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L'héritage de la chanson judéo-marocaine : Cheikh Mouizo

L'héritage de la chanson judéo-marocaine : Cheikh Mouizo

L'héritage de la chanson judéo-marocaine : Cheikh Mouizo

Les juifs étaient intégrés au tissu culturel du Maroc rural, ils avaient des coutumes communes avec leurs voisins musulmans : l'habillement, la nourriture, la « vénération de saints hommes et, à l'occasion, de saintes femmes, ainsi que les rythmes et les modes de la vie quotidienne. Les liens sociaux et économiques entre les juifs et les musulmans dans les régions de culture berbère étaient très étroits, bien que chaque groupe ait aussi gardé des traits culturels distincts et des limites religieuses très strictes. Alors que dans toutes ces régions les juifs parlaient « berbère, car d'aussi loin que les gens se souviennent, ils parlaient l'arabe « vernaculaire (avec des tournures spécifiquement juives) dans la plupart des mellahs, comme leur langue maternelle. Ils écrivaient en judéo-arabe, employant « des caractères hébraïques pour transcrire leur parler marocain. Bien que la nourriture consommée par les juifs ressemblât beaucoup à celle des musulmans, leurs lois alimentaires leur interdisaient de consommer des repas préparés dans « des maisons non juives. Par ailleurs, ils pouvaient manger des œufs, des olives, du « miel, de l'huile ou des produits laitiers chez leurs voisins. Alors que les costumes des juifs et des musulmans paraissaient très semblables, un examen approfondi « révélait presque toujours des signes distinctifs chez les juifs, qu'il s'agisse de la « couleur du vêtement du dessus ou bien de la sorte de coiffe portée par les femmes « et par les hommes. La loi islamique stipulait que les dhimmis devaient porter un vêtement les distinguant des musulmans (et leur interdisait par exemple le port d'un turban), mais dans le pays berbère, les traits distinctifs permettant de reconnaître les juifs relevaient davantage de la coutume que de l'exigence légale   (Daniel Schroeter).

Qui pourrais me donner le titre et un élément historique de cette belle chanson nostalgique ? Je sais d'emblée que mon ami  Rachid me racontera un peu l'histoire de cette chanson marocaine. Elle me fait fortement pensé à  Houcine Slaoui.. Mais elle ne lui est pas attribuée ! Et bien entendu le détective Rachid a trouvé l'auteur : Il s'agit de cheikh Mwijo et il me signale que l'album s'intitule  Arousiath

 
Les musiques judéo-arabes sont souvent des dérivés populaires de la nouba, commencent souvent de la même façon : en longues vocalises à la nostalgie poignante sur fond de très légères cordes et percussions. Puis le tout s'emballe en une formidable d'arabesques ornementées aux voix de miel. Parmi les voix que j'ai retenu citons Mouzino, cheikh Zouzou, Blond Blond, Sami el Maghribi, Salim Hallali, Raoul Jouno parmi les hommes. Leïla Sfez, Habbiba Msika, Louisa Tounsia, Saliha, parmi les femmes.
 
La musique judéo-andalouse a non seulement enrichi le judaïsme marocain dans sa particularité, mais a également contribué à l'essor des valeurs substantielles de la culture marocaine.
Ceci est visiblement présent au coeur de la musique andalouse dans toute l'étendue de son répertoire. Pour cela, le Festival de musique judéo-andalouse a été créé. A travers deux soirées organisées lundi 7 et mardi 8 janvier 2008 à Casablanca, cet événement a bel et bien témoigné de la richesse de cette musique. Animées par l'étonnant Kinor David, orchestre de musique séfarade, ces deux soirées ont été riches en intonations. Que de grands noms y ont participé: de Micelle Abbitan au grand Orchestre gharnati d'Oujda, en passant par les élégantes formations andalouses de Mohamed Alami et de Azzedine Benkirane. (Maroc, deux passions, une mémoire)