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Emil Zrihan, un contre ténor d'une exceptionnelle étendue

Emil Zrihan, un contre ténor d'une exceptionnelle étendue

 Galerie de photos de tsweden


Emile Zrihan est un célèbre contre-ténor juif séfarade. Marocain, immigré en Israël, il est  souvent associé à l' Orchestre andalou d'Israël. Les musiques arabes et juives représentent des siècles de traditions musicales et poétiques, elles ont été puisées dans Al Andalus de laquelle émanait une inspiration créatrice qui s’est répandue dans tout le bassin méditerranéen. Il aborde avec aisance les genres divers des répertoires sacrés et profanes, souvent mêlésn qu'ils soient arabes, arabo-andalou ou judéo-arabe, depuis les mawwâl, poésie populaire à thématique essentiellement amoureuse, jusqu'au piyyoutim, et habakashots (louanges à Dieu), chantant naturellement dans les deux langues (arabe et hébreu). Il ne s'interdit pas non plus d'interpréter du chaâbi algérois comme Ya rayah de Dahmane El Harrachi.

Très jeune, il est initié au chant liturgique juif et à la musique populaire marocaine. Après l'émigration de la famille en Israël en 1963, il commence à étudier sérieusement la musiquedes piyoutim (cantique poétiques) avec le rabbin Shlomo Ouanounou, puis la qualité de sa voix ayant été remarquée, il donne son premier concert à l'âge de 13 ans avant d'être programmé régulièrement pendant plusieurs années dans l'émission de télévision Folklore de l'Orient. Zrihan possède les qualités de séduction pour  l'amateur de musique de variété orientale. Ce fin connaisseur de musique andalouse se fait connaître sur la scène tout comme  à l'époque du  poète arabo-persan de Bagdad, Ziryab, qui, invité à Cordoue, à qui l'on doit les structures du  genre musical arabo-andalou, et de la Nouba, qui veut dire « entendre à son tour », chaque musicien devait chanter à tour de rôle devant le calife. Véritable homme de culture, Ziryab s'intéressait à la fois aux musiques du Nord, au chant grégorien, aux romanceros populaires, introduisit le oud, les poèmes chantés persans, et mit au point le zéjal, ancêtre du chant flamenco.Cet embrasement populaire devint la musique de tous, musulmans, juifs et chrétiens...

Tout comme  Cheikh Raymond Leyris  aurait  pu (selon les dires d'Enrico Macias) le faire de son vivant à Constantine, Emil Zrihan s'est engagé à travers la musique de rapprocher les peuples. Zrihan se poseen garde-fou de l'intolérance.


Chansons célèbres

Nour Yani
Chkoun
La Morena en arabe et hébreux
Rani Rani
Rima
Ya Raya
Yedidim


Album

 אשקלון Ashkelon

« Emil Zrihan : Ashkelon ». Piranha [2000].

Les musiques arabes et juives représentent des siècles de traditions musicales et poétiques, elles ont été puisées dans Al Andalus de laquelle émanait une inspiration créatrice qui s’est répandue dans tout le bassin méditerranéen.  Emil Zhrihan chante lors des offices religieux, sa voix de contre ténor a une portée vocale extraordinaire. Ce disque comporte deux parties. La première se consacre à la pratique contemporaine au Maroc et la deuxième à la tradition judéo-marocaine, dans laquelle Emil Zhrihan excelle, puisque son étendue vocale est particulièrement adaptée aux mawwals.(source)


Melodies

(1).Habibi Dyali

(2).Mahani-Zin

(3).Bin El Barah Oul Youm-MAWAL

(4).Bin El Barah Oul Youm

(5).Ana Dini Din Alah

(6).Kochav Tzedek-MAWAL

(7).Kochav Tzedek

(8).Ma Yafou Dadaich-MAWAL

(9).Ma Yafou Dadaich

(10).Maka Shelishit-MAWAL

(11).Maka Shelishit


Sur cette  vidéo, il rend hommage au grand chanteur Salim Hilali avec brio. Cet hommage a d'ailleurs fait l'objet d'un album qui s'intitule "Ashkelon". Il mélange subtilement dans ce titre  le flamenco, dont l'introduction semble être une Soléares  et la musique judéo arabo-andalouse.