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Musique amazigh : musique traditionnelle inspirée par la ruralité et la résonance du bendir

Musique amazigh : musique traditionnelle inspirée par la ruralité et la résonance du bendir


Les Berbères sont les premiers occupants des territoires de l'Afrique du Nord. Le terme "Berbère" recouvre un ensemble de populations vivant au Maroc, en Algérie, en Libye, en Tunisie, en Égypte, en Mauritanie, au Niger, au Mali et au Burkina Faso. L'Algérie est habitée par des groupes chaoui, kabyles, zénètes et touaregs. Au Maroc, vivent les Chleuhs, les Imazirhenes et les Rifains. Ils représentent 40% de la population marocaine et 20% de la population algérienne. Tandis que des pays comme la Libye, l'Egypte et la Tunisie connaissent quelques groupes berbères plus restreints. D'une manière générale, le mouvement identitaire tend à désigner l'ensemble de ces populations sous le terme d'Imazirhen[1].

Le Maroc est le pays du maghreb qui contient certainement le plus grand nombre d'ethnies berbères différentes, ce qui enrichie considérablement son patrimoine musical entre autre chose.

Inspirée par la beauté du paysage rural et méditéranéen, les chants et danses amazighs sont un spectacle fascinant, riche en poésie et en couleurs. La musique amazighe est différente selon les trois régions amazighophones du Maroc. 


La musique amazigh (berbère) est divisée en sous-groupes, généralement suivant les diverses régions et parlés : amazigh, tachelhit, tarifit, soussie etc. Cette musique est aussi divisée en "moderne" et "traditionnelle".

L'expression la plus profonde de l'âme berbère réside par les chants et la musique qui se transmettent de génération en génération. La rythmique constitue la base fondamentale de cette musique. La danse accompagne toujours les chants. Ainsi, les trois styles de danse et de chants berbères correspondent à différentes zones linguistiques.

La musique de Moyen-Atlas est restée généralement folklorique parce que la langue amazighe dans cette région est limitée au milieu rural. Pour cela, les hommes et les femmes membres de groupes musicaux rifains sont généralement vêtus d'habits traditionnels et utilisent du matériel musical folklorique. Cette musique est largement diffusée dans les médias nationales. on peut citer quelques chanteurs connus du public :Rouicha, Ahouzar, cherifa...

La musique de Souss est folklorique mais a tendance à se moderniser suite à l'apparition du mouvement culturel amazigh notamment dans la grande ville d'Agadir. on peut citer quelques exemples comme Amoury Mbarek, Yuba, Amarg Fusion....

Les houara sont chleuh et danseurs, mais leurs art n'a rien à voir avec les petits danseurs chleuh que tout le monde connait. Si leur thèmes rappellent les thèmes et les modes populaires du Souss, leurs style est par contre tout à fait différent ! Leur chant mâle et mystique est tout à fait vigoureux et du même caractère de ceux des aïssawa,. Leur danse est moins raffinée.tend à l'extase par des battements de pieds collectif, les claquements de mains et leur évolution en plusieurs cercles concentriques désordonnés.

L'expression de l'âme berbère passe incontestablement par les chants et la musique qui se transmettent ainsi de génération en génération. La rythmique est la base fondamentale de cette musique.

 

Cette musique régit la rythmique des chansons, les chants et danses berbères sont appréciés pour sa richesse en poésie et en couleurs. Cette musique comme beaucoup de musique arabe est transmise par la tradition orale, mais c'est dans les années 30 qu'elle connait un réel essor.

Si la différence entre musique arabe et musique berbère peut paraître importante c'est probablement en raison de la très forte prépondérance dans certaines grandes villes de la musique arabo-andalouse au détriment des musiques arabes populaires moins connues. Certes les musiques arabe et berbère présentent des caractères propres significatifs ne serait ce que des points de vue instrumental (en effet, les instruments à corde sont peu présents dans l'Atlas et réservés aux musiciens professionnels) et chorégraphique (la musique berbère est fortement ancrée dans la danse).

Cette musique s'accompagne habituellement de danses se pratiquent durant les festivités, au crépuscule autour d'un grand feu de bois. Les hommes et femmes membres de groupes musicaux sont toujours vêtus d'habits traditionnels. L'expression de l'âme berbère passe par les chants et la musique qui se transmettent ainsi de génération en génération. La rythmique est la base fondamentale de cette musique. La danse accompagne toujours les chants. Ainsi, les trois styles de danse et de chants berbères correspondent aux zones linguistiques.

Dans le souss, l'Ahwach est à la fois musique traditionnelle et une danse d'hommes et de femmes des pays Chleuhs du bassin du Souss et les villages berbères du Haut-Atlas et de l'Anti-Atlas régulièrement pratiqué lors des mariages et autres célébrations.

Il s'agit également d'une cérémonie nocturne dans laquelle les femmes forment une ronde autour d'un feu de branches légères. Au centre une douzaine d'hommes forment un cercle plus restreint, tous munis de bendir. Le thème musical s'établit par soubresauts puis succèdent alors les bendirs sur lesquels la ronde des femmes commence à onduler. La danse arrive alors à son paroxysme lorsque la ronde des femmes se divise en deux groupes qui se font face et se donnent la réplique. Il est pratiqué dans le Moyen-Atlas : l' ahidous est une danse d'hommes et de femmes du Moyen Atlas dans laquelle, cette fois, hommes et femmes sont coude à coude. Elle est réglée selon un rythme à la fois souple et rigoureux avec des ondulations. Après cette phase d'introduction, un couple de danseurs se détache, puis virevolte avec grâce. Najat Aâtabou s'est fortement inspirée de l'ahidous dans ses chansons.

Dans le cas des danses Houara (région entre TaroudantInzeggane et Tiznit), les danseurs sont des hommes qui dansent sur un rythme très animé...à un moment donné, l’un d’entre eux se détache du cercle pour exécuter un numéro en solo. Puis une femme du groupe, qui était jusque là spectateur, se précipite au centre lorsque le rythme atteint son haut niveau, elle effectue à son tour une danse semblable à celle effectuée par son cavalier. C’est un tourbillon continu qui nécessite une force physique peu commune pour maintenir le rythme et faire des pas aussi élaborés. 


Dans le sud : la
guedra est une danse connue originaire du Sahara le sud du Royaume. Son cadre musical est composé d'un petit groupe d'hommes dont l'un deux exécute un rythme régulier en frappant sur une poterie. La danse est effectuée par une femme située au milieu du groupe de chanteurs. Elle est à genou, enveloppée dans une étoffe bleue, et exécute de la tête et des mains la rythmique endiablée de la guedra.

Mêlant instruments modernes et traditionnels, plusieurs formations musicales interprètent des chants, inspirés de la tradition ancestrale expriment des sensibilités relatifs par des thèmes d'une génération issue de la première vague des émigrants ruraux.

 

 

 

Quelques musiciens et formations notoires

 

Voir aussi


Notes et références de l'article

  1. Musiques berbères du Maghreb et de Libye, in La Médiathèque