platinium Music Malek (tellement sa voix est du nord qu'on le surnomme le Jacques Brel ou le Pierre Bachelet du Maroc). L'artiste fait partie de cette génération d'artistes poursuivant a voie de la World Music en exploitant un répertoire typiquement marocain, riche en rythmes instrumentaux et en darija. Il n'hésite pas à intégrer sa musique aux beat modernes à d'autres style musicaux typiquement africains qui lui réussissent bien! Ses chansons sont particulièrement métissées et n'hésitent pas à marier des styles musicaux comme le Raï, la musique latine (salsa), Reggae, Funk et le traditionnel Chaâbi marocain, c'est vers ce style universel que l'on distingue Said Mosker des autres artistes de sa génération.

Déjà adolescent, à l'âge de 14 ans, le jeune Saïd grattait à la guitare ses premiers accords en reproduisant des airs célèbres. Il vécut dans son quartier Derb Sultan à Casablanca, où il constitue son premier groupe, dont il était le leader et le parolier, le compositeur et l'arrangeur. De là naît son premier album en 1988 intitulé "Ghitouni", un mélange avant-gardiste de différents genres musicaux comme le raï, le reggae, la funk et le Chaâbi.

En 1997, la carrière de Saïd se fait connaître au niveau international : Tous ses albums obtiennent un vif succès, sa notoriété dépasse les frontières de l'Afrique.

Saïd s'installe pendant 3 ans à Lille et fonde son propre studio d'enregistrement avec Hamid Bouchnak. Ils aident de jeunes musiciens du Maghreb à se produire, souvent pour la première fois. Saïd édite son album en 1998: "Ma Tfahemnach".

Après « Dima Kaïne », Saïd Mosker nous revient avec un album tourné vers la vie, d'où, son titre, « Dayra ».

Cet album se veut éclectique jusqu'au bout des notes et des intonations, il se veut tourné vers les aléas de la vie, ses joies, ses souffrances, ses trahisons mais aussi l'espoir qui en dégage au fil des épreuves et des années. Apparaissant parfois comme un véritable latin lover pour les uns, il dévoile surtout à son public des pans de sa jeunesse marocaine passée dans le mythique quartier, Derb Soltane de Casablanca, des premiers regards volés adressés à une voisine « Zine a Zine », de l'importance de la Famille dans nos vies « Hamani », de la miséricorde filiale « Tleb rahma », ou, encore d'un hommage fait à ses origines afro-berbères «Ah layli».

Le 20 décémbre 2008, il participe à un mémorable concert avec le king du Raï, cheb Khaled au complexe Mohamed V de Casablanca (en plein centre ville de Casablanca, à 25 Km de l'aéroport international de Casablanca). La même année, il a parcouru le Maroc et s'est produit dans plusieurs festivals locaux.

Volonté de contribuer à la promotion des artistes de son pays et à la défense de leurs droits

Depuis son retour au Maroc, il manifeste une ferme volonté de contribuer à la promotion des artistes de son pays et à la défense de leurs droits, en effet, il fait partie des artistes engagés qui se révoltent contre le manque de soutien aux artistes marocains et contrer l'indifférence devant cette problématique connue au Royaume chérifien. (voir aussi La culture discographique au Maroc)

A propos des jeunes marocains, comment Said Mosker, voit les problèmes ?

Franchement, je vois un grand désespoir dans leurs yeux, un désespoir qui les pousse à émigrer à la recherche de meilleures conditions de vie. Ils ne savent pas que leur chance est peut-être ici, dans leur pays, parce que nous sommes un peuple solidaire, qui préserve des traditions sociales que l'on ne retrouve pas en Europe et qui ne sont pas affectées par la situation économique et les circonstances difficiles que le monde traverse actuellement.

Les mots magiques que la plupart de nos jeunes ne cessent de répéter, "grâce à Dieu", montrent que ces jeunes sont conscients que l'Islam nous demande de nous armer de détermination, de foi et de patience pour réaliser nos objectifs, au lieu de tenter des chemins impossibles, qui conduisent à la mort, à la destruction ou à se perdre dans des terres étrangères.

"Personnellement, j'appelle toujours à secouer le pessimisme et à prôner l'espoir dans mes chansons", explique l'artiste. Nous, les artistes, portons la responsabilité de l'éducation de la jeunesse marocaine à la véritable signification de ces mots, en leur disant que l'Europe et le fait de mettre sa vie en péril n'est pas la solution. Nous devons aussi les informer que la majorité de ceux qui traversent la mer reviennent aujourd'hui au pays, ayant compris que c'est le meilleur endroit, en dépit des nombreux problèmes et des difficultés. Je suis l'un d'eux. J'ai voyagé beaucoup, j'ai visité de nombreux pays européens et américains. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de m'y installer. Mais j'ai compris qu'il n'y a pas de meilleur endroit que chez soi. Sinon, notre pays ne serait pas envahi par des investisseurs qui viennent s'installer et travailler. C'est un pays de générosité et de solidarité sociale sans égal dans n'importe quel autre pays au monde.
 

Voir aussi

 


Après « Dima Kaïne », Saïd Mosker nous revient avec un album tourné vers la vie, d'où, son titre, « Dayra »Cet album se veut éclectique jusqu'au bout des notes et des intonations, il se veut tourné vers les aléas de la vie, ses joies, ses souffrances, ses trahisons mais aussi l'espoir qui en dégage au fil des épreuves et des années. Apparaissant parfois comme un véritable latin lover pour les uns, il dévoile surtout à son public des pans de sa jeunesse et adolescence passée dans le mythique quartier, Derb Soltane de Casablanca, des premiers regards volés adressés à une voisine « Zine a Zine », de l'importance de la Famille dans nos vies « Hamani », de la miséricorde filiale « Tleb rahma », ou, encore d'un hommage fait à ses origines berbères «Ah layli».


Il devient incontestablement l'un des artistes les plus prisé pour les festivals au Maroc. Il reçoit un accueil formidable à la première édition de Casa Music en 2007. Par ailleurs,  en 2008, il  reçoit  accueil très chaleureux, lors de l'édition au prestigieux  Festival des musiques sacrées du monde à Fès.

Son dernier né album s'intitule "Dima Kain"  et est composé de 9 titres.

Said Mosker est produit par le label marocain Platinium Music.

Le 20 décémbre 2008, il participe à un concert avec le king du Raï, cheb Khaled au complexe Mohamed V de Casablanca (en plein centre ville de Casablanca, à 25 Km de l'aéroport international de Casablanca).

 

 

Discographie