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Najat Aâtabou, la femme émancipée marocaine !

Najat Aâtabou, la femme émancipée marocaine !

Najat Aâtabou (né le 9 mai 1960, à Khémissat dans l'Atlas) est une compositrice et une chanteuse populaire de chaâbi marocain très connue au Maroc. Elle est parfois surnommée "la lionne de l'Atlas" ou encore  la "Cesaria Evora du Maroc". La voix chargée d’émotion de Najat Aatabou est l’une des plus puissantes de la musique populaire marocaine. Sur scène, sa présence et sa voix sont explosives, certains de ses mouvements sont empruntés à la jedba, la transe rituelle nord-africaine. Son comportement dynamique et ses points de vue futuristes vont droit au coeur du public marocain et ont fait d’elle une star. Elle représente la femme arabe moderne quand elle chante  J'en ai marre qui suscite quelques remous auprès des puritains de la morale traditionnelle qui contribue à l'émancipation de la femme marocaine. Najat Aatabou se soucie également de rendre les chansons marocaines accessibles aux amateurs d'autres continents.

 


Elle chante tantôt en arabe tantôt en berbère (zayan). Elle s'inspire du ahidous qu'elle met en valeur, il s'agit d'une musique de danse où le cycle ternaire évolue sur des bases de 4 ou 8 temps. Cette danse mixte originaire des berbères de l'Atlas Central marocain est remarquée par les participants se positionnent en ligne soudée, épaule contre épaule au rythme du tambour.

La chanson est pour elle par essence contestataire, voire un mode d'expression pour dénoncer les injustices et briser les carcans sociaux qui pèsent particulièrement sur les femmes. La question féminine est ainsi devenue son thème de prédilection.
Elle ne craint pas de choquer, proclamant dans l'une de ses chansons :
« Crevez...crevez... vous qui médisez de moi, C'est mon amant..., je l'exhibe, Et je suis musulmane. »


Résolument moderniste, anti-conformiste et volontiers provocatrice, elle est une figure à part dans le paysage de la chanson marocaine actuelle. Elle adopte même un vêtue de cuir noir avec un orchestre quasi rock. Najat Aâtabou dénature à peine l'essence de cette tradition.

Najat Aatabou a signé à ce jour 25 albums et jouit d’une popularité immense au sein des communautés marocaines établies à l’étranger. En 2005, la chanson Calvanize des Chemical Brothers a fait le tour du monde avec plus d’un million de singles vendus. Dans cette chanson, on reconnaît facilement l’impact musical de Just tell me the truth (Hadi Kedba Bayna) de Najat Aatabou.

 


Ses modes musicaux et ses mélopées relèvent du style de la langue crue des cheikhates,  mais elle s'en éloigne par les thèmes modernes qu'elle y traite et l'unité de sens qu'elle donne à ses textes. Elle a cependnat  évolué, ces dernières années.

Avec son mari Hassan Dikouk, elle a changé le style de  musique. et a échangé les instruments traditionnels avec un nouveau son à partir d'instruments tels que la basse, la guitare électrique, le synthétiseur, la percussion, les congas et bien d'autres.

2008, elle enregistre avec Faudel.

Moulay Abdelaziz Tahiri est son parolier favori.
Depuis plusieurs années, la diva du chaâbi draine des dizaines de milliers de spectateurs à chacun de ses concerts, que ce soit au Maroc ou à l’étranger, où elle compte de nombreux fans au sein de la communauté marocaine. Et cela, elle le sait, car elle se déplace très rarement pour un cachet de moins de 100 000 dirhams. La chanteuse est également parfois sollicitée dans le cadre de soirées privées ou de mariages. Chaque année, ses concerts lui rapporteraient en moyenne 1,5 million de dirhams.

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