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Mozart l'Égyptien : le grand Bordel de la musique ?

Mozart l'Égyptien : le grand Bordel de la musique ?


Mozart l'Égyptien  de  Hughes de Courson  est une oeuvre musicale sortie en 1998 qui fusionne la musique classique et la musique arabe et célèbre la rencontre musicale de l'Orient et de l'Occident.  Les principales œuvres de Mozart y sont reprises, revues et transformées.
Mozart l'Égyptien connaît un grand succès auprès du public (double disque d'or).
L'argument: "Baignant dans l'orientalisme du XVIIIème siècle, franc-maçon fasciné par les mythes pharaoniques, Mozart aimait l'Egypte dont il s'est si souvent inspiré. Les Egyptiens aiment Mozart, son art de plaire ou d'envoûter, de passer du léger au sacré qui ressemble tant au talent des grands compositeurs Arabes. La musique Occidentale tempérée, riche d'harmonies de contrepoints, demande une écoute simultanée, "verticale" des sons. La musique Orientale au contraire fait se succéder sans jamais se superposer des mélodies finement ornementées, des modes et des intervalles subtils sur des rythmes complexes parfois asymétriques, et demande une écoute horizontale des sons, les uns après les autres. Pour tenter de marier cette horizontalité et cette verticalité, ce jeu musical propose une sorte de "diagonale du fou". Puisse l'auditeur nous pardonner de cette audace et éprouver le même plaisir qu'ont partagé les quelques 150 musiciens arabes et classiques qui se sont réunis autours de ce projet musical"
Cependant, le disque est loin d'avoir fait l'unanimité, en témoigne la critique très dure de Jacques Drillon dans le Nouvel Observateur : « ce n'est plus de la musique, c'est un bordel ».

La sortie de ces deux albums donne lieu à de grands concerts au festival de Marseille et à l'abbaye de Saint-Denis.

Ahmed El Maghraby et Nasredine Dalil indissociablement liés au projet d'union entre la musique arabe et les partitions de Mozart. Ahmed El Maghraby est le fondateur avec Fathy Salama du groupe Gouzour (Les percussions du Nil).
Symphonies, requiem, messes, opéras sont interprétés par des musiciens et des chanteurs égyptiens, bretons et bulgares.
On retrouve les sublimes partitions de Mozart et les sons chaleureux de la derbouka égyptienne.
Sur le plan technique, on entend du Mozart en 7/8 avec l'improvisation d'un Dhikr quelques mesures avant le Requiem.

Musiques arabes