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Les sources d'influence de la musique arabe

Les sources d'influence de la musique arabe

Les moyens de diffusion  et de communication de notre époque ont accéléré la connaissance de la musique arabe. Désormais, elle n'est plus uniquement l'apanage de l'élite; ou réservée à certaines couches de la société mais règne désormais partout. Attardons nous sur ses origines et ses sources d'infuences.


Les musiciens de la Méditerranée

Les multiples sources d'influence de cette musique sont à la fois sémitiques et méditerranéennes et remontent à la période qui se situe entre le Vème siècle et l'expansion de l'islam au VIIème siècle, avec des influences indo-persanes et grecques.

Par ailleurs, les traditions majeures forgées en Arabie se développèrent et subirent les influences d'anciennes cultures des différents pays où l'islam et la civilisation arabe s'imposèrent, principalement en Perse, en Anatolie, au Proche-Orient et au Maghreb.



Des musiques, certes diverses sur les plans tant instrumental, technique, musical que poétique, à l'image de la constellation des sociétés et des cultures du monde méditerranéen. Mais pendant des siècles, les liens matériels et immatériels ont été assez denses pour que de nombreux aspects communs leur soient donnés en partage.

Les musiques de la Méditerranée subissent aujourd'hui le choc de la mondialisation. L'irruption médiatique des musiques du monde, la circulation rapide des musiciens et la commercialisation de toutes les musiques dessinent une nouvelle configuration sonore, et augure d'un horizon incertain pour certaines expressions, menacées d'engloutissement dans le flot de la world music. D'aucuns résistent et tentent de maintenir le cap de la fidélité aux traditions ; ainsi en va-t-il des Aïssawa de Fès, des Ahwach du Haut-Atlas ou des troupes de musique arabo-andalouse maghrébine tandis que d'autres tentent de réinterpréter et parfois de réécrire le legs musical des aïeux, contribuant ainsi à la rénovation du patrimoine.

Les troupes du nord et du sud de la Méditerranée se rencontrent fréquemment lors des festivals ou des résidences d'artistes. A la croisée des chemins naissent de nouvelles esthétiques, issues de rencontres, de fusion des mélodies, des rythmes et des sons ; le dialogue du oud de Naseer Shamma et de la guitare espagnole de Carlos Piñana en est l'une des expressions les plus séduisantes.

Les musiciens de la Méditerranée se sont fait tisserands, en ce sens qu'ils nouent, de plus en plus, des relations entre les formes musicales anciennes et nouvelles, notamment par la mise en parallèle de modes ou des rythmes communs, la synthèse d'emprunts et d'extraits musicaux, parfois par la combinaison savante de sons et d'instruments, esquissant ainsi  l'amorce d'un nouveau langage esthétique méditerranéen...

La notion de tarab

Selon le musicologue tunisien Dr Ridha Benmansour : " dans la musique arabe, le plaisir du musicien lors du jeu doit s'associer à un autre plaisir, celui de l'auditeur. La notion du tarab désigne le plaisir indissocié du musicien et de l'auditeur. L'instrumentiste ou le chanteur dans la musique arabe trouve satisfaction par sa musique dans les yeux des autres. On joue rarement seul, ou plus exactement on n'atteint le plaisir suprême du jeu qu'en présence d'un auditeur satisfait. Cette satisfaction se manifeste par plusieurs actes, allant du sourire à la transe en passant par les soupirs ou les cris (les mots Allah , yâ Salam , teslam , yâ lil, etc. accompagnent souvent ces soupirs et ces cris ), l'applaudissement, le soulèvement etc....

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