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Mohamed El Anka

Mohamed El Anka

De son vrai nom Aît Ouarab Mohand Idir Halo alias Hadj El Anka ou M'Hamed El Anka (1907-1978) fut un chanteur et un compositeur algérien d'origine kabyle. S'il n'est pas le créateur de la musique chaâbi, il n'en demeure pas moins, un grand styliste qui a apporté une note de fraîcheur dans une musique qui était alors plutôt monocorde.Il a non seulement fondé le premier grand orchestre de chaâbi mais il surprenait surtout par une musicalité pétillante allégé d’une certaine nonchalance. Sa capacité à mettre la mélodie au service du verbe était tout simplement unique. La grande innovation apportée par l'artiste demeure incontestablement la note de fraîcheur introduite dans une musique réputée monovocale qui ne répondait plus au goût du jour, son jeu instrumental devient plus pétillant. Sa manière de mettre la mélodie au service du verbe était tout simplement un phénomène unique.

Auteur très prolifique il a interprété près de 360 poèmes monométriques (qaca'id) et produit quelque 130 disques. Il dirigeait également le Conservatoire d'Alger

A l'époque du cheikh Mostefa Nador (le maître d'El Anka), il y avait beaucoup d'interprètes mais nous n'avons retenu de leur art que quatre enregistrements du meddah Malek Saïd qui datent de 1924.

Son répertoire restera gravé dans la mémoire de nombreux algériens comme les chansons : lahmam li walaftou mchaa alia; et nas maknes, elhamdoulilah mabka istiamar fi bladna

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Biographie

Né à Alger le 20 mai 1907, c'est sur recommandation de Saïd Larbi, jouant au sein de l'orchestre de Mustapha Nador, que le jeune M'hamed obtient le privilège d'assister aux fêtes animées par le maître qu'il vénérait. Il a d'ailleurs forgé son savoir musical lorsqu'il passait des nuits entières au café du port d'Alger détenu par Rabah Charbonnier. Dans ce café, c'était cheikh Mustapha Nador qui officiait en tant que chanteur et le garçonnet qu'était alors El Anka apprenant l'art du chaâbi[1]. C'est ce dernier qui lui a donné le nom artistique de "El Anka" en raison de la mémoire prodigieuse qui lui permettait de retenir les longues qasidas et les airs les plus difficiles.

Pendant le mois de Ramadan de l'année 1917, le cheikh remarque sa passion et son sens inné pour le rythme et lui permit de jouer le tar (tambourin) au sein de son orchestre. A partir de ce moment, ce fut Kehioudji, un demi-frère de Hadj Mrizek qui le reçoit en qualité de musicien au sein de l'orchestre qui animait les cérémonies de henné réservées généralement aux artistes débutants.

Il effectue son pèlerinage en 1936, la même année que El Hadj Menouar. Après avoir rempli ses obligation religieuses, il retourna à son métier et reprit ses tournées en Algérie et à l'étranger.

Il décède le 23 novembre 1978 dans sa ville natale et est enterré au cimetière d'El Kettar.

Engagé, El Anka était un artiste conscient de ses responsabilités vis-à-vis de son pays, de son arabité et de la cause nationale algérienne. Il a toujours prêché l'union, l'amour, la solidarité et de désintéressement. Il utilisait son art pour répandre ses idées et sortir de l'étroit régionalisme pour parvenir à un cadre beaucoup plus large : le monde arabe. Il était convaincu que le peuple arabe ne formait qu'une seule nation malgré les frontières artificielles dressées par la colonisation et qu'il retrouverait son unité un jour ou l'autre.

El Hadi El Anka, est le fils du maître du chaâbi et  dirige un groupe qui porte son nom, El Hadi El Anka est l’un des chefs d’orchestre les plus respectés d’Algérie.

 

Quelques titres parmi ses œuvres musicales

  • Lahmam lirabitou
  • Sebhan ellah ya ltif
  • Win saâdi win

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Notes et références de l'article

  1. Ces cafés d'antan où l'on servait aussi de la musique par M. Belarbi

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Voir aussi

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