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Festival National de la Chanson Raï

Festival National de la Chanson Raï



Le Festival National de la Chanson Raï d'Oran est un festival de musique organisé annuellement au mois d'août par la ville d'Oran en Algérie. Cette manifestation regroupe à cette occasion les plus grands musiciens de la scène raï actuels. Le festival du Raï d'Oran est déplacé à Sidi Bel Abbès et il est remplacé à El bahia par le Festival de la chanson Oranaise.

Historique, contexte et organisation

Après le Festival du Raï organisé en août 1985 qui a intronisé d'une manière officielle le raï, Oran a connu une série de manifestations les années suivantes sous diverses appellations (Shab el Baroud, Moussem, etc...)


C'est en 1991 que des musiciens, cinéastes, journalistes et artistes réitèrent l'expérience d'une rencontre dédiée au raï et à la musique oranaise en général. Cette initiative était née à l'issue du constat de la raréfaction des animations musicales et des blocages par l'APC FIS de manifestations de ce type. Avec le soutien de la société civile et de l'administration, la tenue du premier Festival du Raï au Palais des Sports pu avoir lieu malgré les menaces et les intimidations dont furent l'objet ses initiateurs.


C'est au lendemain de cette première édition que sera constituée l'Association pour la promotion et l'insertion de la chanson Oranaise (APICO). Après cette première expérience, la deuxième édition pu avoir lieu avec des difficultés d'un autre ordre. En effet un Festival du raï était organisé à Saïdia (Maroc) à la même date qui attira la plupart des grandes stars du raï pour des raisons à la fois sécuritaires et financières. Malgré ce handicap, la seconde édition a pu se tenir en offrant un environnement culturel supplémentaire (expositions et stands de vente de cassettes et de vidéo). Les éditions suivantes se dérouleront selon le même schéma, à savoir des engagements fermes d'une prise en charge du Festival, suivis d'une période de latence qui donne lieu à la veille de la tenue du festival de tractations et de polémiques sur les modalités de prise en charge de cette rencontre.


Ces multiples tracas conduiront en 1997 à l'annulation du Festival à Oran et sa tenue à Sidi Fredj à Alger pour les mêmes raisons. A partir de la 8ème édition, l'amélioration réelle du niveau des prestations, l'émergence sur le marché de la chanson raï de nombreux talents prometteurs après une période de repli va doper la manifestation et va lui valoir un surcroît de crédit auprès des artistes et des institutions culturelles. Depuis lors la question de son institutionnalisation se pose d'une manière de plus en plus insistante mais se résume pour l'essentiel à des vœux pieux conséquence des velléités des responsables locaux et de l'indifférence du pouvoir central. Lors du 10ème anniversaire du Festival, la couverture médiatique étrangère importante (Arte, T.V ; Hollandaise, Libanaise, etc.) et le parrainage de Cheb Mami vont davantage mobiliser les organisateurs pour présenter un projet intitulé : Découvertes Raï du 3ème Millénaire 2001. L'ambition affichée par ce projet ne rencontrera guère d'écho, puisque la 11ème édition ne pourra se tenir que par l'appui de l'APW et du Comité des Fêtes. Cette édition qui a permis de concrétiser un premier échange entre le mouvement associatif et les artistes du Raï de Marseille et d'attirer un public important restera entaché cependant des manquements aux engagements financiers tenus par les promoteurs institutionnels.


A partir de 2002, le Festival marque sa dimension nationale en programmant davantage de jeunes chanteurs de raï venant d'autres régions d'Algérie et de France : Hassan, Akil, Mohamed El Alia, Ghazi, Moumen, etc. Il imposera une meilleure sélection parmi les nouvelles voix du raï qui auront ainsi l'occasion de se confronter à la scène. Le ministère de la culture s'implique cette année là et réhabilite de ce fait cette manifestation à travers les médias étatiques. En 2003, l'ouverture du Festival vers des activités d'animation plus diversifiées  l'impose comme rendez-vous culturel estival important.


La 14ème édition du Festival du Raï qui s'est déroulée à Oran du 7 au 13 août 2004 a donné la mesure de l'événement en étoffant et en diversifiant sa programmation. Cette cuvée 2004 a fait la part belle à l'éclectisme sonore des genres et des générations dans une volonté consensuelle d'associer au raï et son armada de chebs et de chebba aux  autres styles musicaux. C'est pourquoi la clôture de la manifestation qui s'est achevée à 6h du matin a vu la participation de l'antique groupe Ahl Diwan (dans le genre ghiwan) reconstitué cette année vingt ans après sa dissolution,
Abdelkader Chaou pour le chaâbi, Boualem Chaker et son tambourinaire pour le kabyle, Cheb Khalass dans le staïfi électrique et Hamid Belbeche pour compléter le versant aurésien et chaoui de ce panorama national musical. Cette édition a pu, enfin, grâce aux sponsors des grandes entreprises de l'énergie(SONATRACH, SONELGAZ, NAFTAL, EGZIA, etc.) et du secteur privé (Laiterie Soumam), se doter d'une sonorisation et d'éclairages professionnels. Ce furent incontestablement les chebs pugnaces et conquérants des tubes de l'été (Reda Taliani, Cheb Rédouane, Houari Dauphin) qui ont rameuté le public turbulent et exigeant du Théâtre de Verdure.


L'attraction aura été sans conteste Réda Taliani, ou plus exactement sa chanson : Joséphine qui a largement dominé depuis quelques mois le Hit parade national de la chanson. Plus branché, question figure de style, Cheb Redouane, valeur déjà cotée depuis quelques années dans le milieu du raï, a remué la gente féminine avec son ‘Enti Haba Numérique'(Toi tu es un morceau Numérique). Mais la tendance marquante une fois encore a été du côté des ambianceurs où l'on a assisté au come back du tourbillonnant
Hakim Salhi, à la prestation de l'inusable Yazid d'Alger et son raï familial, Cheb Djelloul à la recherche de nouvelles onomatopées porteuses et à un véritable show de prise de pouvoir de celui qui incarne tout juste après cheb Khaled et cheb Mami le nouveau leadership du raï, Houari Dauphin.


La 15ème édition campée dans de nouveaux décors et une sonorisation impeccable a fixé une vraie exigence de professionnalisme même si certains artistes confirmés ont manqué à l'appel. Elle a vu l'émergence de nouvelles voix comme
chaba Djamila découverte au Festival des Escales de Saint-Nazaire grâce à un accompagnement musical inventif et généreux du groupe Liberté. Durant ce Festival 2005 la ministre de la Culture a annoncé officiellement l'institutionnalisation du Festival National de la chanson raï et la mise en place d'un commissariat pour l'organisation de l'édition 2006.


L'édition 2006, sous sa nouvelle configuration de Festival national de la chanson raï s'est déroulée du 1er au 5 août s'est déployée au Théâtre de verdure d'Oran et au théâtre de plein air d'Ain el Turck. Elle s'ouvre dans la douleur des évènements du Sud Liban en hommage à la grande dame de la chanson bédouine, Cheikha Rimitti et aux femmes par une soirée entièrement animée par les grandes chanteuses comme Cheba Zahouania, Cheba Yamina, Cheba Kheira, cheba Djanet, cheba Djamila, les cheikhate Warda et Nedjma. Elle verra se rencontrer jeunes émules et maîtres chevronnés à l'image d'un Hakim Salhi, de cheb Abbess, Redouane, Nanni, Raïna Raï, Houari Dauphin, etc.


Incontestablement ce fut le retour de cheb Khaled qui constitua l'attraction principale de cette session. Rompu aux grands évènements, Khaled occupa la scène pendant une heure trente. En sus de ces représentations, le ministère de la culture et le ministère de la solidarité nationale organisèrent un gala de solidarité au profit des peuples palestiniens et libanais en présentant une autre figure de référence du raï, cheb Bilal qui retrouvait lui aussi la scène du théâtre de verdure après bien des années.

 

Liens internet

 

Voir aussi

  • Musiques en Algérie

 


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