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Kel Assouf

Kel Assouf


Kel-Assouf
est un mot tamachek (la langue touarègue) signifiant approximativement "fils du désert", mais également "fils de l'infini", ou même "fils de la solitude". C'est aussi un groupe formé à Bruxelles d'artistes venus d'Afrique et d'Europe.  Il est surprenant de voir que dans cette culture du désert, ces différents mots sont synonymes, ils font partie du même concept.
Les compositions s'inspirent essentiellement du répertoire traditionnel Touareg, mais sont enrichies par les influences de chaque musicien, des intonations rock ou reggae, mais surtout blues, cousin de cette musique saharienne et apporté sur le continent américain du temps de l'esclavage.



Anana Harouna, fondateur et chanteur du groupe, est originaire du Niger. À 12 ans, il connaît, avec sa famille, l'exil politique vers la Libye. A 17 ans, il se retrouve gravement victime dans une rébellion. La découverte de la guitare sera alors pour lui un moyen de revendiquer ses droits sans verser de sang. Ses chansons parlent de sa culture de l'exil, de la liberté, de l'amour et de la paix pour tous les peuples. La musique de Kel Assouf est une musique pour "faire danser les coeurs". Une belle façon de montrer l'interculturalité de Bruxelles, une autre forme de "développement international".

http://www.myspace.com/amazightouareg

Kel Assouf a joué en première partie des plus grands groupes de musique touarègue: Tinariwen à L'Ancienne Belgique le 6 mai 2008, Itran Finatawa à l'Espace Senghor le 7 décembre 2007, ainsi que Toumast le 20 juin 2008, dans le cadre des Fêtes de la Musique.

Il parti en exil politique à l'âge de 12 ans vers la libye avec sa famille. La formation militaire qu'il reçu dans ce pays ne représentait pas un but en soi mais plutôt un moyen de combattre les injustices subies par son peuple. Il se retrouva donc engagé à l'âge de 17 ans dans la rebellion touarègue, rebellion durant laquelle les combats fûrent très durs. Il trouva par la suite un moyen de dénoncer les injustices dont son peuple est victime sans verser le sang: la musique. Aujourd'hui, son fusil c'est la guitare !).


  • Abdel Hakem, au choeur et à la percussion, vient d'Algérie.
  • Mama Walet Amoumeine, choriste, est originaire du Nord Mali. Elle est également membre du groupeTartit. 
  • Olivier Crespel, guitariste, est originaire de France. Il marie la musique du désert à ses influences que sont le Flamenco, le Son, et le blues.
Kel Assouf est le fruit de la rencontre à Bruxelles de ces artistes venus de deux continents, à savoir l'Afrique et l'Europe. Les compositions s'inspirent du répertoire traditionnel Touareg, mais chaque musicien enrichit cette musique avec ses propres influences culturelles. 
Ne soyez donc pas surpris d'entendre dans cette musique du désert des intonations blues et même rock ou reggae. Le blues n'est d'ailleurs pas que le lointain cousin de cette musique saharienne, musique qui fût apportée sur le continent américain il y a bien longtemps du temps de l'esclavage. Ce cocktail inattendu a été enregistré et mixé par Benjamin Vandenbroucke et Laurent Finamore.

Les touaregs se repartissent entre plusieurs pays : le Mali, le Niger, l'Algérie, la Libye et le Burkina Faso. Le peuple touareg a longtemps été privé de reconnaissance, ce qui a poussé nombreux d'entre eux à s'exiler en Algérie ou en Libye dans les années '80-'90. Les jeunes Touaregs exilés se sont mis à jouer de la guitare pour sensibiliser leur peuple à ses droits : être reconnu et libre dans son pays. En effet, la guitare est le meilleur instrument pour se faire entendre depuis l'exil et les maquis par les populations du nord Mali et du Niger. Le groupe Tinariwen et Takrist n'akal sont les pionniers de la nouvelle musique touarègue.
Anana Harouna compose pour Kel Assouf des chansons qui parlent de sa culture de l'exil, de la liberté, l'amour et la paix pour tous les peuples, un message universel à partager. La musique de Kel Assouf « fait danser les coeurs ».
Cover IGL 223