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Festival Transes Atlantic de Safi

Festival Transes Atlantic de Safi

Le Festival Transes Atlantic de Safi (une ville située sur la côte atlantique marocaine) était un festival de musique se dédiant comme un espace de valorisation des traditions régionale et d'expression des musiques actuelles et de faire connaître la ville de Safi comme destination touristique. Il est créé en 2005 à l’initiative du reggaeman Monsif qui se proclame aujourd'hui comme le précurseur d'un reggae nouveau, empreint de rythmiques roots et de musique gnawie.


La musique de Safi : Al-Aita

A l’origine, Al-Aita est un appel de ralliement, elle est en rapport avec les pleurs et les joies et elle constitue, comme toute poésie digne de ce nom, un écho répertoire des joies et soucis quotidiens qui dessinent en filigrane le destin des êtres humains et à travers eux des peuples et figure la partie intime et toujours vivante de la mémoire comme un cœur qui bat[1].


Les origines de cette musique de la plaine est née sur les territoires des tribus Abda, Doukkala et Chaouia au gré des fêtes et des circonstances. Tentative réussie, elle montre les difficultés de remonter le temps, de reconstituer l’histoire de cet art de la fête depuis l’installation des tribus arabes parmi les tribus amazigh, et la naissance de darija sur le littoral atlantique entre Casablanca et Safi[2].


La musique de Safi s’adressait originellement aux notables et aux dignitaires dont elle exalte la vaillance, le courage et la bravoure...Par beaucoup d’aspects, elle s’apparente à la Hilalienne (une tranche importante des tribus des Béni Hilal)[3].


Elle est un fait social, elle peut être un cri de ralliement, un soupir d’amour ou une complainte. Al Aïta raconte la nostalgie et les aspirations, les plaisirs comme les douleurs, et devient une chanson gazette, un refuge. En plus, il existe à Safi une Aïta spéciale appelée Haçba. Son caractère triste et secret le rend sacré et mystérieux. Les Ayout sont souvent chantées par un groupe d’hommes et de femmes (chikhates) qui exécutent devant le public des danses sensuelles (jeux de ventre, de hanches, ondulations et frémissements du corps, balancement de la chevelure…)[4].


C'est à travers le cheminement de ces chants et danses que l'on découvre une histoire sociale, des héros, des personnages mythiques, une mémoire rurale ancestrale. L’on se rappelle encore de Fatima al Kobbas, de chikha Zahhaf, de Bouchaib al Bidaoui, de Mohamed Da’baji et Fatna Bent Lhoucine ou encore de Hajja Hamdaouia qui continue à intéresser des nostalgiques par sa représentation du vrai Aïta[5].


Étrange destin de cette culture dont celles qui en constituent la cheville ouvrière, les chikhats, sont aimées d’un côté et rejetées de l’autre par une volte-face sociale schizophrénique. Or ce travail leur rend hommage comme étant celles qui ont fait don de leur vie et talents pour la perpétuation de la mémoire d’une culture et poésie dont les auteurs sont des anonymes.



Programmation du festival

Le programme du festival de Safi présente une grande variété de genres musicaux et de la fusion des rythmes musicaux locaux et du monde.


Jazz, Reggae, Pop Rock, la World music, Hamadcha, Aïssaoua, l’Aïta et Gnaoua… autant de styles invités à composer avec les mélodies locales. Les organisateurs de cette manifestation prévoient une fusion de l'art de L'Aïta avec d'autres styles musicaux.


Après une première édition en 2005, quelque 450 000 spectateurs y avaient applaudi des centaines d’artistes venus de tous horizons, ce festival aurait pu devenir un haut lieu musical mais cette initiative qui avait pourtant démarré en force est annulée en 2006.



Notes et références de l'article

 


Lien interne
  • Musique marocaine

 


Liens internet

 


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